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 Pride and Prejudice 2005 : réussite ou gâchis?

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Cats40
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MessageSujet: Re: Pride and Prejudice 2005 : réussite ou gâchis?   Lun 4 Mar 2013 - 15:15

Je viens de visionner le film de 2005, et je n'ai pas aimé DU TOUT ! Twisted Evil Il faut dire que je venais de lire le livre et de visionner la série de la BBC, et que ce brave film n'a pas résisté à la comparaison.

Il faut dire aussi que ce film part avec 2 autres handicaps :
1. ratatiner le livre en 2 heures, ce qui relève de la gageure.
2. se démarquer de ladite série de la BBC, qui est fort réussie.

Le point 1 ci-dessus a bien évidemment conduit les scénaristes à faire des coupes sombres, et à réduire certains personnages à la portion congrue (Mr Collins et Wickham, par exemple). Passe encore...

Pour le reste, énormément de choses m'ont particulièrement déplu :

* vu sa "faible" longueur, le film se devait d'être visuel et démonstratif. Aussi, les scénaristes ont pris le parti de "grossir" les différences de façon à ce qu'elles "sautent aux yeux". Résultat : pour bien marquer les différences de classe sociale entre d'un côté Bingley - Darcy et de l'autre la bonne société de Meryton, les Bennet ont rétrogradé de classe sociale : ils se retrouvent ravalés au rang de fermiers plutôt riches. L'entrée principale de leur maison fleure bon la paille plus ou moins fraiche et le cochon qu'on vient de trainer dans la cuisine pour le tuer. Shocked Ça fait limite bouseux... Idem pour la première scène de bal (celui au cours duquel Bingley et Darcy sont présentés à la bonne société de Meryton) : on a l'impression qu'il se déroule dans une grange ; manque plus que la paille au sol...
En résumé, une différence sociale entre les 2 groupes de personnes trop marquée : on n'est quand même pas dans une histoire où le prince épouse une fille de ferme, faudrait pas exagérer !
Alors que, rappel, les Bennet sont des notables locaux qui vivent suffisamment confortablement pour avoir les services permanents d'une cuisinière (voir la conversation entre Mr Collins et Mrs Bennet lors de leur premier repas ensemble), ce qui était rare à l'époque. Les Lucas, même si monsieur a été anobli, n'ont pas les moyens de se payer un tel service, ce qui fait que Charlotte doit faire la cuisine.
Il n'y a pas de problème d'argent, chez les Bennet, du fait du revenu annuel procuré par le domaine (1000 livres / an) et du fait que c'est Mr Bennet qui tient les cordons de la bourse. Autre écart, en effet : faire dire à Mrs Bennet qu'il ne faut acheter qu'un morceau d'aloyau "parce qu'on ne roule pas sur l'or" est une ineptie Rolling Eyes : elle ne sait pas compter !!! Et ce type de discussion lui importe peu. Tout ce qui l'intéresse, c'est de parler chiffon, de recevoir et d'être reçue, le tout avec un bon repas. Elle se fiche du prix.

* les scénaristes ont voulu "actualiser" le caractère de certains personnages, et notamment celui de Lizzie, pour la rendre plus moderne et plus compréhensible pour des spectateurs du XXIème siècle. Mais tout en la laissant à l'époque du livre ! Ce qui donne au final une fille avec une éducation et un caractère digne du XXIème siècle mais qui vit au XVIIIème. confused En gros, du grand n'importe quoi, et certainement pas un caractère qui lui vaut d'être dite bien élevée pour l'époque : une telle Lizzie ne vaut en effet pas mieux que sa soeur Lydia, en particulier parce qu'elle ne respecte pas les codes sociaux de l'époque. Notamment, lorsqu'on était "seulement" la fille d'un bourgeois "de la campagne", on ne se permettait pas de hausser le ton, voire d'engueuler, une lady ou son neveu qui ont un rang social plus élevé.
Les scénaristes auraient dû clairement choisir leur époque d'accroche et s'y tenir jusqu'au bout : soit rester au XVIIIème siècle, en respectant les moeurs de l'époque (ce qu'a fait la série de la BBC) ; soit tout transposer au XXème siècle, mais ce qui demandait de réécrire l'histoire. Mais certainement pas de faire un mix entre les deux. No Vous l'aurez compris, le personnage de Lizzie est à mon sens raté dans le film. Je ne vois même pas pourquoi KK a été nominée aux Oscars pour ce rôle. No

* le Darcy du film est bien palot et manque cruellement de prestance. Il perd par KO face à Colin Firth, y a pas photo.

* autre inconvenance totale par rapport aux moeurs du XVIIIème siècle : jamais une lady digne de ce nom n'aurait débarqué chez quelqu'un au beau milieu de la nuit, encore plus s'agissant d'une famille qu'elle ne connaît pas. Déjà, c'est d'une inconvenance totale, de réveiller les gens. Ensuite, pour une lady qui se veut un chantre de la bonne éducation, ce serait la honte d'avoir droit à des remarques concernant un tel débarquement nocturne, surtout qu'en plus elle se fait engueuler à l'occasion par une "fille de ferme". Une lady digne de ce nom vient en journée, pour avoir les honneurs et la réception dus à son rang. Pauvre Judie Densch qui s'est fait embarquer là-dedans... No

* à force de raccourcis, il manque un certain nombre d'explications, dont certaines sont pourtant cruciales. Notamment celle concernant l'inimitié totale entre Darcy et Wickham : pourquoi une simple demande en mariage de Miss Darcy a-t-elle pu susciter un tel désamour ? scratch C'est la seule explication donnée dans le film et elle est incompréhensible. Pour avoir l'explication complète, il faut lire le livre !
L'entretien à Pemberley avec la gouvernante concernant le caractère des 2 messieurs manque aussi.

* il y a aussi des incohérences qui peuvent laisser pantois : à Pemberley, justement, Lizzie arrive en voiture avec son oncle et sa tante, et repart à pieds et seule. Cherchez l'erreur... Suspect D'autant que l'oncle et la tante n'ont pas l'air plus émus que cela que Lizzie ait fait je-ne-sais-plus combien de miles à pieds seule dans une campagne qu'elle ne connait pas... Suspect Suspect
Il y a aussi la scène où l'on apprend que Mr Bennet est parti à Londres chercher Lydia et, la scène d'après, il est sans transition à Longbourn, en train de recevoir une lettre de son frère confused et il discute des conditions du mariage de Lydia avec ses filles Suspect Suspect

* il y a aussi les demeures qui ont pâti du scénario : outre la demeure des Bennet, qui finit vraiment par ressembler à une ferme, il convient de noter le relooking de Rosing et de Pemberley qui ne sont pas franchement du meilleur goût :
Par essence, Rosing doit être une demeure "tralalala prout prout" (si vous me pardonnez l'expression Very Happy ), car appartenant à une lady qui veut clairement faire savoir son rang à tous. Cette demeure doit donc avoir un côté orgueilleux et "étalage de richesse". D'ailleurs, Mr Collins est fier de montrer cette demeure si riche à Lizzie, et ne peut pas s'empêcher d'en montrer l'entrée principale. Or, le film se contente de nous montrer un grand bâtiment, de loin, avec ce même Mr Collins qui emmène sa cousine via une pelouse anodine... scratch késako ? elle est où, la demeure grandiose et tape-à-l'oeil ???
Pour Pemberley, c'est l'inverse : dans le livre, on comprend que c'est une demeure imposante et luxueuse, certes, car appartenant à une famille riche, mais qui, justement à l'inverse de Rosing, n'est pas tape-à-l'oeil et dont le premier atout est son environnement naturel plutôt grandiose. Bon, dans le film, certes, l'environnement a l'air joli. Mais la déco intérieure... Shocked affraid No C'est quoi, cette horrible galerie pleine de statues ?? un musée mal ficelé ?? confused Et puis, qu'est ce que c'est que ce "portrait" de Darcy (dixit le livre) qui se transforme en statue grandeur nature ??? affraid affraid J'étais tellement horrifiée que j'ai fermé les yeux une seconde et je n'ai de fait pas vu s'ils avaient osé lui donner la tenue et la pose d'un dieu grec... Evil or Very Mad Bref, lamentable.

