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 La notion de gentleman.

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MD
British countryside addict


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MessageSujet: Re: La notion de gentleman.   Ven 28 Déc 2012 - 14:36

Ah mais cher Hussard, ma curiosité s'arrête là où l'indiscrétion commence. Sans doute n'es-tu pas Sanders et je préserve donc le caractère sacré de ton secret.
Mon admiration pour ce Voyageur de Friedrich ne trahit jamais que mon dos ... c'est mon meilleur profil.

@Fée, ta jeunesse m'a fait oublier que je parlais à une Grand-Mère, promis je ne racketerai personne.

@Darcy : Ah bah voilà, je n'aime pas trop "raisonner" ça doit être ça, pourtant ce n'est pas faute d'avoir parfois des airs de cloches ! Wink

@Dérinoé :
Citation :
".... un bonnet roots d'inspiration jamaïquaine du plus bel effet, particulièrement lorsqu'il s'agit d'impressionner la bonne société catholique, antique ou non...."
Impressionant ! Il doit être joliment coloré, la "bonne société" vous tire son chapeau.
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MissAcacia
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MessageSujet: Re: La notion de gentleman.   Ven 28 Déc 2012 - 17:27

TimesNewRoman a écrit:
Petit Faucon a écrit:
la famille moustache
... oeuvre des toqués Helvètes Plonk & Replonk, implantés à La Chaux-de-Fonds (ou bien) et publiés dans Le Temps...

Thank you TimesNewRoman, d'avoir comblé mon oubli de citation (trop pressée comme d'hab')

Pour le reste je n'ai pas tout suivi, j'ai raté plein d'épisodes, manqué des high scones pendant que j'étais occupée à me goberger de dindomaron en familiale compagnie si j'ai bien tout compris mais je vous fais confiance Wink ...

Back to the garden...
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HussarBlue
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MessageSujet: Re: La notion de gentleman.   Ven 28 Déc 2012 - 20:04

@Arsinoé :

Ayant mis un point final pour ce jour à mes écritures mercenaires, j’ai maintenant le loisir de vous répondre puisque vous souhaitiez une exégèse à la hussarde de votre propos touchant le rapport - évident et nécessaire à vos yeux - entre la dureté de la condition ouvrière et la Terreur, tenant que celle-ci valait celle-là, et la justifiait donc pleinement.

Je doute que vous soyez consciente de l’horrible de la chose, attendu que des expériences industrielles de cet ordre, selon un identique raisonnement, ont été menées au long du siècle écoulé, et que leur résultat a ramené nos assez modestes massacres de 1792/1794 au rang d’artisanales boucheries.

On peut admettre, dans une optique marxiste, la logique de votre position, mais c’est une logique ultra-terroriste qui est responsable de quelque 75 millions de morts, à tout le moins, selon les computations effectuées dans le Livre Noir du Communisme : voilà qui met vraiment au prix fort la sueur de la classe ouvrière.

Laquelle n’ira pas au Paradis, au reste, étant assez généralement la première victime des épigones modernes de nos Marat et autres Robespierre.

Que l’on puisse soutenir une telle posture ne laisse pas de m’étonner, mais il est tristement vrai que chaque génération doit refaire ses expériences, d’autant que l’enseignement de l’Histoire, qui pourrait y obvier, est de nos jours, sinon inexistant, du moins fortement biaisé.
Et ce n’est pas l’étude du Monomotapa - La Fontaine ou Cloots notwithstanding – qui favorisera les prises de conscience… Il y a, sur ce Forum, un topic dédié à Animal Farm : puis-vous suggérer de le lire ? la "marge de progression" sera votre récompense.... et je vous garderai au chaud une tranche de veau gras....

Concernant le « politiquement correct », pour lequel vous vouliez également mon sentiment, je n’ignore pas tout à fait son sens original, qui a pris naissance aux USA avec l’affirmative action. Mais par un glissement sémantique, il est devenu de nos jours, en France et plus généralement dans le monde occidental, l’expression de la Pensée Unique, la seule qui ait droit de cité (et d’être citée…) : dans la complexion du Gentleman, il y a certainement une part de convenu, voire de conformisme dans son attitude, mais il ne peut rien y avoir de complaisant ni de suiviste.

Vous rappelez-vous les « Non, merci » de Cyrano ? Je vous accorderai qu'il était de France...

