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 Ces livres qui sont des phénomènes médiatiques et mondiaux, le débat

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Et vous, un livre qui devient aussi célèbre, le lirez-vous?
Je l'ai déjà lu en anglais.
0%
 0% [ 0 ]
Oui, je l'attends avec impatience.
3%
 3% [ 1 ]
Oui, car je me sens obligée de le lire pour me faire une idée sur la question.
21%
 21% [ 7 ]
Pourquoi pas? Tant de gens ne peuvent pas avoir tort.
12%
 12% [ 4 ]
Non, car je ne ferais que gonfler un phénomène de mode qui m'irrite déjà beaucoup.
9%
 9% [ 3 ]
Non, je ne suis pas un mouton de la campagne anglaise qui suit les autres pour se jeter dans la mer du Nord.
30%
 30% [ 10 ]
Pourquoi pas, si la quatrième de couverture me plaît
24%
 24% [ 8 ]
Total des votes : 33
 

AuteurMessage
Tatiana
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MessageSujet: Re: Ces livres qui sont des phénomènes médiatiques et mondiaux, le débat   Dim 21 Oct 2012 - 15:04


J'ai choisi la dernière option du sondage, parce que je n'ai tout simplement lu aucun des titres mentionnés par Christelle dans son post d'ouverture. Si ce n'est Autant en emporte le vent. Mais je l'ai lu après avoir vu le film, et surtout parce que le sujet m'intéresse. Parce que justement, tout part de là en ce qui me concerne. Il faut que le sujet me plaise pour que je m'intéresse à un ouvrage, et pas un livre de la liste ne m'a suffisamment intéressé pour me donner envie de m'y plonger. Peut-être ne suis pas assez curieuse, mais je ne cède jamais au tapage médiatique autour d'un livre. La seule exception récente est Les pilliers de la terre, mais là encore je l'ai acheté, parce que je savais qu'il avait rencontré un succès phénoménal, mais avant tout parce que j'adore l'histoire et qu'une intrigue au temps des cathédrales m'a séduite. En général je me méfie aussi du tapage médiatique. Je me rappelle de celui autour de Ensemble c'est tout de Anna Gavalda qui ne m'a pas donné envie de le lire (sans compter tous les avis positifs que j'avais entendus autour de moi), alors que pour avoir vu le film je pense qu'il m'aurait plu.

Panda a écrit:
Quelqu'un aurait-il un exemple d'un auteur écrivant dans une autre langue que l'anglais, qui aurait connu un énorme succès grâce à un battage médiatique ?

D'emblée je pense au Nom de la Rose de Umberto Eco, mais je ne suis pas sûre que son succès ait été dû à une phénoménale campagne de publicité. Plutôt au bouche à oreille. Son succès a surpris tout le monde, car peu auraient parié sur un polar médiéval pour attirer les foules.

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MessageSujet: Re: Ces livres qui sont des phénomènes médiatiques et mondiaux, le débat   Dim 21 Oct 2012 - 15:26

Franchement, je ne vois pas tout à fait les choses comme toi, Kusa. Je ne pense pas qu'on puisse affirmer que le monde anglo-saxon fasse office de prescripteur culturel autrement que par son volume. Un tel volume pourrait bien sûr se retrouver en Chine, mais là je pense que la langue elle-même fait écran.

Quand je lis cette expression de "prescripteur culturel", j'ai comme l'impression d'une sorte de campagne, comme si les anglo-saxons imposaient leur culture à des peuples sans défense. scratch Or à mon avis il ne s'agit que d'un effet de masse lié au nombre de locuteurs et au fait que l'anglais soit LA langue de communication mondiale.

Sommes-nous nombreux à suivre des blogs en japonais ou en espagnol? Je crains que non. rendeer

J'ai lu récemment un sondage sur les habitudes de lecture des suisses romands. A la question de savoir comment ils choisissent leurs lectures, 34% répondent qu'ils se fient au bouche à oreille, 31% au feeling, 12 % en lisant des critique et 5% en consultant des sites internet. Ce qui veut dire qu'il faut avoir entendu parler d'un livre avant de songer à l'acheter.

Il y a mathématiquement sur terre beaucoup plus de chance d'entendre parler d'un livre en anglais (non pas que le livre soit nécessairement écrit en anglais mais que la personne qui en parler le fasse en anglais) qu'en n'importe quelle autre langue. Il me semble qu'on ne peut pas parler de prescription dans ce cas. scratch

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Kusanagi
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MessageSujet: Re: Ces livres qui sont des phénomènes médiatiques et mondiaux, le débat   Dim 21 Oct 2012 - 15:52

Quand je parle de prescripteur culturel, je parle d'un fait... oui, l’anglais est la langue de communication dans le monde (et dans un sens c'est bien issue d'une volonté politique a priori de la part de pays anglo-saxon dans leur histoire... Grande-Bretagne puis Etats-Unis).

Je ne parle pas d'une volonté par contre d'imposer sa culture (encore qu'on peut en discuter, sincèrement, mais ça marche pour tout le monde). Mais dans l'état actuel du monde, ce qui vient du monde anglo-saxon est tout de suite mis en avant, parce qu'il y a c'est indéniable cette facilité de transmission de l'information...

C'est pour cela qu'à la fin de mon post, j'ai parlé d'un possible changement dans un siècle... tout comme la France a fait office de prescripteur culturel aux 18ème et 19ème siècle, parce que tout le monde parlait français dans les classes qui faisaient la culture dans leur pays, et l'italien l'a été à la Renaissance pour la même raison... ce n'est pas un hasard si une partie des oeuvres de Shakespeare ou Molière se passent en Italie... le phénomène ne va pas s'exprimer de la même manière parce que l'époque est différente, c'est tout Very Happy

(sinon, je ne brandissais pas une attaque contre la culture anglo-saxonne.... la preuve en BD elle s'est faire dépasser par le manga, les comics étant connu mais n'ayant pas eu le même impact culturel... quand on va à la FNAC, le rayon comics il est largement plus petit que le rayon manga Very Happy )
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christelle
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MessageSujet: Re: Ces livres qui sont des phénomènes médiatiques et mondiaux, le débat   Dim 21 Oct 2012 - 16:45

Ce qui apparaît nettement, c'est qu'on est de plus en plus ouvert à un livre d'un autre pays, avec le phénomène de la mondialisation.

Le manga illustre très bien cela, puisqu'il a mis du temps à s'installer dans le reste du monde, mais qu'il est maintenant exportable partout.