* il y a aussi pas mal de scènes qui se déroulent à l'intérieur dans le livre, et en extérieur dans le film, ou inversement, ce qui fait un peu bizarre, d'autant que je ne vois pas vraiment l'intérêt de ces inversions. Parmi les scènes concernées, il y a : l'explication entre Bennet parents et Lizzie après qu'elle ait refusé la demande en mariage de Mr Collins (au passage, je ne vois pas comment Mrs Bennet peut courir après sa fille, car je ne sais même pas si elle sait comment courir ! Very Happy ) ; la première demande en mariage de Darcy ; la remise de la lettre d'explication de Darcy.

Bref, vous l'aurez compris, je n'ai définitivement pas aimé le film. Il fait partie des adaptations ratées malgré un casting de rêve.
Pour moi, Orgueil et préjugés, c'est le livre ou la série de la BBC, l'un n'excluant pas l'autre.

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Esterelle
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MessageSujet: Re: Pride and Prejudice 2005 : réussite ou gâchis?   Lun 4 Mar 2013 - 15:30

Cats40 a écrit:

* les scénaristes ont voulu "actualiser" le caractère de certains personnages, et notamment celui de Lizzie, pour la rendre plus moderne et plus compréhensible pour des spectateurs du XXIème siècle. Mais tout en la laissant à l'époque du livre ! Ce qui donne au final une fille avec une éducation et un caractère digne du XXIème siècle mais qui vit au XVIIIème. confused En gros, du grand n'importe quoi, et certainement pas un caractère qui lui vaut d'être dite bien élevée pour l'époque : une telle Lizzie ne vaut en effet pas mieux que sa soeur Lydia, en particulier parce qu'elle ne respecte pas les codes sociaux de l'époque. Notamment, lorsqu'on était "seulement" la fille d'un bourgeois "de la campagne", on ne se permettait pas de hausser le ton, voire d'engueuler, une lady ou son neveu qui ont un rang social plus élevé.
Les scénaristes auraient dû clairement choisir leur époque d'accroche et s'y tenir jusqu'au bout : soit rester au XVIIIème siècle, en respectant les moeurs de l'époque (ce qu'a fait la série de la BBC) ; soit tout transposer au XXème siècle, mais ce qui demandait de réécrire l'histoire. Mais certainement pas de faire un mix entre les deux. No Vous l'aurez compris, le personnage de Lizzie est à mon sens raté dans le film. Je ne vois même pas pourquoi KK a été nominée aux Oscars pour ce rôle. No
C'est exactement ce que je craignais...Soit on nous immerge dans une époque (celle du livre) avec ses codes sociaux, soit on adapte à une autre époque (je salue au passage The Lizzie Bennet's Diaries), mais le mélange me semble bien bâtard.
Je comprends à moitié qu'on ait voulu moderniser les interactions pour le grand public au cinéma ; c'est vrai, il faut changer de référentiel (chose que j'aime beaucoup dans la série de BBC, ça me semble bien rendu au niveau historique et des moeurs) ce qui n'est pas forcément évident mais après tout la série BBC a eu un grand succès en son temps, pourquoi ne pas refaire un pari du genre ?

Bon, je pense que je vais passer mon tour, ça me ferait mal d'être déçue. Déjà que j'avais loué "Un homme d'exception" étant donné qu'il était couvert d'oscars et parlait d'un mathématicien génial (j'ai fait des études de maths ^^) et que j'avais enragé pendant des jours derrière de m'être faite avoir, je ne vais pas rempiler avec Orgueil et Préjugés.

Je vais donc rester dans mon ignorance crasse
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Miss Bennet
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MessageSujet: Re: Pride and Prejudice 2005 : réussite ou gâchis?   Lun 4 Mar 2013 - 18:10

Cats40, quelle charge ! A dire vrai je partage tes critiques dans l'ensemble. Pour moi et je le dis et redis souvent sur ce forum, l'adaptation de 95 est infiniment plus réussie et très fidèle au roman.

Je ne suis pas si sévère avec les anachronismes ou anomalies qui ne m'avaient pas frappé d'ailleurs Embarassed
Ce qui m'a le plus déplu dans le film c'est l'interprétation des comédiens (principaux : un Darcy inexistant et ce n'est pas la faute du comédien que j'ai trouvé très bien dans d'autres interprétations, les pilliers de la terre notamment, une Lizzy qui minaude constamment et secondaires : Collins, Mr et Ms Bennet bof, bof, bof etc.....)
J'ai quand même apprécié, dans le film de 2005, un point qui est la photo, remarquable.

Ta remarque sur la galerie de statues m'a bien fait rire. Razz Une autre scène qui est too much à mon avis est la scène finale, à l'aube, où les deux héros se retrouvent, comme par miracle ou par télépathie (allez savoir ) dans le champ. On n'est pas loin du roman photo. Mad

Mais rien que pour le plaisir de batailler entre nous, cela vaut le coup, Esterelle de voir le film. Very Happy

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Jess Swann
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MessageSujet: Re: Pride and Prejudice 2005 : réussite ou gâchis?   Lun 4 Mar 2013 - 18:29

Ce que tu dis Cats40 est juste même si je n'ai pas remarqué le quart des points que tu énonces
Je te trouves sévère avec KK moi je la trouve fraiche ^^ mais après c'est vrai qu'elle engueule peut-être trop ^^ Pour la scène avec Lady de Bourgh je n'avais même pas fait attention que c'était sensé se passer la nuit, pour moi je pensais que c'était dans une fin d'après midi pluvieuse ^^
J'aime le Darcy de MMF moi ^^ Il est plus "doux" que celui de CF et semble plus vulnérable aussi ça m'a plu cet axe d'approche ^^
Je suis fan de Tom Hollander en Collins il est juste excellent
Après oui d'accord, le relooking des maisons est too much mais pour le coup Pemberley fait VRAIMENT rêver ^^
Alors oui, la version 95 est plus fidèle au roman mais la version 2005 donne vraiment l'impression que Lizzy est amoureuse ( ce qui n'est pas clair pour moi dans la version 95, ni dans le roman d'ailleurs mdrrr) et j'aime le côté romantique. Alors non 2005 n'est pas la plus fidèle adaptation, je te rejoins dans ce que tu as expliqué mais c'est à mes yeux la plus jolie et pour le coup je la préfère à celle de 95 (dont la Lizzy et la Jane ne me plaisent pas du tout ^^)
Je pense qu'il faut vraiment voir les deux parce que d'une certaine façon elles se complètent ^^
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Fée clochette
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MessageSujet: Re: Pride and Prejudice 2005 : réussite ou gâchis?   Lun 4 Mar 2013 - 19:10

Cats40 là je suis partagée entre le rire, les larmes et la stupeur, mais je crois que le fou rire gagne...