Mais il n’y avait pas d’échine souple chez Brummell, qui y laissera quasiment la vie, ni chez Lord Seymour, ni, au demeurant, chez aucun des gentlemen qui peuplent le monde austenien…

Il y a d’ailleurs incontestablement un dandysme de la pensée chez le gentleman, que l’on retrouvera chez un Barbey d’Aurevilly : « Etre un Lord Byron d’instinct, si ce n’est de génie, et sans fortune, dans cette société de meurt-de-faim et d’égalitaires, quel métier ! »…

Evidemment, il faut aussi savoir jouer de la cornemuse : « A gentleman is a man who can play the bagpipe, but who does not”… je suis, là, hélas, disqualifié….

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MessageSujet: Re: La notion de gentleman.   Ven 28 Déc 2012 - 23:37

MissAcacia a écrit:
trop pressée comme d'hab'
Aucun souci, il se trouve que les pères Plonk et Replonk sont de vieilles connaissances, d'une certaine façon. Les Lyonnais trouveront sans difficulté leurs délicieuses cartes à la librairie Passages, rue de Brest (2ème arrondissement).

MissAcacia a écrit:
Pour le reste je n'ai pas tout suivi, j'ai raté plein d'épisodes
Dérinoé suggérait l'existence d'"âmes nobles par intelligence plus que par naissance qui savent, aujourd'hui, encore, témoigner avec une délicatesse exquise de l'élégance de cette courtoisie qui se passe de tout drapeau".
De celles qui ouvrent spontanément la fenêtre après avoir empuanti une pièce, j'imagine, et qui s'en tiennent au débat d'idées sans autre condescendance déplacée et risible. Cherchons bien.
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HussarBlue
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MessageSujet: Re: La notion de gentleman.   Sam 29 Déc 2012 - 8:18

TimesNewRoman a écrit:
[
De celles qui ouvrent spontanément la fenêtre après avoir empuanti une pièce.

Le français est langue difficile, je l'admets, et l'effet Serendip est toujours amusant.... comme l'absence d'humour.... Wink
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MessageSujet: Re: La notion de gentleman.   Sam 29 Déc 2012 - 12:29

La notion de gentleman, trop facile : le 3ème album des Afghan Whigs cheers



Ah, on me souffle dans l'oreillette que je serais hors sujet scratch Scuzez moi, j'ai juste lu le titre et comme j'ai pas compris le rapport avec les précédents posts je me suis dit que j'avais enfin trouvé un prétexte pour poster un morceau d'un de mes groupes préférés Embarassed
Bon ben 1000 excuses gentils messieurs et gentes dames ... mais ça a au moins le mérite de réveiller un samedi matin midi lol!
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Darcy
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MessageSujet: Re: La notion de gentleman.   Sam 29 Déc 2012 - 12:37

C'est de la Sique (de circonstance Exclamation ).

lol!
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Dérinoé
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MessageSujet: Re: La notion de gentleman.   Sam 29 Déc 2012 - 14:57


@ Darcy:

Je te remercie. Comment ne pas être inspiré par la hauteur de vue d'un Rodrigue? Wink

@ MD:

Citation :
Impressionant ! Il doit être joliment coloré, la "bonne société" vous tire son chapeau.


Je savais bien que mon couvre-chef en effet tricolore - bandes jaune et verte sur fond noir - m'ouvrirait les portes de la meilleure société. Et puis, de toi à moi, c'est sous le bonnet jamaïcain que, pour ma part, j'arbore mon meilleur profil, si tant est que j'en aie un.

@ HussarBlue:

Citation :
Ayant mis un point final pour ce jour à mes écritures mercenaires, j’ai maintenant le loisir de vous répondre puisque vous souhaitiez une exégèse à la hussarde de votre propos touchant le rapport - évident et nécessaire à vos yeux - entre la dureté de la condition ouvrière et la Terreur, tenant que celle-ci valait celle-là, et la justifiait donc pleinement.

Je ne suis pas moi-même certaine de la nature du lien qui existe entre conditions de vie des masses laborieuses et mouvements de révolte mais j'ai tendance à penser que, quelle qu'elle soit, cette causalité est nécessairement présente dans la mesure où les ventres pleins et les têtes bien nourries ont, je crois, une propension très limitée à s'adonner au bain de sang pour le plaisir de. (Et c'est le rejeton d'un pays replet qui vous l'écrit.)