Avant Internet, dans les livres qui cartonnaient dans le monde entier, on peut en effet parler de Margaret Mitchell, Eco, Tolkien, des romans policiers américains, etc.
Mais Internet a changé tout ça, a amplifié considérablement le phénomène, et également l'arrivée sur le marché des liseuses numériques qui a chamboulé la façon de lire des gens.

Ainsi, je ne sais pas si je suis dans le vrai en disant que Fifty Shades est le premier succès littéraire (oui bon..) découlant justement de l'usage des liseuses Kindle, mais j’ai beaucoup entendu lors de la campagne de promotion que c'était bien pratique à lire de façon anonyme sur une liseuse, et que c'était pour ça que cela avait autant cartonné aux US.
Mais également que l'auteure a démarré sur des fanfictions, et qu'elle a lancé son livre sans éditeur.

Si tout cela est exact, on est donc pour la première fois face à un nouveau phénomène, un livre qui passe presque entièrement hors réseau éditeur pour démarrer, et qui ensuite, même avec l'aide d'un distributeur, profite largement de son lancement hors circuit.

(je regarde en même temps l'émission en replay de Busnel consacré à FS).

EDIT:
je me rends compte que j'ai oublié un des phénomènes les plus importants de ces dernières années: Millenium!! je le rajoute à la liste, du coup!

2e EDIT: Cat m'a donné la possibilité d'ajouter un "Pourquoi pas, si la quatrième de couverture me plaît!" au sondage. Smile merci Cat! I love you
Bon, la réponse qui vous correspond exactement n'est sans doute pas dans le sondage, mais justement, cela vous permet de développer ensuite. Smile
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Panda
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MessageSujet: Re: Ces livres qui sont des phénomènes médiatiques et mondiaux, le débat   Dim 21 Oct 2012 - 17:20

Christelle, je pense que tu as raison et qu'internet est un vecteur important dans la réception des différentes oeuvres aujourd'hui. D'ailleurs, il me semble avoir lu (désolée, je n'ai plus la source sous les yeux) qu'E.L. James avait pu s'auto-éditer sur Amazon, sans passer par un véritable éditeur (et donc, aucun travail de relecture derrière) : peut-être verrons-nous plus de livres dépassant un nombre de vente impressionnant voir le jour ainsi ? Je pense aussi que l'usage de la liseuse électronique a permis une lecture en public de ce livre, dont on n'a pas forcément envie qu'un wagon entier en sache la lecture. C'est peut-être pour cela aussi que ce livre a si bien fonctionné ? Peut-être aussi est-ce dû à Twilight : ayant publié sa fanfic sur un site assez populaire, l'auteur avait sans doute pu se faire un réseau de lecteur avant publication sur Amazon ?

Personnellement, j'attache beaucoup d'importance aux avis des personnes avec lesquelles j'ai des goûts similaires et au style de l'auteur (pour les genres, je suis plutôt ouverte, même si j'en privilégie certains). C'est pour cela que je ne me suis pas encore lancée dans Twilight (on m'a beaucoup parlé du style de l'auteur, mais pas forcément en bien) et j'attends d'avoir une opportunité de lecture gratuite quand je n'aurais pas de livres qui me tentent vraiment en attente. Les coups médiatiques offrent seulement une opportunité plus grande de connaître un produit et d'avoir des gens dans mon entourage qui peuvent m'en parler (pour étayer un peu plus en profondeur mes propos précédents).
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MessageSujet: Re: Ces livres qui sont des phénomènes médiatiques et mondiaux, le débat   Mar 23 Oct 2012 - 10:56

C'est vrai que FS s'est servi du tremplin Twilight, c'est surprenant.

Pour Millenium, on est aussi face à un cas différent, car c'est une saga du type noir.
Et il y a une espèce de légende maudite autour de l'auteur, décédé brutalement sans avoir pu finir le 4e tome.
Cela, je pense que ça a joué.

C'est aussi l'exception de la liste, puisque c'est la seule a ne pas être anglosaxonne.
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MessageSujet: Re: Ces livres qui sont des phénomènes médiatiques et mondiaux, le débat   Mer 24 Oct 2012 - 19:36


Question fort intéressante.

Je dois dire que, des livres que tu cites, je n'ai lu que le premier tome de Millenium ainsi que le Da Vinci Code, il y a fort longtemps, durant un été. Je l'ai trouvé aussi distrayant que roboratif: avec Dan Brown, tu peux sauter sans problème l'entrée, les fromages et le dessert, le plat de résistance, comme son nom l'indique, résistant à tout ce qui, en règle générale, peut venir perturber une lecture estivale - moustiques, canicule, pétanque, pastis sur un balcon. Toutefois, comme le souligne Christelle dans son message d’ouverture, la presse ne laissant aucune échappatoire à qui voudrait fuir le tapage entourant la sortie de certains livres, j'ai largement entendu parler des quatre autres bouquins cités en exemple.

Il me semble que, pour tenter une analyse générale qui dépasse la dimension individuelle de chacun de ces ouvrages à succès, il est possible d’affiner la question initiale et de distinguer deux postulats quant aux raisons de ces déferlantes médiatiques.

1) On peut partir du principe que le succès obtenu par un livre ne découle que de l’agencement individuel d’éléments individuels inhérents à chacun de ces textes considérés comme des entités individuelles et, en ce sens, inimitables. Pour le dire autrement, dans cette perspective, la bonne fortune connue par certains opus sur un marché mondial ne résulterait que de la convergence originale, difficilement reproductible, de composantes choisies par l’auteur d’une part – trame de l’histoire, descriptions des personnages, construction narrative, particularités du style etc. – et, éventuellement, d’une conjoncture économique favorable – travail des agents littéraires et des éditeurs en amont, constitutions de réseaux sociaux autour de l’œuvre, couverture importante par une presse internationale etc.

2) À l’inverse, on peut considérer que ce n’est pas la constitution, plus ou moins aléatoire, d’une matière créée par l’imagination d’un écrivain qui, doublée du soutien de structures professionnelles, rencontre l’imaginaire des lecteurs mais que chaque grand succès de librairie, quels que soient son thème et son traitement, renferme un même élément, commun à tous les best-sellers.

Dans ce second cas, on pourrait peut-être imaginer que les livres discutés ici reposent tous sur des fantasmes présents à grande échelle dans l’esprit humain, indépendamment des langues et cultures différant d’un lecteur à l’autre. Pour reprendre les titres susmentionnés :

1) Fantasme du complot religieux et des sociétés secrètes pour le Da Vinci Code.
2) Fantasme d’un monde magique ne répondant pas aux lois de notre physique terrestre dans Harry Potter.
3) Fantasme de créatures puissantes et immortelles côtoyant le monde des vivants sans s’y mêler tout à fait pour Twilight.
4) Fantasmes de sexualité violente et de complots politiques – développés sur un mode beaucoup plus sombre et sulfureux que celui du Da Vinci Code – pour Millenium.
5) Fantasmes entremêlés des rapports de force au sein du couple et du conte de fée nanti de son inamovible happy end pour Fifty Shades of Grey.