Tu as parfaitement le droit de ne pas aimer ce film... mais tout de même !

Si anachronisme il y a et inventions, il y en a autant dans la version téléfilm que la version film, mais ce ne sont pas les mêmes. Je remarque que pour 2005 tu dis :

Cats40 a écrit:
Résultat : pour bien marquer les différences de classe sociale entre d'un côté Bingley - Darcy et de l'autre la bonne société de Meryton, les Bennet ont rétrogradé de classe sociale : ils se retrouvent ravalés au rang de fermiers plutôt riches. L'entrée principale de leur maison fleure bon la paille plus ou moins fraiche et le cochon qu'on vient de trainer dans la cuisine pour le tuer. Shocked Ça fait limite bouseux... Idem pour la première scène de bal (celui au cours duquel Bingley et Darcy sont présentés à la bonne société de Meryton) : on a l'impression qu'il se déroule dans une grange ; manque plus que la paille au sol...

évidemment qu'il fallait que le public comprenne... parce que toute la jeunesse actuelle n'a pas toujours lu Jane Austen.

Mais (et ce n'est que mon avis) Joe Wright n'a pas tellement exagéré ! d'ailleurs encore maintenant, il y a une énorme différence entre la petite aristocratie et la grande...

Pour Joe Wright, les Bennet vivent dans une énorme et noble bâtisse transmise de père en fils depuis des générations et avec la ferme attenante. OUI ! il fallait bien vivre, donc avoir tout sur place, et les gens qui vivaient dans cette grande et belle demeure n'étaient pas pris pour des bouseux, même si le Maître de Maison mettait souvent la main à la pâte. C'est d'ailleurs une des caractéristiques de l'Angleterre, les gentlemen farmer, parce que les autres n'étaient que métayer sur les terres d'un grand propriétaire.... comme Darcy.

Mais Darcy tout grand propriétaire, qu'il est, est aussi un bouseux.... il vit aussi grâce à son domaine lol! même s'il habite une vaste et luxueuse demeure : Pemberley. Pour vivre, il faut que ses terres soient cultivées correctement, donc connaître son "métier" et pour recevoir des dividendes conséquents savoir gérer, c'est là que se situe la différence.

Joe Wright, met l'accent sur d'un côté une noblesse très ancienne...... les Bennet.... qui vivent plus modestement mais fièrement sur leur terre, et une aristocratie plus récente..... les Darcy qui ont su gérer et devenir de plus en plus riche et s'imposer dans la haute société, et un jeune homme issu de la bourgeoisie commerçante Bingley le meilleur ami de Darcy qui rêve d'acquérir un bien pour devenir Gentleman. Je trouve que le film le démontre avec brio.

Ce film fait la part belle aux tableaux, c'est ce que tu trouve gênant. Mais je n'ai pas toujours aimé ce film. La première fois j'ai même été carrément déstabilisée.

Ou était Colin Firth.... sombre, hautain, totalement angoissé en se déclarant, et hésitant lorsqu'il est surpris dans son jardin "tout aussi beau, mais en tenue moins formelle" comme dit Mme Gardiner lol!

A la place, nous avons un Matthew Macfadyen, rigide, sensible, bégayant et plus sentimental. J'aime beaucoup aussi.

Bien ..... Keyra t'irrite, pas moi, elle a le mérite d'avoir l'âge du rôle

Jenifer est une exceptionnelle actrice, et je l'aime dans ses mimiques fines, ses postures, mais parfois c'est tout aussi ridicule.... la scène où elle joue avec le chien dans le château.... rendeer rendeer Rolling Eyes

Alors, il y a prendre et laisser des deux côtés. et comme je l'ai déjà dit très souvent, j'aime les deux, les défauts ne me gênent plus, et j'aime regarder l'un puis l'autre


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MessageSujet: Re: Pride and Prejudice 2005 : réussite ou gâchis?   Lun 4 Mar 2013 - 19:40

Je vais déplacer les messages qui précédent dans le topic du film car c'est là-bas que nous avons déjà eu toute cette discussion. Arrow En plus, je ne vois pas de comparaison avec la série dans ton post, Cats40.

Et quand j'aurai plus de temps, je reviendrai pour argumenter, lol!

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MessageSujet: Re: Pride and Prejudice 2005 : réussite ou gâchis?   Lun 4 Mar 2013 - 23:26

Cat40 a écrit:
Les scénaristes auraient dû clairement choisir leur époque d'accroche et s'y tenir jusqu'au bout : soit rester au XVIIIème siècle, en respectant les moeurs de l'époque (ce qu'a fait la série de la BBC)

Mais Joe Wright a choisi.... de privilégier l'atmosphère.

Il n'a jamais eu l'intention de faire un documentaire sur la vie des familles, le téléfilm était déjà là.

Il fait mieux que ça, il oppose une actrice à laquelle il impose de paraître "garçon manqué" afin de séduire un jeune homme corseté et figé dans ses principes. Il faut bien ça pour faire comprendre au public qu'il va peut-être se passer quelque chose entre eux, et un film c'est court, il faut que les images parlent instantanément.

Cela peut choquer, mais le réalisateur projette certainement "son" portrait mental de Jane Austen, si pétrie de sens critique et d'humour ironique. Je ne suis pas certaine que la société était si guindée et à cheval sur les convenances dans les familles Austen et Leigh, car en cette fin du 18e et tout le tout début 19e la société est assez débridé - les robes en témoignent, elles deviennent presque transparentes ! c'est bien plus tard, avec l'avènement de Victoria mariée à Albert que les moeurs deviendront guindées, bourgeoises, .

Je pense donc malgré toi, que les moeurs de l'époque sont respectées. D'ailleurs, les filles ne recevaient qu'une éducation sommaire, et Lizzie à l'exemple de Jane Austen est éduquée après ses années couvent, par son père, un Pasteur assez opportuniste et elle a les même lectures et apprend à raisonner comme ses frères, ce qui donne, un ton très libre à la demoiselle.... (voir la biographie de Claire Tomalin) et c'est une chance pour elle.... d'ailleurs si elle refuse le mariage, c'est que sans doute, elle ne désire pas trop devenir une mère de famille nombreuse, toujours grosse, toujours accouchante comme ses belles-soeurs et souvent morte au bout du 10 e et dernier enfant, ce qui ne gène pas le mari puisqu'ils se remarient et recommence avec la deuxième. lol! mais revenons à nos moutons Wink

Pour ma part, je sens mieux dans le film le préjugé d'Elisabeth envers Fitzwilliam Darcy, sont comportement hautain la blesse, pendant que lui tente de résister par orgueil à son amour.

Cette trame en apparence simpliste, de malentendus, va entraîner Elizabeth et Darcy l’un vers l’autre. La force de ce film, c'est l'interprétation (malgré tes réticences) de Keyra K..... plus elle est vive, plus MMF est hésitant, falot, terne, timide peu sur de lui mouillé jusqu'au os et balbutiant Twisted Evil ... il faut bien ça pour qu'il soit ligoté dans les rets de la passion et de l'amour pour proposer enfin le mariage ! Avec Joe W. lol! ce n'est plus Darcy le séducteur, mais Lizzie qui séduit en dépit de son verbe vif, ses manières trop libres, moi je trouve cela possible, au 18e siècle, ce sera simplement impossible sous Victoria dans la deuxième partie du 19e.