Maintenant, en admettant que cette causalité existe bel et bien, elle ne justifie pas encore - ni ne contredit du reste - que l'on réponde à la barbarie par la barbarie et à une exploitation lente et organisée par le meurtre de masse. J'appréhende ces deux questions, celle de l'existence d'un rapport entre les deux phénomènes d'une part et celle de la justification, morale ou intellectuelle, de l'effet par la cause d'autre part, de manière disjointe et si, comme l'ensemble des historiens et des personnes de bon sens, je ne peux que valider la première, la seconde ne cesse de m'interroger.

Citation :
Je doute que vous soyez consciente de l’horrible de la chose, attendu que des expériences industrielles de cet ordre, selon un identique raisonnement, ont été menées au long du siècle écoulé, et que leur résultat a ramené nos assez modestes massacres de 1792/1794 au rang d’artisanales boucheries.

Je n'en suis pas consciente, en effet, mais je doute que la seule connaissance des chiffres et de récits glanés sur le papier puisse rendre compte, en plein, de l'horreur d'un massacre ou d'un génocide. C'est donc en toute conscience de mon ignorance, si vous me permettez cette pirouette, que j'aborde le présent débat.

Citation :
On peut admettre, dans une optique marxiste, la logique de votre position, mais c’est une logique ultra-terroriste qui est responsable de quelque 75 millions de morts, à tout le moins, selon les computations effectuées dans le Livre Noir du Communisme : voilà qui met vraiment au prix fort la sueur de la classe ouvrière.

Il me semble que vous effectuez ici un saut entre la pensée marxiste, d'essence philosophique et infiniment plus complexe à saisir que les tirades lyriques qu'en extraient les politiciens d'extrême-gauche, et ce que le stalinisme ou, plus simplement, la réalité de l'Union Soviétique en a fait, à savoir un étendard dévoyé à des fins sans lien avec celles que prévoyait (plus que préconisait du reste) le grand barbu de Rhénanie.

Maintenant, indépendamment du fait que le communisme soviétique présente des dissonances et des contradictions extraordinaires avec la pensée de Karl Marx lui-même – pour le peu que j'en ai saisi –, je dirais que la comparaison entre massacres à l'aune du nombre de victimes engendré est en elle-même tout à fait discutable. Dans une optique utilitariste, comme celle développée il y a deux siècles par John Stuart Mill ou Jeremy Bentham dans leurs essais respectifs, on peut en effet partir du principe que le nombre de personnes, sauvées ou tuées selon le contexte, constitue, en lui-même et par lui-même, un étalon de mesure de l'excellence d'un système et que le gouvernement qui produirait le plus de victimes devrait donc être jugé comme le plus mauvais. En revanche, on peut tout aussi bien partir de l'idée que le nombre ne joue aucun rôle dans l'évaluation de la moralité d'une action et que son essence réside non dans le résultat pratique – et donc comptable – mais, pour ne citer que quelques alternatives, dans l'intention des acteurs, dans le déroulement des faits ou, encore, dans la philosophie qui les sous-tend.

C'est une question ouverte que je pose là mais je me demande si l'on peut juxtaposer les massacres en dénombrant la quantité de morts ou de miséreux produite par chacun d'eux pour les échelonner ensuite sur l'axe éthique allant de l'excellence morale à la plus profonde des turpitudes selon une norme chiffrée. En ce sens, je me garderai bien de mettre en vis-à-vis les massacres perpétrés sous la Terreur avec ceux que causeront, plus tard, les régimes dictatoriaux de l'Europe à feu et sang ; du moins pas sans avoir, au préalable, démontré et admis que le nombre fait l'éthique et, par extension, la gravité des faits.

Citation :
Que l’on puisse soutenir une telle posture ne laisse pas de m’étonner, mais il est tristement vrai que chaque génération doit refaire ses expériences, d’autant que l’enseignement de l’Histoire, qui pourrait y obvier, est de nos jours, sinon inexistant, du moins fortement biaisé.

