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 Ce que savait Maisie (1897), le livre.

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serendipity
Aurora Borealis Chaser


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MessageSujet: Ce que savait Maisie (1897), le livre.   Ven 12 Fév 2016, 16:38

Emjy a écrit:
J'ai lu Ce que savait Maisie le mois dernier et mon avis est (très) mitigé ... Je n'ai pas tellement accroché No C'est bien sûr une grande oeuvre mais je crois qu'elle ne correspond pas tellement à mes goûts ...
J'ai fait un copier coller de ce que j'avais écrit sur mon blog à ce sujet :

Citation :
Au divorce de ses parents, Maisie est l'objet d'un jugement de Salomon, " coupée par moitié, et les tronçons jetés impartialement aux deux adversaires ". Enjeu et instrument de la haine que se vouent ses géniteurs avant d'être rejetée comme un témoin gênant, elle est la spectatrice passive de l'égoïsme des adultes. A travers son regard innocent et lucide, Henry James compose une peinture ironique des passions humaines. Ce roman est le tour de force d'un maître en psychologie, la recréation d'une âme enfantine et du monde qui l'entoure, où l'analyse minutieuse des sentiments, d'une profondeur remarquable, laisse le lecteur émerveillé.

Ce que savait Maisie est l'un des romans les plus célèbres et reconnus de Henry James. Et pour cause, il est très moderne. De par sa forme, le ton employé par l'auteur et le sujet traité, ce roman se présente comme une oeuvre extrêmement novatrice ...

Les parents de Maisie, une petite fille de la bonne société anglaise, ont décidé de divorcer et l'enfant se retrouve au milieu d'une pagaille terrible. Ses parents se la disputent comme des pigeons un morceau de pain, non pas par affection mais comme instrument de haine et de rancune, de moyen de pression.
Evidemment, Maisie est trop jeune pour comprendre quels sont les véritables enjeux de l'intrigue dont elle est le coeur. La petite est en milieu hostile et conflictuel.
Maisie se retrouve donc tiraillée entre ses parents, ses gouvernantes, ses beaux-parents. Son innocence contraste avec l'amour du pouvoir et de l'argent de ses géniteurs, qui préfèrent livrer une existence volage et sans soucis ménagers plutôt que d'avoir à s'occuper d'elle.
Maisie s'attache très vite à ses beaux-parents, lesquels semblent davantage se soucier de son sort et apprécier sa compagnie. Mais là encore, la pauvre se devra d'écouter et d'assister aux doléances de ceux-ci, comme si, au final, sa propre peine était reléguée au second plan.
Comment faire confiance à des adultes qui lui promettent mots et merveilles et se protéger et ne pas souffrir face à leur infidélité ? Et surtout, comment Maisie, une enfant d'à peine 10 ans, peut-elle cerner une situation qui la dépasse et faire face à de constantes querelles ?

Du début à la fin, Maisie devra faire des efforts de compréhension aux limites de ses possibilités. Le lecteur prend d'autant plus conscience de son innocence qu'Henry James a choisi de décrire les évènements du point de vue de l'enfant. Néanmoins, et c'est ici que réside sans aucun doute la force littéraire du roman, l'auteur n'use jamais de pathos. Si le lecteur suit pas à pas les perceptions et émotions d'une jeune enfant, la psychologie du récit n'en est pas moins étonnamment complexe.

Ce que savait Maisie fait incontestablement parti des romans d'initiation, de formation, les plus incontournables. On a comparé Atonement d'Ian Mc Ewan, entres autres, à ce roman d'Henry James, pour deux raisons, il me semble. Comme la Briony de McEwan, Maisie est une enfant, représentée comme l'héroïne voire l'instigatrice et la maîtresse du récit, immergée dans un monde adulte dont elle n'est certainement pas à même de cerner toutes les aspérités. Et tout comme dans Atonement, il s'agit dans ce roman de la découverte du Mal. Maisie est délaissée (même son éducation sera sommaire) et verra, à la fin du récit, son enfance brisée par cette quasi-solitude et cette dévorante exigence de mâturité.

Ce que savait Maisie est un roman extrêmement déstabilisant dans la mesure où le ton de Henry James est très détaché. On ne retrouve pas dans ce roman une douce ironie mais plutôt une amertume, une désinvolture acerbe. Ce procédé sert l'intrigue, en lui conférant une modernité de ton et de perception absolument brillante.
Et comme toujours chez Henry James, la finesse de la peinture psychologique s'allie à l'élégance du style.