Contrairement au téléfilm, qui raconte de manière studieuse le livre (quoique avec beaucoup d'ajout et de manque) Joe Wright ne raconte pas, il crée une ambiance... Bennet, ..... une ambiance Darcy/Bingley,....... une ambiance Lady Catherine/Collins et Colonel Fitzwilliam. Le tout entouré de nature luxuriante et de belle musique avec des chants d'oiseau. C'est magnifique de bout en bout.
Mon image préférée, c'est chez Lady Catherine, l'on voit côte à côte : Darcy - colonel Fitzwilliam - Pasteur Collins... et par rang de taille et comme un flash, se dégage l'image de la Hight class, la middle class et la low class.... c'est tout à fait jouissif de voir ça. L' immuabilité du rang, l'ordre établi et au-dessus Lady Catherine qui orchestre.



Le téléfilm de 1995 est bien plus long. Donc, nous avons toujours l'impression qu'il est plus complet................ pas sur ! affraid lol!

Nous sommes plongés dans la lenteur de la vie de cette époque, où les gens qui avaient les moyens se faisaient servir, et ainsi pouvaient passer leur temps très agréablement en lisant, se réunissant, chassant, papotant, se recevant. Pour chaque moment de la journée il y a une occupation, un rituel. J'aime voir les rituels et toutes les petites histoires qui en découlent.

Contrairement au film de 2005, l'accent si Jenifer Hele notre Lizzy est inoubliable et constamment présente aussi, nous nous apercevons mieux des liens familiaux, amicaux et des rapports avec les parents.... nous les voyons, alors que dans le film nous les ressentons c'est là que siège la différence.

Ensuite, Darcy, Colin Firth............ par le choix du metteur en scène et par son physique de brun bouclé au yeux de braise impose plus, pourtant, il n'apparaît pas plus lol!
Il ne parle pas plus. MAIS sa séduction tient en grande partie parce qu'il a reçut l'ordre de représenter l'orgueil, un orgueil similaire à celui de sa caste, et à Lady Catherine, au départ.

Ensuite, cet orgueil, parce que Lyzzie le renvoie dans les filets le fait réfléchir, tout autant que le Darcy du film, mais différemment puisque le personnage est interprété autrement. Normal n'est-ce pas.

J'aime beaucoup ce retour de Darcy sur lui même, j'aime énormément cette Lizzie toute en finesse, féminine, déterminée avec une douce fermeté lol! je ne sais pas si elle est plus proche de ce que Jane Austen aurait voulu, mais elle est parfaite aussi.

Les seconds rôles dans les deux cas sont extraordinaires, les pasteurs qu'ils soient dégoulinant et odieux (Bamber), ou feutré et lisse comme une anguille avec une petite fleur rendeer résume bien l'idée de ce que certains étaient.

Quand à Lady Catherine dans les deux cas elle représente avec succés la morgue des grands.... elle a le verbe haut dans les deux cas, elle débarque comme elle l'entend partout (droit de noblesse) elle est celle qui rend la justice sur ses terres, elles est toute puissante..... le film et le téléfilm rendent parfaitement cela.

Reste les Bennet, j'avoue que je les aime tous scratch scratch scratch je sais, je suis peut-être de bonne composition... mais que voulez-vous faut accepter lol! petit bémol à cette adaptation, la scène du chien et la promenade finale avec Darcy de dos, une canne trop courte qui claudique sur le chemin..... ah la la, je ris toujours ici, sinon ils sont parfaits en amoureux transis. Comme la scène de la rencontre finale pour le film.... j'en suis chaque fois remueé. sunny

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Esterelle
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MessageSujet: Re: Pride and Prejudice 2005 : réussite ou gâchis?   Mar 5 Mar 2013 - 11:28

Fée clochette a écrit:

Cela peut choquer, mais le réalisateur projette certainement "son" portrait mental de Jane Austen, si pétrie de sens critique et d'humour ironique. Je ne suis pas certaine que la société était si guindée et à cheval sur les convenances dans les familles Austen et Leigh, car en cette fin du 18e et tout le tout début 19e la société est assez débridé - les robes en témoignent, elles deviennent presque transparentes ! c'est bien plus tard, avec l'avènement de Victoria mariée à Albert que les moeurs deviendront guindées, bourgeoises, .
Je lis le script du film, à défaut de le voir, et je suis perturbée par le fait que Lizzie est insolente envers sa mère (et pas qu'un peu) : "Though she might well perish with the shame of having such a mother." (Suivi d'ailleurs d'un "Mr Bennet laughs", et donc cautionne implicitement ce comportement)

Que Lizzie ait honte de sa mère, qu'elle lance parfois des regards narquois, je veux bien. Mais qu'elle la gifle comme ça, vraiment, ça ne correspond pas à l'idée que je me fais. Même si j'avoue lire le livre en parallèle actuellement, donc je viendrai confirmer ou infirmer par la suite ; en tout cas c'est très différent de la mini-série, là-dessus je peux le dire silent
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Jess Swann
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MessageSujet: Re: Pride and Prejudice 2005 : réussite ou gâchis?   Mar 5 Mar 2013 - 11:42

Esterelle a écrit:


Je lis le script du film, à défaut de le voir, et je suis perturbée par le fait que Lizzie est insolente envers sa mère (et pas qu'un peu) : "Though she might well perish with the shame of having such a mother."
Que Lizzie ait honte de sa mère, qu'elle lance parfois des regards narquois, je veux bien. Mais qu'elle la gifle comme ça, vraiment, ça ne correspond pas à l'idée que je me fais. Même si j'avoue lire le livre en parallèle actuellement, donc je viendrai confirmer ou infirmer par la suite ; en tout cas c'est très différent de la mini-série, là-dessus je peux le dire silent

j'ai vu le film et je ne trouve pas que Lizzy est impertinente ou mal élevée par rapport à sa mère. Elle a honte oui et c'est visible à certains moments mais elle essaie plus de l'aider que de l'entasser. En celà je préfère la version 2005 mais j'ai un gros problème avec JE . Ce que j'aime sur 2005 c'est que l'ensemble me semble plus "vivant" que 95. Et Lizzy semble plus naturelle ( la scène de 95 où elle joue avec le chien est ridicule... enfin à mon avis )
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Esterelle
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MessageSujet: Re: Pride and Prejudice 2005 : réussite ou gâchis?   Mar 5 Mar 2013 - 12:09

Jess Swann a écrit:
Esterelle a écrit:


Je lis le script du film, à défaut de le voir, et je suis perturbée par le fait que Lizzie est insolente envers sa mère (et pas qu'un peu) : "Though she might well perish with the shame of having such a mother."
Que Lizzie ait honte de sa mère, qu'elle lance parfois des regards narquois, je veux bien. Mais qu'elle la gifle comme ça, vraiment, ça ne correspond pas à l'idée que je me fais. Même si j'avoue lire le livre en parallèle actuellement, donc je viendrai confirmer ou infirmer par la suite ; en tout cas c'est très différent de la mini-série, là-dessus je peux le dire silent

j'ai vu le film et je ne trouve pas que Lizzy est impertinente ou mal élevée par rapport à sa mère. Elle a honte oui et c'est visible à certains moments mais elle essaie plus de l'aider que de l'entasser.
Sans doute que le script à sec fait ressortir les choses autrement, mais je trouve que dire à Mrs Bennet que Jane pourrait mourir de honte d'avoir une telle mère est bel et bien insolent.