À ce sujet, je me permets d'attirer votre attention sur le fait que massacres et génocides ne sont, bien souvent, pas le fait de jeunes pousses encore peu averties des affres de l'Histoire et que, sur l'absence de raisonnement comme sur la volonté de destruction, l'âge, dans un sens comme dans l'autre, ne fait rien à l'affaire, comme le chantait l'un de vos plus admirables poètes. J'espère donc donc que vous aurez à l'avenir la courtoisie d'attribuer mes erreurs à la bêtise qui, par essence sans doute, est la mienne plutôt qu'à la génération à laquelle j'appartiens.

Sur la question de l'enseignement biaisé et bien que je vous rejoigne volontiers sur le fond, je ne suis pas certaine que la tare soit de notre époque : la France du Général de Gaulle, pour ne prendre que cet unique exemple, tendait-elle à une instruction impartiale, objective et dénuée de toute censure politique ? Je m'interroge. J'ajouterais même, sans pour autant me faire le chantre d'une époque qui me laisse perplexe plus souvent qu'à mon tour que, pour une jeune tête intéressée par l'Histoire, la multiplication des moyens de communication actuels – bibliothèques démocratisées, revues accessibles pour des sommes abordables, viviers d'informations fleurissant sur la toile etc. – constitue un véritable encouragement à la diversité des sources et des points de vue et, par conséquent, à l'exercice du recoupement qui, s'il n'exclut pas complètement l'erreur, diminue toutefois fortement le pourcentage de croyances monolithiques autrefois assénées par l'enseignement dogmatique d'un Professeur qui se faisait la voix de Dieu (et, accessoirement, de la tendance politique dominante du moment).
,
Citation :
Il y a, sur ce Forum, un topic dédié à Animal Farm : puis-vous suggérer de le lire ? la "marge de progression" sera votre récompense.... et je vous garderai au chaud une tranche de veau gras....

J'accepte toute forme de suggestion, surtout si vous me prenez par les sentiments : le veau gras a sur mon esprit des pouvoirs insoupçonnés.

Citation :
Concernant le « politiquement correct », pour lequel vous vouliez également mon sentiment, je n’ignore pas tout à fait son sens original, qui a pris naissance aux USA avec l’affirmative action. Mais par un glissement sémantique, il est devenu de nos jours, en France et plus généralement dans le monde occidental, l’expression de la Pensée Unique, la seule qui ait droit de cité (et d’être citée…) : dans la complexion du Gentleman, il y a certainement une part de convenu, voire de conformisme dans son attitude, mais il ne peut rien y avoir de complaisant ni de suiviste.


Si je vous suis bien – et vous pardonnerez là une attitude peu gentleman –, le politiquement correct se caractériserait donc par (1) son statut de pensée uniquement admise par un groupe donné, (2) sa complaisance et (3) son suivisme ? Mais comment expliquez-vous alors l'émergence d'un principe artificiellement érigé en étalon de la juste pensée, sinon par la présence d'une classe dominante, quelle qu'elle soit, dont l'existence ne paraissait pas vous être odieuse dans vos précédents messages?

Citation :
Evidemment, il faut aussi savoir jouer de la cornemuse : « A gentleman is a man who can play the bagpipe, but who does not”… je suis, là, hélas, disqualifié….

Itou. Pour la cornemuse, comme pour le reste. Wink



Dernière édition par Dérinoé le Lun 31 Déc 2012 - 10:57, édité 2 fois
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Darcy
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MessageSujet: Re: La notion de gentleman.   Sam 29 Déc 2012 - 15:45

Dérinoé a écrit:

[color=darkblue]@ Darcy:

Je te remercie. Comment ne pas être inspiré par la hauteur de vue d'un Rodrigue? Wink
...

Je m'interroge. J'ajouterais même, sans pour autant me faire le chantre d'une époque qui me laisse perplexe plus souvent qu'à mon tour que, pour une jeune tête intéressée par l'Histoire, la multiplication des moyens de communication actuels – bibliothèques démocratisées, revues accessibles pour des sommes abordables, viviers d'informations fleurissant sur la toile etc. – constitue un véritable encouragement à la diversité des sources et des points de vue et, par conséquent, à l'exercice du recoupement qui, s'il n'exclut pas complètement l'erreur, diminue toutefois fortement le pourcentage de croyances monolithiques autrefois assénées par l'enseignement dogmatique d'un Professeur qui se faisait la voix de Dieu (et, accessoirement, de la tendance politique dominante du moment).
..