Néanmoins, d'un point de vue strictement personnel, le manque d'émotion m'a particulièrement déstabilisée. L'ironie m'a parû trop féroce, et la position du narrateur trop en recul. Je crois que tout simplement, j'aurais aimé y voir plus d'émotion, plus de proximité sentimentale avec les personnages et leur situation ...

toxicangel a écrit:
Depuis le temps qu'on parle du film, j'ai en effet lu Ce que savait Maisie et je rejoins totalement les avis qui ont été exprimés jusque là : ce livre est déprimant et j'ai eu un mal fou à rentrer dedans.  Heureusement que j'avais une première expérience d'Henry James au travers de Portrait de femme, sinon je crois que j'aurais rayé Henry James de ma liste d'auteurs à découvrir.

Ju a écrit:
J'ai fini de lire What Maisie knew et en effet c'est hyper déprimant !
Je l'ai bizarrement lu assez vite, même si j'ai eu du mal à tout comprendre (le style est très lourd et je.l'ai lu en VO).
Je ne sais pas trop ce que ça peut donner en film (surtout que c'est à une époque beaucoup plus moderne) mais je suis curieuse de voir.
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MissAcacia
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MessageSujet: Re: Ce que savait Maisie (1897), le livre.   Sam 13 Fév 2016, 19:13

Je ne vais pas aller dans le sens des avis exprimés ci-dessus (mais je n'ai pas encore terminé ma lecture...). Il est vrai que le sujet n'est pas joyeux et que l'ambiance est plutôt déprimante* mais c'est très bien vu, très bien écrit. J'avoue que j'ai hâte de savoir ce qu'il va advenir de Maisie, ballotée entre ses deux parents, ses gouvernantes, ses beaux-parents. L'enfance dans la haute société de l'époque n'est pas forcément des plus roses. Maisie est obligée de grandir vite, sans doute trop vite et Henry James capte (à mon sens) bien ce qu'elle peut percevoir du jeu des adultes autour d'elle.

* du Henry James, quoi Wink
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zoju
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MessageSujet: Re: Ce que savait Maisie (1897), le livre.   Sam 20 Fév 2016, 16:06

je suis également en pleine lecture, enfin tirant sur la fin...
Et je suis très perplexe Suspect confused je ne saurais dire si j’apprécie cette lecture Suspect  je n'ai pas abandonné, je me demande ce qu'il va advenir de cette pauvre Maisie, et jusqu'à quel point devra t elle subir l'irresponsabilité des adultes envers elle. Mais je reste perplexe Suspect  je trouve le style très lourd . Il faut parfois plusieurs pages pour parvenir à décrypter exactement le sens de l'action qui se déroule.
La traduction est exécrable, ce qui rend l'ensemble parfois bizarre . No
Effectivement, l'action se situe aux travers des yeux d'un enfant, mais il est demandé à cette enfant d'analyser des situations psychologiques de haute volée, si je puis dire. Et finalement cela parait peu crédible.
Effectivement ce roman a un coté très moderne, du fait du sujet traité: une enfant ballotée entre ses deux parents divorcés, et qui se la dispute pour atteindre l'autre, puis s'en désintéresse complétement.
Mais je ne suis pas réellement sure que Henry james parvienne à se mettre dans la peau d'un enfant de 10ans ( si c'est l'age de la fillette dans le roman? Car je me demande précisément , compte tenu des analyses qu'elle mène, quel age , peut elle avoir?)
Effectivement , Maisie passe son temps à observer l’inconséquence des adultes autour d'elle, et à en tirer des conclusions. Mais ce qu'elle ressent au fond d'elle même, ce qu'elle vit intimement, la souffrance qu'elle peut être, éventuellement ressentir car, elle est une victime du jeux des adultes, n'est jamais abordé Suspect