Enfin, je ne doute pas que ça puisse passer dans le film, et c'est une réplique censée montrer l'humour et l'impertinence de Lizzie, mais je ne suis pas convaincue de son bienfondé.
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MessageSujet: Re: Pride and Prejudice 2005 : réussite ou gâchis?   Mar 5 Mar 2013 - 12:26

lol! Esterelle ! qui ne s'est pas disputé une fois violemment avec sa mère, avec le père qui n'intervenait pas et s'en amusait tout en soutenant son enfant. Qui ?

Cela arrive souvent et même à cette époque. Je pense qu'il faut arrêter de penser que Jane en écrivant son livre faisait de Lizzie quelqu'un de juste piquant, bienveillant et malicieuse. Pourquoi ? parce que une dispute entraîne toujours des paroles malheureuses et à écrire dans un roman, ce n'est pas très esthétique, par contre en image, cela parle plus, surtout de nos jours. C'est montrer ainsi qu'à n'importe qu'elle époque, les rivalités mère-fille pouvaient être empreinte de violence et de non politiquement correct. Depuis, notre société à changée, mais pour les disputes pas vraiment lol!

Esterelle, imagine avoir une mère comme Mrs Bennet je serai devenue chèvre si mon père ne m'avait pas un peu/beaucoup soutenue.

Ceci dit, Jane Austen s'est beaucoup disputée avec sa mère....



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Esterelle
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MessageSujet: Re: Pride and Prejudice 2005 : réussite ou gâchis?   Mar 5 Mar 2013 - 14:29

Pour ma part je n'ai jamais eu ce genre de dispute avec ma mère, et c'est peut-être que j'ai trop projeté de moi dans le personnage donc. Surprised

Enfin, je n'aime pas cette Lizzie, trop abrupte, je préfère celle incarnée par Jennifer Ehle qui me semble plus pratiquer le discours entre les lignes.

Par exemple, je n'apprécie pas non plus la réplique "Because the estate is entailed to him and not to us poor females." pour expliquer pourquoi Mr Collins pourrait les mettre à la porte.
Je veux bien que ça soit plus vivant, mais pour ma part j'ai besoin de rêver devant des personnages peut-être pas parfaits mais sans une ombre de vulgarité. Mon âme romanesque sans doute

J'ajouterai d'ailleurs que dans le livre Lizzie ne me semble pas être une telle féministe tendance chienne de garde, et dans la traduction que j'ai il est écrit :
Citation :
Jane et Elizabeth s’efforcèrent, mais en vain, de faire comprendre à leur mère ce qu’était un « entail »[3]. Elles l’avaient déjà tenté plusieurs fois ; mais c’était un sujet sur lequel Mrs. Bennet se refusait à entendre raison, et elle n’en continua pas moins à protester amèrement contre la cruauté qu’il y avait à déshériter une famille de cinq filles en faveur d’un homme dont personne ne se souciait.

Je reviens également sur la possibilité de dispute entre Lizzie et sa mère. Il me semble que Lizzie évite au contraire le conflit avec elle, et je l'imagine mal être vindicative. Il n'y a qu'à voir comment elle endure sans mot dire les assauts de sa mère pour qu'elle épouse Mr Collins.

Citation :
Et justement la voici, poursuivit Mrs. Bennet, aussi tranquille, aussi indifférente que s’il s’agissait du shah de Perse ! Tout lui est égal, pourvu qu’elle puisse faire ses volontés. Mais, prenez garde, miss Lizzy, si vous vous entêtez à repousser toutes les demandes qui vous sont adressées, vous finirez par rester vieille fille et je ne sais pas qui vous fera vivre lorsque votre père ne sera plus là. Ce n’est pas moi qui le pourrai, je vous en avertis. Je vous ai dit tout à l’heure, dans la bibliothèque, que je ne vous parlerais plus ; vous verrez si je ne tiens point parole. Je n’ai aucun plaisir à causer avec une fille si peu soumise. Non que j’en aie beaucoup à causer avec personne ; les gens qui souffrent de malaises nerveux comme moi n’ont jamais grand goût pour la conversation. Personne ne sait ce que j’endure ! Mais c’est toujours la même chose, on ne plaint jamais ceux qui ne se plaignent pas eux-mêmes.

Ses filles écoutaient en silence cette litanie, sachant que tout effort pour raisonner leur mère ou pour la calmer ne ferait que l’irriter davantage.
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Jess Swann
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MessageSujet: Re: Pride and Prejudice 2005 : réussite ou gâchis?   Mar 5 Mar 2013 - 15:58

Bah ce n'est pas la plus fidèle des adaptations on est tous d'accord là dessus, cependant, je trouve un peu dommage de comparer la série de 95 que tu as vue au script de 2005 scratch
Je veux dire un script reste un script, tu ne peux pas comparer à mon sens deux films si pour l'un des deux tu n'as vu que le script study Dans un film il y a aussi le jeu des acteurs, la mise en scène, les décors... Tu ne peux pas comparer l'incarnation de JE avec ce que tu as lu de ce qu'est le rôle de KK ! Le script est une chose mais dans un film le jeu d'acteur reste quand même primordial. Des tas de projets sont bien sur le papier et s'avèrent être une cata à l'écran et inversement. Pour le coup je te trouve un peu sévère de comparer la version 95 avec celle de 2005 en te basant uniquement sur la traduction du script. Je pense que si tu veux vraiment te faire un avis définitif, il faut voir le film, le condamner (ou l'adorer) sur la base du scénario n'est pas forcément très objectif : il te manque un tas d'éléments ^^
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MessageSujet: Re: Pride and Prejudice 2005 : réussite ou gâchis?   Mar 5 Mar 2013 - 16:05

cat47 a écrit:
Je vais déplacer les messages qui précédent dans le topic du film car c'est là-bas que nous avons déjà eu toute cette discussion. Arrow En plus, je ne vois pas de comparaison avec la série dans ton post, Cats40.

Oups, me suis trompée de topic Embarassed Merci cat47 !

Sinon, je savais très bien que mon post virulent susciterait des réactions. lol! Je connais d'ailleurs des personnes qui adorent le film et avec qui la discussion va s'avérer rude...
Après tout, tous les gouts sont dans la nature.

Fée clochette a écrit:

Pour Joe Wright, les Bennet vivent dans une énorme et noble bâtisse transmise de père en fils depuis des générations et avec la ferme attenante. OUI ! il fallait bien vivre, donc avoir tout sur place, et les gens qui vivaient dans cette grande et belle demeure n'étaient pas pris pour des bouseux, même si le Maître de Maison mettait souvent la main à la pâte. C'est d'ailleurs une des caractéristiques de l'Angleterre, les gentlemen farmer, parce que les autres n'étaient que métayer sur les terres d'un grand propriétaire.... comme Darcy.

Mais Darcy tout grand propriétaire, qu'il est, est aussi un bouseux.... il vit aussi grâce à son domaine lol! même s'il habite une vaste et luxueuse demeure : Pemberley. Pour vivre, il faut que ses terres soient cultivées correctement, donc connaître son "métier" et pour recevoir des dividendes conséquents savoir gérer, c'est là que se situe la différence.

Il est bien évident que toute grande demeure avait besoin d'une ferme pour vivre. Mais lorsque la famille a les moyens, ce qui est le cas des Bennet et des Darcy, c'est un métayer qui se charge de faire tourner ladite ferme. Et on ne fait pas rentrer les invités de marque par l'entrée de la ferme. Or, dans le film de 2005, la seule entrée que l'on voit pour la demeure des Bennet, c'est l'entrée de la ferme, ce qui ne colle pas du tout avec le statut social que leur donne le livre. Sur ce point là, la série de la BBC est nettement plus respectueuse du livre.
Que Joe Wright veuille afficher nettement la différence de statut social, pas de problème. Mais il le fait de façon beaucoup trop grossière.