[/quote]

Tu l'es aussi, inspirée ici tout du moins, car tu m'ôtes les mots de la bouche. C'est le temps révolu des instituteurs et des gentlemans parce que nous avons élargi les horizons. L'un a bénéficié de réforme et pas l'autre (au moins lexicale ). lol!


Dernière édition par Darcy le Sam 29 Déc 2012 - 17:51, édité 2 fois
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HussarBlue
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MessageSujet: Re: La notion de gentleman.   Sam 29 Déc 2012 - 16:14


@Arsinoé

Je ne nierai pas que vous ayez une plume véloce, si un brin alambiquée et amphigourique, chère amie, mais si vous invoquez Stuart Mill ou Bentham, je me sens alors capable de vous expédier dans les jambes un Locke ou un Hobbes, voire pour faire plus récent et français, un Destutt de Tracy ou l'excellent Bastiat, quant aux effets délétères de la démagogie sur les conditions socio-économiques de la classe ouvrière, ses pompes et ses oeuvres, à défaut de circonstances (marxisto-atténuantes)....

Mais voilà qui nous éloigne bien du Gentleman et de la cornemuse : vous m'avez fort diverti, il y a fort longtemps que je n'avais pas jouté avec quelqu'un de votre talent pour les nuées, mais vos lecteurs vous sauraient gré, néanmoins, de faire plus court et concentré... et, surtout, ces périodes proustiennes de quatre ou cinq lignes... épuisantes... Permettez alors que je me drape dans mes rubans verts, chère Arsinoé, et prenne congé pour ce soir : demain, je chasse.... et me lève tôt...

Gardez moi votre affection, et croyez à la mienne

HB

PS : je vous imaginerais très volontiers en Directrice du Circumlocution Office, cher à Dickens.
Laughing
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Darcy
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MessageSujet: Re: La notion de gentleman.   Sam 29 Déc 2012 - 17:47

Dérinoé a écrit:

Plaisanterie mise à part, je pensais intuitivement que la philosophie du gentleman était l'une de celle que l'on pratique sans jamais la revendiquer, le sommet de l'élégance résidant dans l'humilité que porte en elle toute excellence.

Cela étant, la cristallisation d'un concept autour d'un mot ou une expression à un moment donné de l'Histoire n'implique pas que la réalité qu'ils recouvrent n'ait pas existé avant ou après leur émergence. Si un terme et la notion qui lui est liée peuvent faire défaut ou tomber en désuétude au cours des années, il n'est pas dit que les référents auxquels ils renvoient perdent quant à eux de leur actualité, quels que soient le lieu et le moment. Non?

Mais si, d'alleurs ta définition, très actuelle, a davantage retenu mon attention qu'une autre et me satisfait, car tu y as, avec justesse, ajouté une teneur philosophique, qui permet de traduire cette idée (qui gêne tant MD Very Happy ) dans sa totalité mais aussi dans sa complexité historique et sociétale.
Ainsi, elle me permet de comprendre que le comportement de bienfaisance, et soucieux des autres est reconnue comme une valeur chez les anglais et entrée dans leurs moeurs. Mais en fait, je n'en sais rien pour n'avoir vu personne agir avec cette élégance caractéristique peut-être que ce modus vivendi est parti en désuétude et qu'il ne tient, aujourd'hui, qu'à une réputation culturelle.
A contrario, j'ai l'impression que le gentilhomme français a disparu sitôt que le gentleman a fait son apparition sur Terre anglaise, c'est à dire il y a bien bien longtemps. Laughing Je me demande à quoi cela a tenu? lol!
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Dérinoé
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MessageSujet: Re: La notion de gentleman.   Dim 30 Déc 2012 - 14:20


@ HussarBlue:

Citation :
vous m'avez fort diverti,


Croyez bien, cher ami, que le divertissement fut réciproque.

Citation :
Il y a fort longtemps que je n'avais pas jouté avec quelqu'un de votre talent pour les nuées

Où l'on constate avec plaisir que les grands esprits se rencontrent puisqu'il se trouve qu'à vous lire me revenaient sans cesse à l'esprit les Nuées également. Mais d'Aristophane, celles-là. Je ne vous ferais pas l'injure de les commenter ici: je suis certaine que vous connaissez tout cela par coeur depuis longtemps.