Je ne suis pas, moi-même, convaincue par cette dernière hypothèse, et ce d’autant plus que, comme vous êtes nombreux à l’avoir souligné, il existe un grand nombre de textes reposant sur des mécaniques similaires, publiés avant ou après l’œuvre portée au pinacle par le public, parfois dotés de qualités formelles bien supérieures à cette dernière et n’ayant pas pour autant obtenu un retentissement analogue : d’où l’on constate que l’utilisation seule de certains fantasmes répandus dans la psychologie humaine ne suffit pas à produire un succès commercial.

Toutefois, il me semble intéressant de relever qu’il existe deux manières d’expliquer un phénomène littéraire mondial – manières qui, par ailleurs, constituent deux méthodes de définition générales s’appliquant à tout ce qui existe : (1) d’une part, la recherche de ce qui distingue, (2) d’autre part, la recherche de ce qui est commun. De la première découle l’idée qu’un best-seller jaillirait d’un tourbillon littéraire, économique et social insaisissable et imprévisible, mélange aléatoire de qualités intrinsèques au livre et d’évènements entourant sa parution quand la seconde postule qu’il existe au moins un élément, condition nécessaire mais pas forcément suffisante, comme on l’a vu, commun à toutes les œuvres atteignant des sommets de popularité.

Qu’en pensez-vous ?



Dernière édition par Dérinoé le Jeu 25 Oct 2012 - 10:53, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Ces livres qui sont des phénomènes médiatiques et mondiaux, le débat   Mer 24 Oct 2012 - 19:53

Ce que j'en pense? C'est que tu as mis des mots sur ce qui me trotte dans la tête depuis l'ouverture de ce sujet et la question posée pas Christelle des points communs entre ces ouvrages.

Citation :
l’idée qu’un best-seller jaillirait d’un tourbillon littéraire, économique et social insaisissable et imprévisible, mélange aléatoire de qualités intrinsèques au livre et d’évènements entourant sa parution
Plus j'y réfléchis, plus je suis convaincue qu'il est difficile de trouver un point commun aux livres cités, si ce n'est le remue-ménage médiatique qui les entoure. Raison pour laquelle "aléatoire" me parle. Very Happy

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Darcy
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MessageSujet: Re: Ces livres qui sont des phénomènes médiatiques et mondiaux, le débat   Mer 24 Oct 2012 - 22:52

Dérinoé a écrit:

1) On peut partir du principe que le succès obtenu par un livre ne découle que de l’agencement individuel d’éléments individuels inhérents à ch acun de ces textes considérés comme des entités individuelles et, en ce sens, inimitables...
2), rencontre l’imaginaire des lecteurs mais que chaque grand succès de librairie, quels que soient son thème et son traitement, renferme un même élément, commun à tous les best-sellers.

Dans ce second cas, on pourrait peut-être imaginer que les livres discutés ici reposent tous sur des fantasmes présents à grande échelle dans l’esprit humain

Qu’en pensez-vous ?[/color]

En même temps, je peux imaginer le livre comme un être ayant son individualité, je m'en réjouis même. Deux entités, l'une humaine , l'autre de fruit l'esprit converge pour alimenter un imaginaire. Mais, je freine des quatre fers sur l'emploi du mot 'fantasme' parce que finalement cela signifie que cette rencontre rétrecit l'espace de l'imaginaire puisqu'il s'agit de satisfaire un désir. La lecture ne remplit plus son rôle de vecteur pour enrichir son imaginaire, pour explorer un ailleurs, ou s'interroger sur soi.
Mais c'est peut-être là, la clef du succès de ces livres, c'est satisfaire une pulsion et l'offrir au plus grand nombre quitte à ne plus savoir ce qu'est que lire.
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Dérinoé
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MessageSujet: Re: Ces livres qui sont des phénomènes médiatiques et mondiaux, le débat   Jeu 25 Oct 2012 - 0:01


@ Cat47:

Citation :
Ce que j'en pense? C'est que tu as mis des mots sur ce qui me trotte dans la tête depuis l'ouverture de ce sujet et la question posée pas Christelle des points communs entre ces ouvrages.

Tu m'en vois ravie. Wink Je craignais de ne pas être claire.

Citation :
Plus j'y réfléchis, plus je suis convaincue qu'il est difficile de trouver un point commun aux livres cités, si ce n'est le remue-ménage médiatique qui les entoure. Raison pour laquelle "aléatoire" me parle.

Intuitivement, je suis assez encline à te rejoindre sur ce point.

Toutefois, le fait qu'un livre connaisse, in fine et compte tenu de tous les éléments littéraires et sociaux qui l'entourent, un succès planétaire n'exclut pas encore la présence d'un élément irréductible et commun, nécessaire au phénomène de masse sans pour autant garantir à lui seul son déclenchement. Comme je l'ai déjà dit, je ne tiens pas mordicus à soutenir la thèse du fantasme présent dans les fondements de la psychologie humaine mais je me demande si tous ces livres n'ont pas au moins en commun de cristalliser – indépendamment du talent de l'auteur – des éléments inhérents à des schémas psychologiques fondamentaux suscitant des réponses à grande échelle chez leurs lecteurs: tentation de la paranoïa comme outil de décodage de la réalité, rapports de soumission et de domination inscrits au plus profond des relations sociales (et sexuelles), barbarie comme expression ultime de l'interactions entre êtres humains, pour ne citer que ces quelques exemples.

Comme si quelque chose dans ces livres, malgré leur diversité de forme et de fond, atteignaient une corde présente chez un grand nombre de personnes, tout en étant peut-être indécelable au regard extérieur. Cela dit, j'admets que cette explication sous-estime fortement l'importance du rôle joué par l'appareillage social et économique mis en place par les promoteurs des bouquins en question. Je ne crois un succès de petite ou grande ampleur imputables aux seules stratégies marchandes des professionnels de l'édition mais, une fois un livre lancé, sans doute les structures de publicité et de ventes mises en place sont-elles déterminantes dans son parcours, notamment lorsqu'il dépasse les frontières.

@ Darcy:

Citation :
Deux entités, l'une humaine , l'autre de fruit l'esprit converge pour alimenter un imaginaire.


Je ne suis pas certaine de bien comprendre ce que tu veux dire. Qu'entends-tu exactement par "entité", dans ce contexte-ci?