Fée clochette a écrit:
Cat40 a écrit:
Les scénaristes auraient dû clairement choisir leur époque d'accroche et s'y tenir jusqu'au bout : soit rester au XVIIIème siècle, en respectant les moeurs de l'époque (ce qu'a fait la série de la BBC)

Mais Joe Wright a choisi.... de privilégier l'atmosphère.

Il n'a jamais eu l'intention de faire un documentaire sur la vie des familles, le téléfilm était déjà là.

Il fait mieux que ça, il oppose une actrice à laquelle il impose de paraître "garçon manqué" afin de séduire un jeune homme corseté et figé dans ses principes. Il faut bien ça pour faire comprendre au public qu'il va peut-être se passer quelque chose entre eux, et un film c'est court, il faut que les images parlent instantanément.

Cela peut choquer, mais le réalisateur projette certainement "son" portrait mental de Jane Austen, si pétrie de sens critique et d'humour ironique. Je ne suis pas certaine que la société était si guindée et à cheval sur les convenances dans les familles Austen et Leigh, car en cette fin du 18e et tout le tout début 19e la société est assez débridé - les robes en témoignent, elles deviennent presque transparentes ! c'est bien plus tard, avec l'avènement de Victoria mariée à Albert que les moeurs deviendront guindées, bourgeoises, .

Je pense donc malgré toi, que les moeurs de l'époque sont respectées. D'ailleurs, les filles ne recevaient qu'une éducation sommaire, et Lizzie à l'exemple de Jane Austen est éduquée après ses années couvent, par son père, un Pasteur assez opportuniste et elle a les même lectures et apprend à raisonner comme ses frères, ce qui donne, un ton très libre à la demoiselle.... (voir la biographie de Claire Tomalin) et c'est une chance pour elle.... d'ailleurs si elle refuse le mariage, c'est que sans doute, elle ne désire pas trop devenir une mère de famille nombreuse, toujours grosse, toujours accouchante comme ses belles-soeurs et souvent morte au bout du 10 e et dernier enfant, ce qui ne gène pas le mari puisqu'ils se remarient et recommence avec la deuxième. lol! mais revenons à nos moutons Wink

Sur ce point, je pense que nous n'arriverons pas à nous mettre d'accord... Pour moi, Joe Wright n'a pas cherché à respecter l'atmosphère du XVIIIème siècle : il a parachuté au XVIIIème siècle une jeune femme du XXIème siècle, en se disant que ça passera. C'est limite de prendre les spectateurs pour des benêts / incultes ou tout ce qu'on veut. Certes, pour quelqu'un qui n'y connait rien, ça passe. Pour quelqu'un qui connait le livre ou a minima le XVIIIème siècle, c'est totalement aberrant : si l'un(e) d'entre nous était parachuté(e) au XVIIIème siècle, il(elle) serait complètement inadapté(e) socialement : on n'a pas eu la bonne éducation ; on ne connait pas les codes sociaux ; la plupart d'entre nous ne sait en plus pas monter à cheval, coudre, se battre à l'épée ou manier un soc de charrue Idem si quelqu'un du XVIIIème siècle débarquait à notre époque, en pire je pense : nous au moins on a entendu parler de cheval ou d'épée ; mais eux, ils vont peiner devant l'électroménager ou la micro-informatique....
Jane Austen a beau eu être en avance sur les mentalités de son époque, elle ne se serait jamais permis d'outrepasser les codes sociaux de ladite époque. La Lizzie de 2005 passe outre du fait de son côté XXIème siècle.
C'est en cela que je reproche le côté modernisation non assumée du film : les scénaristes ne sont, à mon avis, pas allés jusqu'au bout de leur démarche. Et c'est pour cela que, rien que pour l'ambiance, la BBC est nettement mieux car elle assume pleinement le côté XVIIIème siècle.

Esterelle a écrit:


Je lis le script du film, à défaut de le voir, et je suis perturbée par le fait que Lizzie est insolente envers sa mère (et pas qu'un peu) : "Though she might well perish with the shame of having such a mother."
Que Lizzie ait honte de sa mère, qu'elle lance parfois des regards narquois, je veux bien. Mais qu'elle la gifle comme ça, vraiment, ça ne correspond pas à l'idée que je me fais. Même si j'avoue lire le livre en parallèle actuellement, donc je viendrai confirmer ou infirmer par la suite ; en tout cas c'est très différent de la mini-série, là-dessus je peux le dire silent

Jess Swann a écrit:
j'ai vu le film et je ne trouve pas que Lizzy est impertinente ou mal élevée par rapport à sa mère. Elle a honte oui et c'est visible à certains moments mais elle essaie plus de l'aider que de l'entasser. En celà je préfère la version 2005 mais j'ai un gros problème avec JE . Ce que j'aime sur 2005 c'est que l'ensemble me semble plus "vivant" que 95. Et Lizzy semble plus naturelle ( la scène de 95 où elle joue avec le chien est ridicule... enfin à mon avis )

Fée clochette a écrit:
qui ne s'est pas disputé une fois violemment avec sa mère, avec le père qui n'intervenait pas et s'en amusait tout en soutenant son enfant. Qui ?

Cela arrive souvent et même à cette époque. Je pense qu'il faut arrêter de penser que Jane en écrivant son livre faisait de Lizzie quelqu'un de juste piquant, bienveillant et malicieuse. Pourquoi ? parce que une dispute entraîne toujours des paroles malheureuses et à écrire dans un roman, ce n'est pas très esthétique, par contre en image, cela parle plus, surtout de nos jours. C'est montrer ainsi qu'à n'importe qu'elle époque, les rivalités mère-fille pouvaient être empreinte de violence et de non politiquement correct. Depuis, notre société à changée, mais pour les disputes pas vraiment lol!

Dans le film, Lizzie est très effrontée, surtout pour une fille de bonne famille de l'époque.
Tout le monde a eu des disputes avec ses parents, surtout à l'adolescence.
Mais, d'une part, Lizzie a 21 ans. Elle a passé le cap de l'adolescence.
D'autre part, l'histoire se déroule dans la bonne société anglaise du XVIIIème siècle, dont nous les Frenchies n'avons cessé de railler le rigorisme et le côté coincé mais qui en plus, à l'époque, veut se montrer exemplaire et garante des traditions face à une France qui vient de décapiter son roi, qui sort des guerres intestines Robespierre-Danton et qui est en train de tomber sous la coupe d'un roturier corse à l'ego à peine surdimensionné Bref, une bande de paillards sans éducation. Aussi, et même si Victoria n'est pas encore sur le trône en train d'imposer sa morale de fer, je ne pense pas que l'Angleterre autorise ses jeunes filles à tenter de s'émanciper et à outrepasser les codes sociaux.... Certes, je peux me tromper.
L'argumentaire ci-dessus explique pourquoi je préfère Jennifer Ehle dans le rôle.

jAu fait, concernant l'âge des 2 actrices qui jouent Lizzie au moment de leurs tournages respectifs :
* Jennifer Ehle avait 26 ans
* Keira Knigthley avait 20 ans
L'une comme l'autre avait donc à peu près l'âge du personnage.