Citation :
demain, je chasse.... et me lève tôt...

Prenez garde en graissant les fusils: on se tire si facilement une balle dans le pied.

Citation :
Gardez moi votre affection, et croyez à la mienne

Je vous garde tout. C'est un trait de ma nature qui, pour mon bonheur, est infiniment meilleure que mon sytle. (C'est dire si ma nature est bonne.)

Citation :
je vous imaginerais très volontiers en Directrice du Circumlocution Office, cher à Dickens.

Je tends à ne diriger ni rien ni personne, sinon ma propre pensée. Je me réjouirais toutefois de voir tout un chacun en faire autant.

@ Darcy:

Citation :
Mais si, d'alleurs ta définition, très actuelle, a davantage retenu mon attention qu'une autre et me satisfait, car tu y as, avec justesse, ajouté une teneur philosophique, qui permet de traduire cette idée (qui gêne tant MD ) dans sa totalité mais aussi dans sa complexité historique et sociétale.

Je te remercie. Depuis que je parcours ce topic, je me demande si nous tendons à circonscrire une classe de personnes ayant appartenu à une certaine société durant une époque bien déterminée et en un lieu défini ou si, partant de nos lectures et intuitions propres, nous proposons chacun une vision personnelle de ce que devrait être un gentleman accompli.

Citation :
Ainsi, elle me permet de comprendre que le comportement de bienfaisance, et soucieux des autres est reconnue comme une valeur chez les anglais et entrée dans leurs moeurs. Mais en fait, je n'en sais rien pour n'avoir vu personne agir avec cette élégance caractéristique peut-être que ce modus vivendi est parti en désuétude et qu'il ne tient, aujourd'hui, qu'à une réputation culturelle.

Il est en effet toujours difficile de savoir jusqu'à quel point un trait que l'on attribue volontiers à une population se retrouve, de manière significative, chez les personnes qui la compose, tant il est vrai que la nature humaine est, partout, variée, contrastée, nuancée et que pour un être confirmant le préjugé, bon ou mauvais, on en trouvera aisément deux autres qui le contrediront. Si la notion de gentleman correspond à quelque réalité extra-linguistique, je suis bien certaine qu'elle se peut retrouver dans bien des pays et tant parmi la gente masculine que féminine.

Citation :
A contrario, j'ai l'impression que le gentilhomme français a disparu sitôt que le gentleman a fait son apparition sur Terre anglaise, c'est à dire il y a bien bien longtemps. Je me demande à quoi cela a tenu?

Une étude de l'évolution de cette classe sociale, si on peut la considérer ainsi, dans les différents pays où elle semble s'être cristallisée, serait en effet fort intéressante.

Je ne connais que très peu la littérature contemporaine de Jane Austen mais, pour pratiquer la sienne avec grand plaisir au moins, il me semble que le gentleman austenien, sinon anglais, se caractérise souvent par cette double propension à supporter le mal avec héroïsme d'une part et à prodiguer le bien dans une discrétion qui confine parfois à l'effacement de soi d'autre part. Je pense bien sûr ici à Darcy dans Orgueil et Préjugés ou au Colonel Brandon dans Raison et Sentiments qui, chacun, accueillent les déconvenues qui les accablent dans la première partie de l'histoire avec une imperturbable droiture d'esprit - ce que nous appellerions aujourd'hui de la "classe", quoi que ce terme puisse signifier - et continuent d'accomplir le bien selon leur conviction dans la suite de la trame, parfois au bénéfice de ceux qui les ont blessés, sans jamais retirer aucune gloire de leurs valeureuses actions.

Je me demande si le gentilhomme à la française devait lui aussi réunir, aux yeux de la société dans laquelle il évoluait, ces mêmes traits de comportement.

Si ce n'est pas trop indiscret, as-tu étudié la philologie anglaise ou romane?



