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 Sir Walter Scott : topic général

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Tatiana
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MessageSujet: Re: Sir Walter Scott : topic général   Sam 29 Mai 2010 - 21:22

Très bonne nouvelle en effet Muezza Very Happy , qui me réconcilie quelque peu avc l'idée de lire Quentin Durward lol! . Je ne doute pas qu'il soit décrit comme manipulateur, car il l'était sans aucun doute, et était obligé de bien cacher son jeu... Et je ne savais pas qu'il y a un autre méchant dans l'histoire, ça me ravie car j'aime bien ce genre de personnage ! Very Happy
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Muezza
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MessageSujet: Re: Sir Walter Scott : topic général   Sam 29 Mai 2010 - 21:27

Tant mieux ! Tu as répondu si vite que je n'ai pas eu le temps d'éditer mon post avec des citations du début du roman, illustrant la complexité de Louis XI.

Walter Scott dans "Quentin Durward" a écrit:
À cette époque, la Providence, pour sauver ce beau royaume des maux de toute espèce dont il était menacé, fit monter sur le trône chancelant le roi Louis XI, dont le caractère, tout odieux qu'il était en lui-même, sut faire face aux maux du temps, les combattit, et, jusqu'à un certain point, les neutralisa
[...]
Calme, artificieux, attentif avant tout à son intérêt personnel, il savait sacrifier tout orgueil, toute passion qui pouvaient le compromettre. Il avait grand soin de déguiser ses sentiments et ses vues à tout ce qui approchait, et on l'entendit répéter souvent que--le roi qui ne savait pas dissimuler ne savait pas régner; et que, quant à lui, s'il croyait que son bonnet connût ses secrets, il le jetterait au feu. Personne, ni dans son siècle, ni dans aucun autre, ne sut mieux tirer parti des faiblesses des autres, et éviter en même temps de donner avantage sur lui, en cédant inconsidérément aux siennes.
Il était cruel et vindicatif, au point de trouver du plaisir aux exécutions fréquentes qu'il commandait. Mais de même qu'aucun mouvement de pitié ne le portait jamais à épargner ceux qu'il pouvait condamner sans rien craindre, jamais aucun désir de vengeance ne lui fit commettre un acte prématuré de violence. Rarement il s'élançait sur sa proie avant qu'elle fût à sa portée et qu'il ne lui restât aucun moyen de fuir; tous ses mouvements étaient déguisés avec tant de soin, que ce n'était ordinairement que par le succès qu'il avait obtenu qu'on apprenait le but que ses manoeuvres avaient voulu atteindre.
[...]
Il avait une connaissance profonde des hommes, et il l'avait acquise en se mêlant personnellement dans tous les rangs de la vie privée. Quoique naturellement fier et hautain, il ne faisait aucune attention aux distinctions arbitraires de la société; et quoiqu'une telle conduite fût regardée à cette époque comme aussi étrange que peu naturelle, il n'hésitait pas à choisir dans le rang le plus bas les hommes à qui il confiait les emplois les plus importants; mais ces hommes, il savait si bien les choisir, qu'il se trompait rarement sur leurs qualités.
Il y avait cependant des contradictions dans le caractère de ce monarque aussi habile qu'artificieux; car l'homme n'est pas toujours d'accord avec lui-même. Quoique Louis fût le plus faux, et le plus trompeur des hommes, quelques-unes des plus grandes erreurs de sa vie vinrent de la confiance trop aveugle qu'il accorda à l'honneur et à l'intégrité des autres. Les fautes qu'il commit dans ce genre semblent avoir eu pour cause un raffinement excessif de sa politique, qui lui persuadait de feindre une confiance sans réserve envers ceux qu'il se proposait de tromper; car, dans sa conduite ordinaire, il était aussi méfiant et aussi soupçonneux qu'aucun tyran qui ait jamais existé.
[...]
Louis XI commençait à peine à régner, qu'il fut presque subjugué par une ligue que formèrent contre lui les grands vassaux de sa couronne, et à la tête de laquelle était le duc de Bourgogne, ou, pour mieux dire, son fils le comte de Charolais. Ils levèrent une armée formidable, firent le blocus de Paris, et livrèrent, sous les murs même de cette capitale, une bataille dont le succès douteux mit la monarchie française à deux doigts de sa perte. Il résulte souvent de ces batailles, dont l'événement est contesté, que le plus sage des deux généraux en recueille, sinon l'honneur, du moins le véritable fruit. Louis, qui avait donné, à celle de Montlhéri, des preuves de courage, sut, par sa prudence, tirer de cette journée incertaine autant de profit que si elle eût été pour lui une victoire complète. Il temporisa jusqu'à ce que ses ennemis eussent rompu leur ligue, et il sema avec tant d'adresse la méfiance et la jalousie entre ces grandes puissances, que leur "ligue du bien public", comme ils la nommaient, mais dont le véritable but était de renverser la monarchie française et de n'en laisser subsister que l'ombre, fut complètement dissoute, et ne se renouvela jamais d'une manière si formidable. Depuis cette époque, Louis, n'ayant rien à craindre de l'Angleterre, déchirée par ses guerres civiles entre les maisons d'York et de Lancastre, s'occupa, pendant plusieurs années, en médecin habile, mais sans pitié, à guérir les blessures du corps politique, ou plutôt à arrêter, tantôt par des remèdes doux, tantôt en employant le fer et le feu, les progrès de la gangrène mortelle dont il était attaqué. Ne pouvant réprimer entièrement les brigandages des compagnies franches et les actes d'oppression d'une noblesse enhardie par l'impunité, il chercha du moins à y mettre des bornes, et peu à peu, à force d'attention et de persévérance, il augmenta d'une part l'autorité royale, et diminua de l'autre le pouvoir de ceux qui la contrebalançaient. Le roi de France était pourtant toujours entouré d'inquiétudes et de périls. Quoique les membres de la ligue du bien public ne fussent pas d'accord entre eux, ils existaient encore, et les tronçons du serpent pouvaient se réunir et redevenir dangereux; mais Louis avait surtout à craindre la puissance croissante du duc de Bourgogne
Wink

Comme on le voit, Scott nous livre un Louis qui force l'admiration malgré ses nombreux défauts Very Happy[u]
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Muezza
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MessageSujet: Re: Sir Walter Scott : topic général   Dim 30 Mai 2010 - 0:04

Toujours dans ma préparation de mon laïus sur le feuilleton "Quentin Durward", j'ai étrenné mon nouvel ordi et décçuvre que je peux faire des videos en 100 fois moins de temps qu'avec mon antique machine...

Alors, je ne résiste pas, et pour vous faire attendre (si tant est que vous soyez dans l'attente, c'est beau l'espoir !) voici rapide résumé du 1er épisode (qui débute le 2e épisode)... pour - je l'espère - vous intéresser à l'histoire du beau Quentin et de la jolie Isabelle, et de vous donner une idée de ce feuilleton qui a quand même 40 ans Shocked

Je sais je suis lourde, mais quand on aime Embarassed Embarassed Embarassed