Concernant l'interprétation de Darcy :
* Colin Firth montre un personnage orgueilleux, avec de la prestance, hautain, et qu'on voit de loin
* Matthew Macfadyen donne une interprétation plus en retrait. Un peu trop en retrait à mon goût, le caractère hautain disparaissant quasi totalement.
Or, Darcy est l'héritier d'une famille qui est visiblement noble et riche depuis un certain nombre de générations, et dont les rejetons ont dû être éduqués de façon à se croire "les maîtres du monde" (voir l'attitude de la tante lady de Bourgh). Aussi, ne serait-ce qu'à ses premières apparitions, et notamment au bal à Meryton, on doit voir ce côté hautain. Or MM disparait dans la foule, à ce bal. C'est pour cette raison que je donne ma préférence à Colin Firth qui me paraît avoir mieux cerné et rendu cette facette (certes désagréable) du personnage.
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Esterelle
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MessageSujet: Re: Pride and Prejudice 2005 : réussite ou gâchis?   Mar 5 Mar 2013 - 16:13

Jess Swann a écrit:

Je veux dire un script reste un script, tu ne peux pas comparer à mon sens deux films si pour l'un des deux tu n'as vu que le script study Dans un film il y a aussi le jeu des acteurs, la mise en scène, les décors... Tu ne peux pas comparer l'incarnation de JE avec ce que tu as lu de ce qu'est le rôle de KK ! Le script est une chose mais dans un film le jeu d'acteur reste quand même primordial. Des tas de projets sont bien sur le papier et s'avèrent être une cata à l'écran et inversement. Pour le coup je te trouve un peu sévère de comparer la version 95 avec celle de 2005 en te basant uniquement sur la traduction du script. Je pense que si tu veux vraiment te faire un avis définitif, il faut voir le film, le condamner (ou l'adorer) sur la base du scénario n'est pas forcément très objectif : il te manque un tas d'éléments ^^
Tu n'as pas tort, et c'est terrible : il faudrait que je regarde le film en y allant à reculons...Au moins j'ai la certitude qu'en m'attendant au pire (enfin, toutes proportions gardées) je ne peux qu'être agréablement surprise.

Mais il est certain que comparer sans connaître réellement n'est pas très fondé Embarassed
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Fée clochette
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MessageSujet: Re: Pride and Prejudice 2005 : réussite ou gâchis?   Mar 5 Mar 2013 - 17:38

Comparer juste le script, avec une série que l'on a vu, ce n'est pas la bonne démarche Esterelle.

Regarder le film, c'est se laisser emmener d'un bout à l'autre par la poésie des images de Joe W. et de la musique.

Regarder le téléfilm, c'est se plonger dans un univers très précis. Le téléfilm captive par la vie de ses personnages, le film par l'oeil de peintre du réalisateur.

Je ne peux plus regarder l'un sans l'autre, sinon je me sens un peu bancale.

Et vivre au 18e et même 19e ce n'était pas différent des années 1940 à la campagne Wink lol!
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Jess Swann
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MessageSujet: Re: Pride and Prejudice 2005 : réussite ou gâchis?   Mar 5 Mar 2013 - 18:06

Esterelle a écrit:

Tu n'as pas tort, et c'est terrible : il faudrait que je regarde le film en y allant à reculons...Au moins j'ai la certitude qu'en m'attendant au pire (enfin, toutes proportions gardées) je ne peux qu'être agréablement surprise.

Mais il est certain que comparer sans connaître réellement n'est pas très fondé Embarassed

Lol regarde le film et revient critiquer ^^ La mise en scène est quand même une réussite et franchement on est transporté dans l'histoire ( en tout cas moi) les deux versions sont différentes, je préfère 95 pour certains aspects mais la 2005 reste la plus charmante à mes yeux
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MessageSujet: Re: Pride and Prejudice 2005 : réussite ou gâchis?   Mar 5 Mar 2013 - 18:18

En ce qui concerne le script, je rejoins les autres membres de l'Auberge : il faut voir le film pour juger. Personnellement, je sais que j'ai beaucoup de mal à lire des pièces de théâtre, car je me méprends souvent sur des répliques, qui prennent un tout autre sens une fois mises en scènes et jouées. L'interprétation joue pour beaucoup dans ce type de lecture !

Je pense que si Joe Wright a été amené à forcer certains traits, c'est pour faire comprendre au téléspectateur combien certains comportements anecdotiques pouvaient être choquants à l'époque. J'ai en mémoire une conversation lue à l'Auberge quant à l'arrivée en pleine nuit de Lady Catherine : le public actuel est réellement choqué par sa démarche. Or, je n'ai pas eu ce choc à ma lecture, alors qu'apparemment sa conduite n'était pas des plus polies à l'époque. Je ne pense pas que cette mise en perspective nuise réellement au film, tant que cela se fait aux bons moments et pas de façon redondantes (ou alors, c'était peut-être pour l'adaptation de Northanger Abbey, lorsque Catherine Morland doit quitter la maison des Tilney la nuit même, mais l'esprit reste le même).

Il faudrait que je relise le livre et que je revois le film, pour être plus sûre de mes propos et pour avoir un avis plus réaliste quant au caractère de Lizzie, cependant, je crois que dans cette même optique, Joe Wright a réussi à dresser son portrait de façon assez convaincante et qui a permis au public actuel de comprendre en quoi ses réparties pouvaient être vives, piquantes et nouvelles pour l'époque. À mon sens, Elizabeth Bennet est une jeune fille qui sait, mieux que sa mère et que ses soeurs, quel comportement nous pouvons avoir ou non en société, mais qui pour autant est loin d'être la jeune fille idéale ou l'héroïne calme et obéissante qui étaient alors mises en avant à l'époque (à l'instar de Fanny Price). Elizabeth Bennet est vive, intelligente, pertinente, mais aussi mauvais juge, aveugle, impertinente et injuste. Elle aime piquer certaines personnes avec des mots (ah, qu'elle aime rire de Darcy lors de ce petit tour de pièce chez Bingley, pendant que sa soeur malade se repose) tout en restant dans les limites de la bienséance. J'ai eu l'impression de retrouver tout cela dans le film, sans que les légères mises au point actuelles permettant au téléspectateur de comprendre l'envergure de tel ou tel comportement soit trop poussif, et sans avoir eu l'impression d'avoir été prise pour une imbécile.

Cela dit, j'ai vu le film il y a quelques années maintenant, alors mes souvenirs sont assez vagues. J'en ai gardé un très bon souvenir, aimé l'atmosphère (Fée Clochette ) et les acteurs.

(d'ailleurs, Fée Clochette, ce n'était pas toi qui défendait la scène du cochon ? Je ne me rappelle plus où est-ce que j'avais lu toutes ces discussions sur l'apparition du cochon, mais la personne défendant cette scène m'avait convaincue ! )

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MessageSujet: Re: Pride and Prejudice 2005 : réussite ou gâchis?   Mar 5 Mar 2013 - 18:32

Panda lol! la scène du cochon.... lol! en plus Joe W. aime les cochons, il y a le même dans Atonement lol!
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Esterelle
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MessageSujet: Re: Pride and Prejudice 2005 : réussite ou gâchis?   Mar 5 Mar 2013 - 19:46

Panda a écrit:
En ce qui concerne le script, je rejoins les autres membres de l'Auberge : il faut voir le film pour juger. Personnellement, je sais que j'ai beaucoup de mal à lire des pièces de théâtre, car je me méprends souvent sur des répliques, qui prennent un tout autre sens une fois mises en scènes et jouées. L'interprétation joue pour beaucoup dans ce type de lecture !
Je veux bien admettre que la manière de jouer oriente la compréhension des répliques, mais je ne crois pas qu'on puisse pour autant faire un total contresens en lisant le script. Au contraire, j'ai le sentiment que ça permet d'observer le choix des mots dans la bouche des personnages, et de peut-être mieux voir des détails qui me semblent révélateurs.