Dernière édition par Dérinoé le Dim 30 Déc 2012 - 15:20, édité 2 fois
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clinchamps
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MessageSujet: Re: La notion de gentleman.   Dim 30 Déc 2012 - 14:42

Youuuuu houuuuuu !!! ça va là haut, l'air des cimes ????? Y a encore de l'oxygène ???? je retourne dans mes fonds marins et n'ai fait que passer incognito .....
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Darcy
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MessageSujet: Re: La notion de gentleman.   Dim 30 Déc 2012 - 20:40

Dérinoé a écrit:

Si ce n'est pas trop indiscret, as-tu étudié la philologie anglaise ou romane?[/color]

J'ai étudié la philologie et la phonologie des langues indo-européennes. Razz
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Dérinoé
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MessageSujet: Re: La notion de gentleman.   Dim 30 Déc 2012 - 21:09


@ Darcy:

J'ai bien pensé, en te lisant, que tu avais des réflexes de philologue (et non moins de gentleman) sur les questions qui nous occupent. Wink
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HussarBlue
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MessageSujet: Re: La notion de gentleman.   Lun 31 Déc 2012 - 9:46

Dérinoé a écrit:

.
Si la notion de gentleman correspond à quelque réalité extra-linguistique, je suis bien certaine qu'elle se peut retrouver dans bien des pays et tant parmi la gente masculine que féminine.


Touchant aux "nuées", j'avais plutôt dans l'esprit, gente Dame, l'expression baudelairienne, mais Aristophane a également écrit les Guêpes, ces irritants hyménoptères qui se font un devoir de piquer légèrement quiconque les approche de trop près.... qu'ils appartiennent à la gent féminine ou à la gent masculine...

Et pour "se tirer une balle dans le pied", j'ai vu la chose arriver, de fait, mais rarement avec autant d'effet.... soit dit en prenant quelques gants... envers qui se pique de préciosité...

Mais croyez à mon amitié indulgente, et amusée....

HB

PS : on ne "graisse" pas une carabine, sinon pour la stocker sur de longues durées. On utilise alors un produit dénommé "cosmoline", dont il est souvent fait mention dans les ouvrages militaires ou policiers.

Pour le reste, j'ai eu la chance de tirer hier un joli animal de 70 kg, traversard au galop à 50 mètres et, à la suite, le plaisir de voir un gros keiler m'approcher innocemment à 5 ou 6 mètres au travers de minces gaulis... je ne l'ai pas tué parce que je venais déjà de prendre une vie de son espèce, et qu'il était arrivé avec une si admirable discrétion... j'ai ce côté cynégétique assez malthusien...

Quand il m'a enfin éventé, il a plissé les yeux, m'a regardé - le sanglier est myope et compte surtout sur son odorat - et après notre "eye contact" il s'est détourné et est reparti sans plus de bruit : il a réussi, au demeurant, à quitter l'enceinte traquée sans dommages, puisque je l'ai entendu saluer à 300 mètres par les seuls quatre coups de trompe rituels signalant le changement de traque d'un animal...
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MessageSujet: Re: La notion de gentleman.   Lun 31 Déc 2012 - 10:43

Dérinoé a écrit:
Depuis que je parcours ce topic, je me demande si nous tendons à circonscrire une classe de personnes ayant appartenu à une certaine société durant une époque bien déterminée et en un lieu défini ou si, partant de nos lectures et intuitions propres, nous proposons chacun une vision personnelle de ce que devrait être un gentleman accompli.


Je pense qu'il s'agissait plutôt de la deuxième solution et de d'expliquer quelles seraient, pour nous, les qualités que devrait posséder un « gentleman » aujourd'hui. Du moins, je l'avais pris comme ça pour mes premières réponses lol! Je pense que c'est également pour cela qu'on avait fait sauter la notion de classe sociale dans nos premières réponse, pour se focaliser sur le comportement et les qualités que l'individu devrait posséder, car c'est la première chose à laquelle on pense, aujourd'hui, quand on nous parle d'un gentleman.
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MessageSujet: Re: La notion de gentleman.   Mar 1 Jan 2013 - 23:56


@ Panda:

Citation :
Je pense qu'il s'agissait plutôt de la deuxième solution et de d'expliquer quelles seraient, pour nous, les qualités que devrait posséder un « gentleman » aujourd'hui.


Tu as raison: j'ai relu le post d'ouverture de Serendipity qui confirme en effet ce que tu m'écris.

Citation :
Je pense que c'est également pour cela qu'on avait fait sauter la notion de classe sociale dans nos premières réponse, pour se focaliser sur le comportement et les qualités que l'individu devrait posséder, car c'est la première chose à laquelle on pense, aujourd'hui, quand on nous parle d'un gentleman.