Citation :
Mais, je freine des quatre fers sur l'emploi du mot 'fantasme' parce que finalement cela signifie que cette rencontre rétrecit l'espace de l'imaginaire puisqu'il s'agit de satisfaire un désir. La lecture ne remplit plus son rôle de vecteur pour enrichir son imaginaire, pour explorer un ailleurs, ou s'interroger sur soi.

Je ne pense pas que l'imaginaire et le désir fonctionnent comme des vases communicants et que la place prise par l'un ôte en espace à l'autre, et inversement.

De même, sans m'accrocher à tout prix à une hypothèse en réalité assez peu fondée, je dirais qu'un livre construit sur un ou plusieurs fantasmes n'empêche pas nécessairement l'imaginaire ou l'introspection - bien au contraire, pourrait-on dire. "Par fantasme", j'entends ici une sorte de pensée profonde, souvent nourrie de pulsions ou d'irrationalités, et présentes à l'état plus ou moins latent dans la conscience d'une majorité. Une œuvre fonctionnant comme un révélateur de pareils éléments, s'ils existent bel et bien, n'exclurait pas nécessairement d'autres réactions - telles que celles que tu proposes - chez le lectorat.

Citation :
Mais c'est peut-être là, la clef du succès de ces livres, c'est satisfaire une pulsion et l'offrir au plus grand nombre quitte à ne plus savoir ce qu'est que lire.

Comment définirais-tu "ce qu'est lire"?

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Darcy
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MessageSujet: Re: Ces livres qui sont des phénomènes médiatiques et mondiaux, le débat   Jeu 25 Oct 2012 - 0:50

Dérinoé a écrit:

Citation :
Mais c'est peut-être là, la clef du succès de ces livres, c'est satisfaire une pulsion et l'offrir au plus grand nombre quitte à ne plus savoir ce qu'est que lire.

Comment définirais-tu "ce qu'est lire"?[/color]

Lire c'est quoi? c'est maîtriser la langue, développer l’imaginaire, structurer sa pensée, accéder au savoir, acquérir du vocabulaire...

Dérinoé a écrit:

@ Darcy:

Citation :
Deux entités, l'une humaine , l'autre de fruit l'esprit converge pour alimenter un imaginaire.


Je ne suis pas certaine de bien comprendre ce que tu veux dire. Qu'entends-tu exactement par "entité", dans ce contexte-ci?

Je l'entends comme sa définition, un être ou une abstraction devenue réelle.
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Petit Faucon
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MessageSujet: Re: Ces livres qui sont des phénomènes médiatiques et mondiaux, le débat   Jeu 25 Oct 2012 - 9:50

C'est un débat très intéressant, et je suis ravie d'avoir lu vos échanges très intéressants ci-dessus.

Pour alimenter le débat, et reprendre aussi certains points qui ont été évoqués par certains d'entre vous, je dirais que ces livres phénomènes médiatiques :

=> sont portés par une machine commerciale de l'édition
d'où l'écrasante supériorité des ouvrages d'origine anglo-saxonne
ex : Twilight

=> correspondent à des fantasmes collectifs à l'instant T
ex : 50 shades of grey
ou Twilight
ou Da Vinci Code

=> débordent le nombre de gens qui sont des lecteurs réguliers et assidus, et touchent des gens qui autrement lisent peu ou pas du tout
ex : 50 shades of grey

Et pour finir je dirais que dans 20 ans nos enfants se demanderont "qu'est-ce que les gens ont bien pu trouver à ce bouquin, qui est certes pas mal, mais pas impérissable quand même ..."

Pour en venir à mon cas particulier, pendant longtemps je n'ai lu que des auteurs "morts" c'est-à-dire publiés depuis au moins 50 ans, et je fonctionnais beaucoup par sélection de thèmes (la littérature chinoise, japonaise, le théâtre du XVIIIe,... ) et d'auteurs (Zola, R Areinas, Balzac, Pirandello, Zweig, Goethe, ...) et aussi j'essayais de lire le plus de classiques possible à la médiathèque. Car la littérature se nourrit beaucoup des ouvrages de ceux qui les ont précédés. Et puis le plaisir de la lecture, c'est aussi la curiosité.

Depuis quelques années, je lis plus d'ouvrages contemporains, et parmi ceux qui sont cités par Christelle, j'ai lu

=> les Harry Potter, parce que mon fils a eu à lire le tome 1 en CM2, alors qu'il n'y avait que 2 tomes parus, et après je les ai tous lus au fur et à mesure de leur parution (en poche).
Je pense que dans 20 ans on le lira encore, et que c'est un vrai livre qui restera.

=> Da Vinci Code, parce que mon mari m'en a parlé tous les jours pendant une semaine, et j'ai craqué ; ça ne m'a pas laissé beaucoup de traces ... d'autant qu'il y a pas mal d'inexactitudes historiques assez énervantes.

Je n'ai pas lu Twilight mais j'en ai acheté 2 tomes à ma fille qui était fan, mais les discussions qu'on en a eu ne m'ont pas donné envie de m'y mettre.

J'ai feuilleté 50 shades of grey en grande surface, et le style était tellement mauvais que j'ai reculé, sans compter que l'histoire est convenue, et que rien ne vaut Alina Reyes en matière d'érotisme féminin Cool

Je n'ai pas lu Millenium parce que je me méfie de la tristesse dépressive et gore des scandinaves, mais j'y viendrai peut-être.

Donc en résumé, je me tiens au courant pour savoir de quoi on parle à la cafet', mais comme l'a dit Majeanne la vie est trop courte pour tous les bons livres qu'il y a à lire. sunny
Et puis plus je vieillis, moins je supporte les livres mal écrits ; le style devient aussi important que l'histoire racontée Very Happy
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Dérinoé
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MessageSujet: Re: Ces livres qui sont des phénomènes médiatiques et mondiaux, le débat   Jeu 25 Oct 2012 - 19:53

@ Darcy:

Citation :
Je l'entends comme sa définition, un être ou une abstraction devenue réelle.