Bref, je suis perplexe, mais   peut être est ce l'effet désiré par l'auteur: rendre le lecteur perplexe et dans l'impossibilité de décrypter ce qu'il se passe réellement , comme si nous étions Maisie , avec les mêmes capacités d'analyse  qu'un enfant confused  auquel cas, l'effet est déstabilisant , et je ne suis pas plus emballée que ça Rolling Eyes
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zoju
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MessageSujet: Re: Ce que savait Maisie (1897), le livre.   Dim 21 Fév 2016, 10:10

je viens de terminer le livre et mes impressions à chaud, sont que je n'ai pas compris le message du livre, si tant est qu'il y en ai un confused confused confused
Vraiment, ce livre est déstabilisant au possible.
Le long passage suivant la traversée de la Manche, par notre "petite famille" demeure un énigme pour moi.  confused  Chaque adulte essaie de s'acheter les bonnes grâces de l'enfant, tour à tour. Puis la positionne, dans une scène finale, particulièrement bizarre et malsaine, à devoir faire son choix elle même entre les adultes présents , sur qui va la prendre en charge.
Je n'ai pas compris et détesté le rôle de la gouvernante là au milieu, avec ses principes moraux rigides, de cet autre siècle, qui juge à tout va, la moralité d'autrui.
Spoiler:
 

bref, si quelqu'un a compris le livre, et peut me l'expliquer, parce que là, je sèche confused confused confused
je compte bien sur MissA et son esprit affuté pour cela cheers
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MissAcacia
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MessageSujet: Re: Ce que savait Maisie (1897), le livre.   Dim 21 Fév 2016, 10:22

Ouh là, l'affutage laisse à désirer, je suis en pleine hibernation Sleep et j'ai fait une pause dans mes lectures pour un interlude manga, mais je pense le finir la semaine prochaine et ne manquerai pas de donner mon point de vue... Wink
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serendipity
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MessageSujet: Re: Ce que savait Maisie (1897), le livre.   Mar 23 Fév 2016, 11:54

Je n'ai pas lu "Maisie" et jusqu'à présent, je me suis contentée d'une adaptation télé avec Stéphane Freiss il y a fort longtemps (que j'avais d'ailleurs bien aimée, mais à vous lire, je me dis qu'il doit être bien difficile d'adapter ce roman  scratch ).

"Ce que savait Maisie" est abordé dans la première émission de la Compagnie des auteurs diffusée hier sur France Culture. Cette première émission est plutôt orientée sur la biographie d'Henry James, mais un extrait d'interview de Marguerite Yourcenar y est inséré (Marguerite Yourcenar ayant traduit Maisie  Wink  je ne sais pas si c'est cette version que vous avez lue Zoju et MissAcacia).

Dans cet extrait, Marguerite Yourcenar décrit le personnage de Maisie comme une "figure irréelle" (on ne voit rien de son monde réel, celui de l'enfance). Elle voit Maisie comme "un catalyseur, un prisme" dans un roman où "l'irréalité, l'étrangeté s'installent en plein réalisme" et qualifie des relations entre les personnages de "mathématiques".
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zoju
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MessageSujet: Re: Ce que savait Maisie (1897), le livre.   Mar 23 Fév 2016, 13:03

Je ne sais pas du tout de qui est la traduction, pour ma part. Je l'ai lu via kinddle et je ne trouve pas l'info.
La traduction m'avait paru  très bizarre, avec notamment beaucoup de fautes de frappe et le mot " engueuler" qui m'est apparu presque choquant, placé dans un roman de cette époque.  Ce qui me fait penser que ce ne doit pas être la traduction de Yourcenar  confused  Mais sait on jamais  confused 

La dernière remarque de Yourcenar que tu mets en avant, Serendipity, est intéressante.: Maisie comme prisme ou catalyseur, mais pas comme une enfant réelle. 
C'est très vrai, et c'est d'autant plus frustrant et dérangeant  à la lecture. Nous ne sommes pas face à une vrai de petite fille de 10 ans, avec ses angoisses, ses interrogations, ses émotions. Nous sommes face à un truc indéfinissable  SuspectShocked confusedconfusedconfused
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MissAcacia
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MessageSujet: Re: Ce que savait Maisie (1897), le livre.   Mar 23 Fév 2016, 18:02

J'ai la traduction de Marguerite Yourcenar (qui a l'air de bien meilleure qualité que la tienne Zoju Rolling Eyes ).

Avec ce que j'ai lu (je m'y remets ce soir normalement), je n'aurais pas dit que Maisie est irréelle. Mais si l'on ne voit pas le monde de l'enfance, c'est parce qu'il n'y en a pas. Maisie n'a pas d'enfance. Elle est toute seule et entourée d'adultes qui ne s'intéressent à elle que comme un instrument pour atteindre leurs propres buts (conserver son emploi, justifier sa présence et attraper un mari, enquiquiner son ancien mari ou son ancienne femme, justifier ses rendez-vous avec sa maîtresse ou son amant...).
Mais effectivement, ce n'est pas un roman "écrit à hauteur d'enfant" comme on peut le concevoir classiquement. Maisie est l'un des personnages, elle n'est pas narratrice, et l'on ne sait pas tout d'elle (sauf qu'on n'aimerait pas être à sa place).
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MessageSujet: Re: Ce que savait Maisie (1897), le livre.   Lun 07 Mar 2016, 00:12

Double post pour la bonne cause. J'ai fini Ce que savait Maisie et je reste sur ma bonne impression, malgré une lecture interrompue par un gros passage à vide (moitié rhume moitié blues).