J'ai pu voir aussi avec plaisir des scènes qui me semblaient bien adaptées, mais j'ai véritablement tiqué sur ces modifications qui me semblent aller à l'opposé du comportement attendu à la lecture. Lizzie envoie des piques, mais pas à ses parents, seulement à ceux qu'elle considère comme ses égaux. Elle a à mon sens un respect filial qui l'empêcherait d'être insultante envers sa mère.

Et vouloir la faire l'instrument d'une critique de la société (le fait que les filles Bennet n'hériteront pas du domaine) de manière aussi voyante, je trouve le procédé grossier. J'ai moi aussi l'impression qu'on prend le spectateur pour un bas de plafond, au point de devoir lui mettre le nez sur les choses pour qu'il comprenne.
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MessageSujet: Re: Pride and Prejudice 2005 : réussite ou gâchis?   Mar 5 Mar 2013 - 20:17

Esterelle a écrit:
J'ai moi aussi l'impression qu'on prend le spectateur pour un bas de plafond, au point de devoir lui mettre le nez sur les choses pour qu'il comprenne.

Mais pas du tout, tu n'as pas à t'axer uniquement sur le script, il y a tout ce qui l'entoure, parce qu'a ce moment là, si tu en es à compter les respirations syntaxiques et les points litigieux dans le caractère des personnages, tu n'as pas fini de souffrir.

Ce film, c'est un grand morceau de poésie, une Angleterre séduisante jusque sous la pluie (parce que la pluie affraid ce n'est pas très glamour) sauf filmée par la caméra amoureuse de Joe W. Sa pluie est belle, et même il te prend l'envie de vouloir y être, d'accompagner les acteurs de vivre leur vie.

La maison des Bennet est une magnifique bâtisse pleine de poésie cernée par un grand fossé plein d'eau. L'eau, c'est l'Angleterre, c'est la pluie, et la brume qui nous attire vers la dernière image. et nous dévoile une superbe fin qui fait battre le coeur. Ce film est un film de peintre et de poète, et jamais je ne reprocherai à Joe W de l'avoir créé ainsi. Personne ne reproche à Alexandre Dumas d'avoir réécrit l'histoire de France.... c'est permis de faire oeuvre de création tout de même.

Parce que sinon, à quoi bon, tous les dix ans, tu cherches un nouveau Colin Firth et une nouvel Jenifer Ehle et paf tu tournes la même chose puisque cela est si juste ..... pourtant, si tu lis aussi le script, lol! ce n'est pas du tout le livre. Pour les besoins de l'image, il faut faire des ajouts et trancher parfois. lol!
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Esterelle
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MessageSujet: Re: Pride and Prejudice 2005 : réussite ou gâchis?   Mar 5 Mar 2013 - 20:31

Fée clochette a écrit:
pourtant, si tu lis aussi le script, lol! ce n'est pas du tout le livre. Pour les besoins de l'image, il faut faire des ajouts et trancher parfois. lol!
Oui oui, je remarque à la lecture qu'il y a pas mal de moments qui ont sauté, d'enchaînements qui se sont faits différemment entre les évènements (mais ça, à la limite, tant qu'on garde l'esprit général...), mais également on n'a pas la Lizzie qui dit n'importe quoi au théâtre :
Citation :
– Mais Mr. Wickham ne s’était jamais occupé d’elle jusqu’au jour où elle a hérité cette fortune de son grand-père ?
– Non ; pourquoi l’aurait-il fait ? S’il ne lui était point permis de penser à moi parce que je n’avais pas d’argent, comment aurait-il pu être tenté de faire la cour à une jeune fille qui n’en avait pas davantage et qui par surcroît lui était indifférente ?
– Il semble peu délicat de s’empresser auprès d’elle sitôt après son changement de fortune.
– Un homme pressé par le besoin d’argent n’a pas le temps de s’arrêter à des convenances que d’autres ont le loisir d’observer. Si miss King n’y trouve rien à redire, pourquoi serions-nous choquées ?
– L’indulgence de miss King ne le justifie point. Cela prouve seulement que quelque chose lui manque aussi, bon sens ou délicatesse.
– Eh bien ! s’écria Elizabeth, qu’il en soit comme vous le voulez, et admettons une fois pour toutes qu’elle est sotte, et qu’il est, lui, un coureur de dot.
– Non, Lizzy, ce n’est pas du tout ce que je veux. Il m’est pénible de porter ce jugement sévère sur un jeune homme originaire du Derbyshire.
– Oh ! quant à cela, j’ai une assez pauvre opinion des jeunes gens du Derbyshire ; et leurs intimes amis du Hertfordshire ne valent pas beaucoup mieux. Je suis excédée des uns et des autres, Dieu merci ! Je vais voir demain un homme totalement dépourvu de sens, d’intelligence et d’éducation, et je finis par croire que ces gens-là seuls sont agréables à fréquenter !

C'est sans doute que je la veux trop distinguée et clairvoyante ma Lizzie. drunken
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Fée clochette
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MessageSujet: Re: Pride and Prejudice 2005 : réussite ou gâchis?   Mar 5 Mar 2013 - 20:42

Esterelle a écrit:
C'est sans doute que je la veux trop distinguée et clairvoyante ma Lizzie.

Donc tu l'idéalises. Mais voyons, je l'idéalise aussi, ainsi que Darcy !


Lizzy est distinguée, intelligente, sociable, primesautière, impertinente et aimante. Ce sont tout de même de très belles qualités lol!

Alors que Darcy est Orgueilleux de ce qu'il est et représente et il va se corriger, donc il est intelligent, c'est un très bon maître sage et prévoyant, peu sociable et n'aimant pas les réceptions s'il ne connait pas bien les gens, et a aussi beaucoup d'amour à donner alors qu'il n'y avait pas pensé jusque là, il n'avait pas eu le temps ..... lol!

et cela se retrouve à la fois dans le téléfilm et le film . I love you
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MessageSujet: Re: Pride and Prejudice 2005 : réussite ou gâchis?   Mar 5 Mar 2013 - 22:16

Citation :
petit bémol à cette adaptation, la scène du chien et la promenade finale avec Darcy de dos, une canne trop courte qui claudique sur le chemin.....

Ha je ne savais pas que la canne était trop courte. lol! C'est pour cela, en effet qu'il claudique. lol! En tout cas, Fée clochette, je ne reverrai plus la scène de la même manière. Darcy claudiquant, ça casse un mythe. lol!
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Miss Bennet
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MessageSujet: Re: Pride and Prejudice 2005 : réussite ou gâchis?   Mar 5 Mar 2013 - 23:19

Darcy qui claudique. J'y crois pas ! On frise le sacrilège! lol! Peut être une erreur de l'accessoiriste qui a fourni une canne trop courte ou la canne qui s'enfonce dans la terre meuble. Mais ce que je peux dire c'est que Darcy ( le grand c'est à dire Colin Firth) ne claudique pas quand il traverse à grands pas la grande galerie de Pemberley, son chien sur les talons. Non mais !
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MessageSujet: Re: Pride and Prejudice 2005 : réussite ou gâchis?   

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Pride and Prejudice 2005 : réussite ou gâchis?
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