D'accord. J'avoue ne toujours pas saisir la phrase en question. (Mais je suis du genre à ne comprendre vite que lorsque l'on m'explique longtemps. Razz)

@ Petit Faucon :

Citation :
Pour alimenter le débat, et reprendre aussi certains points qui ont été évoqués par certains d'entre vous, je dirais que ces livres phénomènes médiatiques :

=> sont portés par une machine commerciale de l'édition
d'où l'écrasante supériorité des ouvrages d'origine anglo-saxonne
ex : Twilight

=> correspondent à des fantasmes collectifs à l'instant T
ex : 50 shades of grey
ou Twilight
ou Da Vinci Code

=> débordent le nombre de gens qui sont des lecteurs réguliers et assidus, et touchent des gens qui autrement lisent peu ou pas du tout
ex : 50 shades of grey

Il me semble que l'on peut classer en trois catégories distinctes les éléments ou phénomènes gravitant autour de ces livres connaissant un succès international massif :

1) Les causes de l'attrait exercé par les romans concernés, à quelque niveau qu'on les situe : qualité littéraire de l’œuvre, recours à des thèmes finement sélectionnés, appareillage publicitaire mis en place par les vendeurs de papier etc.

2) Les conséquences de l'attrait exercé par les ouvrages en question : création de produits dérivés, tournages de films à gros budget, lectorat élargi mêlant passionnés et simples curieux etc.

3) Les moyens permettant à un livre de s'exporter sans pour autant constituer les causes de l'attrait exercé sur les lecteurs : bouche à oreille aux effets exponentiellement démultipliés par Internet, prolifération des réseaux sociaux centrés autour des livres, comptes-rendus de lecture sur blogs et forums etc.

Il est intéressant de constater qu'un même élément, selon la lecture que l'on opérera du phénomène, peut être placé dans les trois catégories. Par exemple, selon que l'on supposera le succès purement aléatoire ou programmable – et, par conséquent, programmé –, on concevra les stratégies éditoriales développées par les professionnels de la vente comme (1) cause de l'attrait, (2) conséquence de l'attrait ou (3) simple moyen ayant participé à sans pour autant appartenir aux causes nucléaires du succès. En revanche, il me semble que certains paramètres bien précis ne peuvent passer d'une catégorie à l'autre : la qualité intrinsèque d'un ouvrage, qu'elle soit formelle ou de fond, pourrait difficilement être conséquence de sa renommée qui, si le livre était resté obscur et inconnu, ne se serait alors parée d'aucun atout littéraire.

Maintenant, distribuer tous les éléments prenant part, de près ou de loin, à ces phénomènes éditoriaux relève de la gageure. Il faudrait, pour chacun des ouvrages, retracer précisément la genèse de la rédaction et la situation, au sein du champ littéraire national et international, de l'écrivain, la manière dont il a abordé les maisons d'édition, les stratégies ou absences de stratégies adoptées par celles-ci, la façon dont le livre a sauté de sa langue originale à diverses traductions et, une fois ces paramètres relativement objectifs analysés, passer au crible la presse et les médias offrant une trace de l'avis des lecteurs et, par conséquent, de ce qui leur a plu dans les livres, des éléments exerçant une fascination sur les médias et les critiques et j'en passe, à l'infini.

Il me semble qu'en toute rigueur, ce n'est qu'une fois la récolte et l'analyse de toutes ces données effectuées, puis une classification opérée, que l'on pourrait dresser un tableau synoptique de ces divers succès pour voir si, oui ou non, s'en dégage un point commun, que ce soit dans le tissu de l’œuvre même ou des les circonstances de son évolution sur le marché.

Citation :
Je n'ai pas lu Millenium parce que je me méfie de la tristesse dépressive et gore des scandinaves, mais j'y viendrai peut-être.

Là, vraiment, je trouve que tu as mauvais esprit.

Spoiler:
 



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Dulcie
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MessageSujet: Re: Ces livres qui sont des phénomènes médiatiques et mondiaux, le débat   Jeu 25 Oct 2012 - 23:24

Lu aucun des romans de la liste (à part un bout de Harry Potter 1 à l'époque de sa parution, française du moins).

Ce sont tous des livres qui ne m'attirent absolument pas : les histoires me paraissent nulles ; de plus, j'entends toujours parler de leur médiocrité d'écriture - que je n'ai pas grand peine à croire. Bref, aucun d'intérêt en vue.

En point commun, on voit que la plupart comportent plusieurs tomes. Globalement, ce sont des oeuvres longues. Alors j'ignore si c'est justifié ou s'il y a du délayage, mais je suppose que ça induit un phénomène d'impatience et accoutumance chez les lecteurs.
Comme j'ignore l'historique de ces sagas, je ne sais pas si les livres étaient prévus d'avance d'exister (a fortiori d'être publiés) en plusieurs tomes par les auteurs et éditeurs, c'est-à-dire peu importe le succès, ou si la décision de poursuivre vient après qu'on sache qu'il y a déjà des millions de lecteurs disponibles ?

A propos de "50 Nuances", le livre serait déjà en passe d'être en rupture de stock en France. On a beau se moquer, ça fonctionne...
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Zakath Nath
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MessageSujet: Re: Ces livres qui sont des phénomènes médiatiques et mondiaux, le débat   Ven 26 Oct 2012 - 9:46

Pour l'impatience créée par le nombre de tomes et l'attente entre les deux, ça n'a surtout fonctionné qu'avec Harry Potter et encore, seulement à partir du quatrième/cinquième tome. Les premiers se sont fait connaître par le bouche-à-oreille, donc beaucoup de personnes ont pu lire les premiers volumes d'affilée avant de devoir attendre.
Bien sûr, ensuite l'attente a joué pas mal (développement des fanfictions, notamment). Dans le cas d'Harry Potter, il a toujours été prévu d'écrire la saga en sept tomes, chacun représentant une année scolaire de Harry (même si le dernier tome sort un peu de ce schéma) et à quelques détails prêts c'est assez évident que l'auteur savait parfaitement où elle allait dès le départ.

Concernant Twilight c'est assez différent. Si je me souviens bien, seul un tome était prévu et l'auteur a du continuer face au succès. Par contre je trouve qu'il n'y a pas eu la folie suscitée par l'attente comme avec Harry Potter car les livres sont sortis à des dates assez rapprochées, finalement, et finalement le temps que ça se fasse connaître du grand public, seul le dernier tome suscitait une grosse attente. On peut ajouter à ça que les films sont sortis après, donc ça prolongeait le succès, mais ça ne l'accompagnait pas vraiment comme avec HP (et c'est un peu pareil avec Hunger Games ou 50 Shades, on n'a pas eu trois ans de suspense entre deux volumes comme entre La Coupe de Feu et L'Ordre du Phénix.

Citation :
de plus, j'entends toujours parler de leur médiocrité d'écriture

Oui, enfin là, il faut relativiser. Même si JKR n'a jamais été comparée à Balzac, il y a pas mal de critiques pour lui reconnaître une écriture assez fraîche et dynamique. Mais surtout elle sait parfaitement construire un récit et mener différentes intrigues de front avec un soin particulier des détails pour amener certaines révélations avec des indices éparpillés sur 7 tomes. À ce stade, elle ne maîtrise pas la technique du fusil de Tchekhov, c'est quasiment d'armurerie de Tchekhov qu'il faudrait parler.