Pour démarrer, j'ai bien retrouvé le terme "engueuler" et les coquilles donc je pense que tu as bien lu la traduction de Marguerite Yourcenar Zoju (ou alors 10/18 ment !  Rolling Eyes  Razz ). Ceci dit, je n'ai pas retrouvé le passage exact (peut-être qu'avec la liseuse ce sera plus facile pour toi) mais il y a d'autres termes argotiques ou très familiers dans les dialogues qui sont repris dans la traduction comme un "décamper" au chapitre 12 qui correspond à un "bolt" ou un "Sacrée vieille p..." (Maisie comprend "poteau") qui correspond à un "Damned old b..." (Maisie comprend "brute") balancés par Sir Claude à propos de sa charmante épouse.

Ce roman est impressionnant dans la description très exacte, très subtile et très détaillée des relations entre un très petit nombre de personnages (cinq + Maisie). C'est presque un huis-clos, à quelques passages éclairs "d'intervenants extérieurs".
Et c'est assez surprenant car les dialogues, assez nombreux, montrent que les personnages se disent peu de choses. On a ainsi de nombreux non-dits, des allusions obscures, des exclamations interrompues et un paquet de phrases venimeuses.

Maisie est au centre du réseau, ballotée entre ces adultes dont aucun ne se soucie vraiment d'elle. On a l'impression d'un personnage un peu fictif, dont on ne connaît ni l'âge exact, ni vraiment l'apparence, à peine les pensées (puisqu'elle n'est pas la narratrice). Et pourtant elle a un fond de vérité, d'enfant grandie trop vite dans un contexte où elle n'est qu'un enjeu de pouvoir ou de déchirement entre des adultes qui sont finalement beaucoup plus immatures qu'elle. Elle ne peut pas comprendre tout ce qui se trame entre les adultes qui l'entourent, dont aucun ne se met à sa portée, mais elle a déjà appris à se taire, à faire l'idiote et à essayer de "plaire" aux adultes dont elle dépend pour tirer sa petite épingle du jeu et capter les bribes d'affection qui sont à sa portée. Et j'ai trouvé ces éléments très réalistes, malgré le flou qui entoure le personnage.
Les seuls qui soient sincères m'ont semblé être
Spoiler:
 
Pour les autres, la quantité de surnoms péjoratifs dont ils affublent la fillette est impressionnante. Et il est toujours embarrassant de découvrir une
Spoiler:
 

La vision de cette portion d'humanité que James a mise sous son microscope n'est pas belle à regarder, malgré les dents qui brillent et l'élégance des silhouettes.

L'auteur de nous livre qu'un passage de la vie de Maisie: il n'y a pas vraiment de début, pas réellement de fin même si une sorte de dénouement nous est livré. C'est plutôt une atmosphère ou une ambiance, plutôt pesante avec toutefois un ton de légèreté ou de superficialité, qui est créée. C'est suffisamment pathétique pour que l'on ait envie de sortir de temps en temps ce qui a donné dans mon cas une lecture relativement fractionnée sans que ça soit gênant.

Le roman m'a fait penser à Clair-Obscur, le dernier roman de Natsume Sôseki qui dissèque un peu de la même façon un passage de la vie d'un couple.

Maintenant, il faudra que j'essaie un roman de la "troisième période" de Henry James.
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MessageSujet: Re: Ce que savait Maisie (1897), le livre.   Lun 07 Mar 2016, 11:56

Je m'immisce dans la conversation, bien que n'ayant pas lu Maisie, et pardon si je suis à côté.

Je me suis fait la réflexion, en lisant Daisy Miller, que James abordait des sujets proches de ceux de S Zweig : par exemple, ce livre Maisie me parait proche de Secret brûlant de Zweig, avec ce thème de l'enfant pris comme un prétexte ou une arme dans un conflit entre plusieurs adultes.
De la même façon, ce personnage de Daisy m'a fait penser à certaines héroïnes de Zweig comme celle de La pitié dangereuse, des personnages en proie au regard critique du monde, et qui ne se sentent pas à leur place, ou qui ont enfreint les règles sociales sans le savoir. Le milieu est le même également, des européens de villes balnéaires, oisifs et en quête d'amusements.