Le mot "gentleman" a ceci de commun avec la notion de temps chez Saint-Augustin que, si l'on peine à cerner théoriquement la réalité qu'il recouvre, on la reconnait pourtant immédiatement lorsqu'elle se présente à nous. Wink
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MessageSujet: Re: La notion de gentleman.   Mer 2 Jan 2013 - 0:43

Dérinoé a écrit:

Le mot "gentleman" a ceci de commun avec la notion de temps chez Saint-Augustin que, si l'on peine à cerner théoriquement la réalité qu'il recouvre, on la reconnait pourtant immédiatement lorsqu'elle se présente à nous. Wink

je devrais me servir de cette explication plus souvent ! (parce que j'ai souvent du mal à m'expliquer et tout... )
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MessageSujet: Re: La notion de gentleman.   Mer 2 Jan 2013 - 7:42


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MessageSujet: Re: La notion de gentleman.   Mer 2 Jan 2013 - 21:43

Il couldn't agree more ! Je lis une histoire du Débarquement et de la Bataille de Normandie, et les exemples en la matière sont légion... Embarassed

Mais pour en revenir au topic, une phrase du livre que je viens d'évoquer m'a fait sourire : Les Canadiens comme les Américains étaient interloqués par l'incapacité apparente de l'armée britannique à achever une tâche sans prendre une pause pour le thé.

Ca fait gros cliché, mais il doit y avoir une bonne dose de vérité. Smile

Un gentleman serait-il celui qui sait apprécier une tasse de thé, quelles que soient les circonstances ? Smile
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MessageSujet: Re: La notion de gentleman.   Jeu 3 Jan 2013 - 0:45


@ Panda:

Citation :
je devrais me servir de cette explication plus souvent ! (parce que j'ai souvent du mal à m'expliquer et tout... )

Comme dirait Perceval le Gallois, c'est ma botte secrète. Un petit Saint Augustin dans la discussion, et ça repart comme un rien. Wink
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MessageSujet: Re: La notion de gentleman.   Jeu 3 Jan 2013 - 1:53

Je lirai entièrement le topic plus tard dans la matinée car la conversation me semble fort intéressante et je ne suis pas tout à fait d'accord avec l'article sur les gentlemen, ma définition est tout autre Smile

Mais, Dérinoé, j'ai envie de te demander : qu'est-ce que tu n'as pas compris ? Laughing
Jamais je n'aurais pensé lire des référence à Kaamelott par ici Rolling Eyes
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MessageSujet: Re: La notion de gentleman.   Ven 4 Jan 2013 - 2:57

Donc... si je résume... Pour débattre sur la condition de Gentleman, il faut débattre :
  • du nombre de victimes durant la terreur ?
  • du Marxisme ?
  • de Robespierre et Marat ?
  • du livre noir du Communisme ?

Bon... pour ce qui est de la galanterie au XXIème siècle, pourquoi pas, bien que la question ait fait l'objet de débat dans le topic sur le féminisme... Mais la Terreur et le Communisme ? Sérieux ?

Outre le fait que ces échanges font appels à bien des références que nombre d'entre nous ignore et que cela n'encourage pas les échanges avec les membres de l'auberge inculte comme moi..
Outre ce fait... EH ! CE N'EST PAS LE LIEU ICI.

Vous étiez largement en HORS SUJET. Et c'est un excellent moyen de tuer un topic fort interressant au demeurant...



DONC :


sinon, Panda tu m'a bien fait rigolé...

Bexounet o (pas sur d'avoir été Gentleman sur ce coup-là... sinon, je remercie Copetan poour ces illustrations ferroviaires)
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MessageSujet: Re: La notion de gentleman.   Ven 4 Jan 2013 - 8:25

C'est drôle, j'en connais un qui a tous les critères du gentleman façon 19e (vêtements, prévenance, galanterie, ...) , mais ce n'est pas le mien et heureusement... Ce doit être épuisant de vivre avec un gentleman... moi j'aime bien pouvoir râler contre mon ours ! lol! Et puis c'est douillet un nounours et on n'a pas besoin d'être une lady à longueur de temps... on peut aussi être une bonne grosse ourse bouillotte et charentaise ! lol!
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MessageSujet: Re: La notion de gentleman.   Aujourd'hui à 17:19

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