Aucun rapport avec une Stephenie Meyer dont les dialogues manquent très souvent de naturels, avec des références forcées pour enfoncer le clou (On est capable de percevoir les influences de JKR sans qu'elle nous les explique, je veux dire qu'il n'y a aucune scène où un personnage s'exclame: "oh, la chatte de Rusard s'appelle Mrs Norris, comme la vieille peau de Mansfield Park... Oh, vous avez vu tous les points communs entre Rogue et Heathcliff? C'est fou!". Non, si le lecteur a les moyens de faire le parallèle, tant mieux pour lui, sinon ça ne l'empêche pas d'apprécier le récit en tout cas ce n'est pas forcé. Meyer fait ses allusions de façon très évidente et maladroite (ce ne sont plus des allusions, du coup" et ses livres sont souvent mal construit, avec de l'action qui démarre dans le tout dernier tiers parce qu'il en faut (quoique à partir du troisième tome elle arrive enfin à introduire la menace finale représentée par Victoria petoit à petit).

Quant à E.L James, pour les extraits que j'en ai lu, elle semble avoir pulvérisé les records de l'amateurisme, mais c'est gentil pour les relecteurs de prouver que quand même, ils servent à quelque chose en principe.

Dans Hunger Games le style n'est pas riche, c'est assez factuel, mais ça peut se prêter au fait que la narratrice est l'héroïne et qu'après tout ce qu'elle a traversé, elle essaie de raconter son histoire de façon la plus détachée possible. (dans son cas, ce n'est qu'arrivée à la fin du premier tome que l'auteur s'est rendue compte que ça ne pouvait pas se finir comme ça et que les actions de Katniss auraient forcément des conséquences, d'où les suites, mais ça devait être avant la publication).

Donc je ne dirais pas forcément médiocre. Les auteurs de livre à succès peuvent quand même avoir un talent d'écriture (c'est déjà quelque chose d'avoir un style efficace plutôt que beau). Par contre, dans tous les cas j'ai quand même l'impression que bon ou mauvais le style doit être facilement accessible (on a une exception avec Le Seigneur des Anneaux, et surtout sa traduction qui alourdit encore plus l'ensemble mais n'a pas empêché le livre de devenir culte).

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MessageSujet: Re: Ces livres qui sont des phénomènes médiatiques et mondiaux, le débat   Ven 26 Oct 2012 - 9:58

Pas grâce à nous en tous cas! Smile

Tu as raison de souligner que ce sont des sagas, à part le tout premier Da Vinci Code, qui a néanmoins connu une suite, mais imprévue au départ, ce qui l'enlève de la liste des sagas.

Il faut noter que les récents phénomènes ont également mis au moins un tome à s'installer, le succès n'est pas arrivé d'un coup.

Pour Haruki Murakami, que je ne peux mettre dans cette liste, mais que je peux citer à titre d'exemple, il est intéressant de noter que sa trilogie 1Q84 est effectivement son record de vente.

Principalement parce qu'entre deux tomes, l'attente s'installe, le buzz se fait, et le public attendant le deuxième ou le troisième tome grossit, grossit.
Il est intéressant de noter d'ailleurs que dans la parution française de deux sagas potentielles, Le Trône de Fer et L'Assassin Royal, une stratégie éditoriale a été adoptée; diviser chaque tome en deux tomes, lors de l'édition française. A mon sens, il est trop tard pour l'Assassin Royal pour atteindre les mêmes chiffres que Twilight, car ces livres sont moins faciles d'accès.Quant à L'Assassin Royal, c'est trop tard aussi. Mais les éditeurs français ont essayé! Smile Et les chiffres sont néanmoins très bons.


Sinon, pour Millenium, je voulais juste dire que le meilleur des livres n'est pas l'ambiance scandinave, mais bel et bien le personnage de Lisbeth Salander, probablement un des meilleurs personnages féminins jamais écrits.
Et d'ailleurs, on peut aussi noter que c'est la seule, dans la liste donnée, a être une héroïne AGISSANTE, car ce que je reproche principalement à Twilight et FS(à part l'écriture, certes), ce sont bien leurs héroïnes, qui sont de vraies cruches, subissant les évènements, hésitantes, inactives, qui mettent au moins un tome à entrer en action.
Et cela, c'est tout de même un point que je trouve assez choquant.
Notamment que FS se réfère à Tess d'Uberville, dans lequel le personnage féminin subit son époque, cela me choque, car le rapport de soumission est totalement différent.
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MessageSujet: Re: Ces livres qui sont des phénomènes médiatiques et mondiaux, le débat   Ven 26 Oct 2012 - 12:06

Zakath Nath a écrit:


Citation :
de plus, j'entends toujours parler de leur médiocrité d'écriture

Oui, enfin là, il faut relativiser. Même si JKR n'a jamais été comparée à Balzac, il y a pas mal de critiques pour lui reconnaître une écriture assez fraîche et dynamique. Mais surtout elle sait parfaitement construire un récit et mener différentes intrigues de front avec un soin particulier des détails pour amener certaines révélations avec des indices éparpillés sur 7 tomes.

Pour ceux-là, oui, j'ai entendu que c'était de bonne qualité. Et d'autres aussi sûrement, où la simplicité n'empêche pas d'avoir un ensemble correct et bien mené.
Ca ressemble peut-être à "A la croisée des mondes", le seul ensemble à succès que j'ai fini par lire. Il y a dix ans, je partais peu enthousiaste, et j'avais été très vite enthousiasmée par l'histoire et les personnages. Je n'ai jamais relu les volumes, mais donc je sais l'effet produit par ce genre de livres à suites.

Pour le style, je pensais surtout à "Twilight" ou "50 Shades", là, on entend souvent dire que c'est pas terrible (comme tu le soulignes).
D'ailleurs j'ai eu l'occasion de feuilleter "Twilight" et "Da Vinci Code", ça ne m'a pas donné envie de m'y consacrer. Je comprends que si on est pris par l'histoire, on peut passer outre l'écriture, mais comme ça ne m'intéresse pas non plus.

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MessageSujet: Re: Ces livres qui sont des phénomènes médiatiques et mondiaux, le débat   Ven 26 Oct 2012 - 12:35

j'ai voté "pourquoi pas? " tout dépend de la quatrième de couverture et des critiques sur le livre en question. Wink
je n'ai jamais vraiment accroché aux Harry Potter mais c'est juste une question de goûts! Wink en revanche, à mon avis, il est vraiment à part dans cette liste par rapport aux autres titres cités Rolling Eyes car ils sont vraiment très bien écrits, les histoires sont palpitantes, donc même si personnellement je n'aime pas, je comprends tout à fait que ça ait plu à autant de monde. De plus, ça a permis à plein de jeunes de se (re) mettre à lire!!!