Mais je n'ai pas d'affinité avec le traitement de ces histoires par James (je suis peut-être généralisatrice), ça reste très froid, compassé, ça ne palpite pas du tout comme chez Zweig, et je crois que c'est pour cette raison que je n'accroche pas à James.

Est-ce que vous trouvez ce parallèle avec l'oeuvre de Zweig pertinent ?
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MessageSujet: Re: Ce que savait Maisie (1897), le livre.   Lun 07 Mar 2016, 12:39

C'est sûr que James n'est pas dans le registre émotionnel Rolling Eyes . Quand je parle de microscope, ce n'est pas un vain mot et le tourbillon d'émotions, même s'il jaillit de temps en temps (et souvent les personnages regrettent de s'être laissé aller), est plutôt sous-entendu que réellement décrit. Very british indeed ??
Je n'ai pas lu les oeuvres de Zweig dont tu parles (encore une lacune à combler... Wink ) mais le sujet du premier est proche de celui de Maisie.
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MessageSujet: Re: Ce que savait Maisie (1897), le livre.   Lun 07 Mar 2016, 16:51

je serai bien en peine pour établir un parallèle entre Zweig et James et je ne pense pas avoir lu les livres que tu cites, petit faucon.
En tout cas, il est sur que j'ai toujours lu avec plaisir ceux qui me sont passés entre les mains cheers par contre, James ne passe pas non plus chez moi; je suis complétement hermétique à son talent et à son style No
Effectivement, ce coté complétement dénué d'émotions me glace, et me questionne même sur la personnalité de celui qui écrit Suspect

Par contre, si tu pouvais m’éclairer sur comment, toi, tu as ressenti la fin du roman, MissA confused confused j'ai bien saisi l’atmosphère pesante et malsaine, mais pas sure d'avoir saisi l'intrigue confused confused
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MessageSujet: Re: Ce que savait Maisie (1897), le livre.   Lun 07 Mar 2016, 17:38

zoju a écrit:

Effectivement, ce coté complétement dénué d'émotions me glace, et me questionne même sur la personnalité de celui qui écrit Suspect
 

Oui, son style fait que nous restons bien proprement spectateurs de l'histoire, un effet purement britannique ou anglo-saxon voire puritain, comme l'a souligné MissAcacia ... en tous cas je n'accroche pas vraiment No
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MissAcacia
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MessageSujet: Re: Ce que savait Maisie (1897), le livre.   Lun 07 Mar 2016, 19:49

Je comprends votre réaction, ceci dit il y a quand même des chances que ce soit assez représentatif de la société plus ou moins mondaine du Londres de l'époque... de même que la façon très singulière à nos yeux dont Maisie est traité est sans doute symptomatique de l'ère pré-dolto (et consorts), la situation liée au divorce en moins.

Pour te répondre, Zoju:
Spoiler:
 

Je me suis peut-être fait quelques noeuds au cerveau en passant remarque bien Very Happy .
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MessageSujet: Re: Ce que savait Maisie (1897), le livre.   Mar 08 Mar 2016, 13:51

je ne crois pas que tu te sois fais des nœuds dans le cerveau, c'est l'auteur lui même qui se les ai fait Rolling Eyes
qu'est ce que c'est alambiqué , emberlificoté , alourdi, tarabiscoté, enfin tout ce que tu veux Rolling Eyes
ça l'est tellement que ça en devient illisible Embarassed
en tout cas, merci pour tes explications claires , MissA.

Je crois que grosso modo, c'est ce que j’avais compris, mais le rôle de la gouvernante m’échappe encore un peu Suspect
Spoiler:
 
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MissAcacia
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MessageSujet: Re: Ce que savait Maisie (1897), le livre.   Mar 08 Mar 2016, 13:59

Ben, tout simplement
Spoiler:
 

Enfin, c'est mon interprétation Wink

Ce qui est compliqué ce sont les non-dits qui obligent le lecteur à trouver des explications ou à renouer des liens que l'auteur ne précise pas.
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MessageSujet: Re: Ce que savait Maisie (1897), le livre.   Aujourd'hui à 16:29

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