J'accroche davantage aux histoires de vampire, je suis très fan de la série Buffy, The Vampire Slayer donc j'ai fini par lire la saga Twilight (heu, j'avoue que je n'ai toujours pas terminé le tome 4, blocage avec la dernière partie du tome 4 alors que j'ai adoré la 1ère)! j'y suis allée à reculons pour cette saga...l'année où le 1er film est sorti, j'ai donné à des 1ères comme DM d'anglais d'écrire une critique avec résumé sur un film qui leur a plu, naturellement, j'en ai eu quelques uns sur Twilight (avec photos et tout)!!! lol! j'étais un peu curieuse de me faire ma propre idée mais ce n'est que l'année suivante où j'ai commencé à lire le 1er tome en anglais...ma 1ère lecture se résumait un peu à "laisser tomber le livre, trop nul, qu'est-ce que c'est chiant!!" Rolling Eyes et "bon, je vais quand même continuer!!" ce livre m'attirait quand même, un peu malgré moi!!! Shocked
je me suis surprise à lire le 2ème tome que j'ai davantage apprécié que le 1er, je crois que j'étais un peu déprimée à ce moment-là et comme Bella est en pleine dépression dans une bonne partie de ce deuxième tome, ben, il ne se passe pas grand chose, dans beaucoup de passages, c'est le train train quotidien!!! Sleep Mais c'était une lecture très apaisante en fait!!! lol! sunny du coup, je garde un bon souvenir de ce deuxième tome qui était plus efficace que des anti- dépresseurs! lol!

J'ai enchaîné avec le 3ème que j'ai assez vite lu également et qui m'a beaucoup plu!
De prime abord, le style de l'auteur m'avait pas mal énervée!!! on ne peut pas dire que ce soit génial mais petit à petit, j'y ai pris goût et vraiment dans le 2ème tome, j'ai plutôt bien accroché à son style!!! Rolling Eyes je trouve que Stephanie Meyer a fait un effort pour décrire l'état émotionnel de Bella et ça se ressentait à la lecture de ce livre!!! sunny

Quant à Fifty Shades of Grey, j'ai beaucoup regretté mon achat en Angleterre cet été! No j'étais curieuse de voir pourquoi ce livre devenait un phénomène de société mais j'aurais dû m'abstenir de l'acheter! j'avais pourtant lu le pour et le contre sur ce bouquin et j'aurais dû me contenter de ça...je ne suis pas allée au bout de ma lecture! je l'ai revendu bien évidemment pas du tout au prix où je l'ai acheté!!!

EDIT: j'ai lu vos posts (1ère page) et je partage l'avis de Panda et Zakath Nat sur le fait que je n'accorde pas une si grande importance au style, du moment que le livre ou les histoires me plaisent! ..Certes, pour Twilight, il m'a fallu du temps pour passer outre le style et je les ai lus un peu après lorsque la folie est un peu retombée pour me faire ma propre opinion! mais ce n'est pas parce que tel livre est un véritable phénomène que je vais m'abstenir de le livre!!!en général, je lis les critiques ça et là, la quatrième de couverture et si ça me donne envie, j'achète!

Kusanagi a écrit:


Twilight je l'ai commencé et abandonné, au bout de la quinzième description/ répétition. Mais tout comme Fifty Shade, je l'ai commencé parce que je pars du principe que je ne peux pas critiquer un livre si je n'ai pas tenté au moins de le lire.

Le truc c'est que depuis que j'ai commencé Fifty Shade, je me dis que Twilight était pas si mal.

lol! je rejoins assez ton avis concernant le style en fait!! si ça peut pousser des jeunes à lire, pourquoi pas? Dans le cas de Harry Potter, j'aurais aussi tendance à le conseiller à des jeunes parce qu'il y a quand même un style!!! mais dans le cas de Fifty Shades of Grey...y a rien et ça ne poussera pas les gens à lire Tess of the d'urbervilles...ceux qui apprécient Fifty Shades et qui le trouvent super ne vont pas aimer Tess!!!trop littéraire, pas assez de sexe voyons!!! No lol!


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MessageSujet: Re: Ces livres qui sont des phénomènes médiatiques et mondiaux, le débat   Ven 26 Oct 2012 - 13:33

Super sujet!!!
Pourquoi une oeuvre devient-elle un succès planétaire? Je n'ai pas voté.
Je n'ai pas vos connaissances littéraires, je ne suis pas une lectrice compulsive, mais pour moi un livre c'est une rencontre et comme toutes les rencontres le hasard y est pour beaucoup. Enfin j'appelle cela du hasard, d'autres peuvent lui donner un autre nom... Du coup pour moi un succès planétaire est une rencontre, avec cette part de hasard. A l'exception des formatages alimentaires, chaque fois qu'on a essayé de créer une oeuvre en la calquant sur les désires supposés du public, la durée de vie de cette oeuvre a été assez brève, en peu comme celle des clones...

HP je l'ai lu parce que je lisais, écoutais tout ce que mes enfants lisaient ou écoutaient. Les échanges qui s'en suivaient avec ma connaissance de leur monde étaient pour moi fondamentaux. Je n'en étais d'ailleurs que plus fondée à leur demander de faire l'effort d'entrer dans le mien... J'ai beaucoup apprécié la fraicheur de ces romans, les valeurs qu'ils défendaient, la complexité du travail visiblement très structuré et le vocabulaire, qui sans être inaccessible restait tout de m^m assez soutenu pour faire évoluer celui des enfants. Une excellente surprise dans le monde de la littérature pour jeunes gens.

Pour Twilight c'est la m^m démarche mais pour mon parent vieillissant qui l'avait lu et voulait que je le lise également que nous puissions en parler. Je dois dire qu'il est fort atteint et que cela a fait partie des choses qui me l'ont confirmé parce qu'autrefois.... bref!

Le Da Vinci Code c'est une amie qui me l'a conseillé, mais je n'ai pas pu dépasser le tiers du roman; trop de contres vérités et d'invraisemblances ...ça m'a gonflé.

En fait je lis ce que me recommandent les personnes qui me ressemblent et réciproquement...

Mais un vrai succès littéraire qui perdure dans le temps, pour moi, c'est une rencontre, avec une grande part de hasard...
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MessageSujet: Re: Ces livres qui sont des phénomènes médiatiques et mondiaux, le débat   Ven 26 Oct 2012 - 18:57


@ Dulcie et Zakath Nath :

(Dulcie)

Citation :
En point commun, on voit que la plupart comportent plusieurs tomes. Globalement, ce sont des oeuvres longues. Alors j'ignore si c'est justifié ou s'il y a du délayage, mais je suppose que ça induit un phénomène d'impatience et accoutumance chez les lecteurs.


(Zakath Nath)

Citation :
Pour l'impatience créée par le nombre de tomes et l'attente entre les deux, ça n'a surtout fonctionné qu'avec Harry Potter et encore, seulement à partir du quatrième/cinquième tome. Les premiers se sont fait connaître par le bouche-à-oreille, donc beaucoup de personnes ont pu lire les premiers volumes d'affilée avant de devoir attendre.

(Zakath Nath)

Citation :
Concernant Twilight c'est assez différent. Si je me souviens bien, seul un tome était prévu et l'auteur a du continuer face au succès

La question des livres en série constitue un excellent exemple des multiples possibilités d'interprétation des différents éléments afférant au succès de ces livres. Dans le cas d'Harry Potter, il semble que l'auteur ait eu, dès la rédaction du premier tome, l'intention de consacrer un livre à chaque année d'apprentissage du personnage principal – si j'ai bien compris – alors que, pour Twilight, c'est le phénomène inverse qui s'est produit, un roman construit initialement comme une histoire close ayant généré, sous la pression du succès, une saga qui n'aurait, sinon, jamais vu le jour. Ce qui semble indiquer que si la production d'une série peut être un effet de la bonne fortune de l'ouvrage d'ouverture, elle ne constitue en rien une condition sine qua non du succès initial.

En tous les cas, si gène du succès planétaire il y a, et rien n'est moins sûr, il ne peut être constitué par l'accoutumance créée par la production d'une saga entière : celle-ci en serait plutôt l'un des effets, à côté de la création de films, de formus de discussion, d'une littérature parallèle et autres à côté.

Citation :
À ce stade, elle ne maîtrise pas la technique du fusil de Tchekhov, c'est quasiment d'armurerie de Tchekhov qu'il faudrait parler.

Excellent. Je la replacerai.

@ Christelle :

Citation :
Et d'ailleurs, on peut aussi noter que c'est la seule, dans la liste donnée, a être une héroïne AGISSANTE, car ce que je reproche principalement à Twilight et FS(à part l'écriture, certes), ce sont bien leurs héroïnes, qui sont de vraies cruches, subissant les évènements, hésitantes, inactives, qui mettent au moins un tome à entrer en action.

Pour Fifty Shades of Grey, il me semble que tu fais fi de tous les passages où Anastasia lave, range, époussette et se jette à genoux aux pieds de son Seigneur et Maître : à en croire les résumés glanés ci et là, elle semble tout de même très active, cette jeune femme.

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MessageSujet: Re: Ces livres qui sont des phénomènes médiatiques et mondiaux, le débat   Ven 26 Oct 2012 - 20:15

Je n'ai pas lu le roman, peut-être ces passages se situent dans les autres tomes? Oui, si c'est ça, c'est sur qu'elle est très "agissante"! lol!
Sigh, je n’ai rien contre les housewives américaines, mais comme on dit beaucoup qu'elles étaient le coeur de cible de ces romans, je dois dire que j'y vois un rapprochement assez malheureux, pour le coup... Razz

En ce qui concerne les Harry Potter, nous sommes tou(te)s tous plus ou moins d'accord pour dire que c'est tout de même un peu au-dessus du panier, je crois qu'un autre point intéressant de cette saga est que ses lecteurs ont pu grandir avec elle, il y a toute une génération qui a pu évoluer avec ces livres, ce que je trouve positif, vu les valeurs défendues par les romans.
Mais le fait que ce soit générationnel est assez intéressant à souligner, dira-t-on plus tard qu'il y a eu une génération Harry Potter?
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MessageSujet: Re: Ces livres qui sont des phénomènes médiatiques et mondiaux, le débat   Jeu 1 Nov 2012 - 16:12

Je dois bien avouer que je n'ai pas pu resister a Fifty Shades of Grey..et pourtant, je suis à fond dans les classiques Wink
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MessageSujet: Re: Ces livres qui sont des phénomènes médiatiques et mondiaux, le débat   Jeu 1 Nov 2012 - 16:26

J'ai répondu non je ne suis pas un mouton... bien que je trouve la proposition un peu cinglante. Juste Non m'aurait suffi.
Les livres dont on parle le plus ne sont jamais les plus intéressants selon moi. On ne me fera jamais démorde ; les récits qu'on découvre soi-même sont les meilleurs. Ce n'est pas "suivre la masse" qui est une mauvaise idée, mais adhérer à un "phénomène de mode" beaucoup trop redondant...

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MessageSujet: Re: Ces livres qui sont des phénomènes médiatiques et mondiaux, le débat   Jeu 1 Nov 2012 - 17:48

Zakath Nath a écrit:

Citation :
de plus, j'entends toujours parler de leur médiocrité d'écriture
Oui, enfin là, il faut relativiser. Même si JKR n'a jamais été comparée à Balzac, il y a pas mal de critiques pour lui reconnaître une écriture assez fraîche et dynamique. Mais surtout elle sait parfaitement construire un récit et mener différentes intrigues de front avec un soin particulier des détails pour amener certaines révélations avec des indices éparpillés sur 7 tomes
Oui, même avis, Rowling est largement au-dessus du panier, me semble-t-il. Wink
J'ai voté pour la dernière option, Pourquoi pas, si la quatrième de couverture me plaît. J'ajouterais: après avoir feuilleté quelques pages...

TheLadyInRed a écrit:
Je dois bien avouer que je n'ai pas pu resister a Fifty Shades of Grey
Et quel est ton sentiment, à ce jour?

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MessageSujet: Re: Ces livres qui sont des phénomènes médiatiques et mondiaux, le débat   Jeu 1 Nov 2012 - 20:46

Tout d'abord merci Christelle d'avoir ouvert ce topic cheers !!
Merci également à toutes celles qui sont intervenue avec brio (je ne possède pas leur verve, malheureusement) No
Ce soir, je n'ai pas le temps matériel de poster mon point de vue mais je voulais vous signaler une interview de E.L. James pour le Nouvel Obs je crois Arrow
Je trouve que l'auteur de Fifty Shades of Gray est un génie d'intelligence Laughing affraid
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MessageSujet: Re: Ces livres qui sont des phénomènes médiatiques et mondiaux, le débat   Aujourd'hui à 9:10

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