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 Figures matriarcales en littérature

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cat47
Master of Thornfield


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MessageSujet: Figures matriarcales en littérature   Dim 14 Mar 2010 - 19:32

La lecture d'un article du Times intitulé Great Literary Matriarchs Arrow m'a donné l'idée de ce nouveau topic dans lequel je vous propose d'évoquer les exemple de personnages maternels ou "assimilables" qui ont marqué vos lectures.

L'auteur de l'article s'amuse à caractériser certains personnages tels que Lady Catherine de Bourgh de P&P, Marmee de Little Women, Mrs Garth de Middlemarch, Mrs Thornton ou Lady Macbeth en leur attribuant des qualificatifs commençant par les lettres formant le mot "matriarcal". Elle classe Lady Catherine dans les manipulative meddlers (manipulatrices qui se mêlent de tout), par exemple, Mrs Thornton dans les indignant idolizers (idolâtres indignées). L'article parle aussi de harpies chenues (hoary harridans) telles que Lady Bracknell dans The Importance of Being Earnest ou de reines rigides (rigid regals), avec pour exemple Lady Marchmain dans Brideshead Revisited. Pas mal de figures lambtoniennes, donc. Very Happy

Pour ma part, c'est clairement Mrs Thornton qui m'a le plus marquée, je pense, et pas seulement à cause de l'interprétation magistrale de Sinéad Cusack dans l'adaptation. Nous avons déjà parlé du brio avec lequel Elizabeth Gaskell dessine ce personnage, qu'on ne peut s'empêcher d'admirer malgré ses côtés détestables. Je me demandais si vous aussi aviez envie de parler de personnages de mères qui vous aurait marqués.

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Meha
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MessageSujet: Re: Figures matriarcales en littérature   Dim 14 Mar 2010 - 20:13

Dans Fortunes de France, la mère du héros qui est catholique qui vit entourée de son mari et son ami protestant qui fait jurer à son fils sur son lit de mort de porter toute sa vie la médaille de la vierge. Et le fils qui a pas trop le choix Laughing

C'est la première mère qui me vient à l'esprit ...
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Miss Halcombe
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MessageSujet: Re: Figures matriarcales en littérature   Dim 14 Mar 2010 - 20:24

La première figure matriarcale qui me vient à l'esprit, c'est celle de Carie, l'héroïne du roman de Pearl Buck, " L'Exilée ". Ce roman m'a profondément marquée lorsque je l'ai lu à l'adolescence . J'ai été bouleversée par ce personnage ( en réalité la mère de Pearl Buck , à qui l'auteur a voulu rendre hommage), femme de missionnaire en Chine, forte , courageuse, presque inébranlable devant de multiples tragédies , tenant à bout de bras sa famille, attendrissante quand elle s'efforce de reproduire un petit jardin américain devant sa maison,bien peu épaulée par un mari tout entier voué au côté spirituel de sa mission. Oui, pour moi, c'est le plus beau personnage de mère que j'ai rencontré au cours de mes lectures.
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Dulcie
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MessageSujet: Re: Figures matriarcales en littérature   Dim 14 Mar 2010 - 21:11

Je pense à Mrs Ramsay, la mère de La promenade au phare de Woolf. Mais je n'ai pas beaucoup d'exemples qui me viennent.
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nathy's
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MessageSujet: Re: Figures matriarcales en littérature   Dim 14 Mar 2010 - 21:50

Je pense à la mère de Romain Gary dans son roman La promesse de l'aube: elle se bat pour éduquer son fils, elle se sacrifie pour lui, elle lui imagine des destins tous plus grandioses les uns que les autres...son plus beau "cadeau" à son fils on le découvre à la fin du roman, mais je ne pex pas le dévoiler silent
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misshoneychurch
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MessageSujet: Re: Figures matriarcales en littérature   Dim 14 Mar 2010 - 21:53

Pour ma part, je pense immédiatement à la mère d'Albert Cohen dans Le livre de ma mère. Et à celle, beaucoup moins sympathique, de Genitrix, de François Mauriac...
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clinchamps
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MessageSujet: Re: Figures matriarcales en littérature   Lun 15 Mar 2010 - 0:57

Moi, j'ai tout de suite pensé à Sido, la mère de Colette, je ne sais pas pourquoi ! Very Happy
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Aislynn
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MessageSujet: Re: Figures matriarcales en littérature   Mer 12 Mai 2010 - 22:01

Deux seulement me viennent à l'esprit.

La première est Lovise, mère de l'héroïne du livre jeunesse intitulé "Ronya, fille de brigand".

Lovise vient de "louve", et cette femme est un merveilleux mélange de tendresse et de force. Et puis elle chante "la chanson du loup" (dont on n'a pas les paroles, mais dont le titre me fait rêver).


La seconde est l'héroïne d'un conte intitulé La légende de la reine Géfion (oui je sais, elle a un nom atroce, la pauvre !) ; il s'agit d'une reine viking mère de quatre garçons. Mais aussi, "mère" par le coeur de tout son peuple.
Elle a parait-il sa statue à Copenhague.

Bref, cette reine apprit que le royaume voisin menaçait d'envahir le sien. Une guerre, n'est-ce pas, c'est une chose horrible, son peuple allait forcément souffrir !

Un magicien lui offrit une solution : avec une charrue magique, elle devait faire en une nuit le tour de ses frontières. Si elle y arrivait, la mer entourerait son royaume et le mettrait à l'abri.

MAIS ! Naturellement il y avait un prix à payer ! A savoir que tandis qu'elle guiderait la charrue, celle-ci devrait être tirée par ses quatre fils, qui seraient changés en taureaux le temps d'une nuit.

Si toutefois elle n'arrivait pas à faire le tour du royaume avant l'aube, les princes resteraient des taureaux.

Après avoir longtemps hésité, Géfion accepta par amour de son peuple. Ici, une description rapide des trois fils est nécessaire : le premier était un guerrier, le second un poète, le troisième, un peu des deux et le dernier si proche de sa mère qu'elle le considérait comme la fille qu'elle n'avait pas.

Voilà donc la famille au travail. Mais alors que l'aube approche, la reine s'aperçoit qu'Eric, le plus jeune de ses fils, titube d'épuisement. Elle songe à ralentir l'attelage mais se rappelle la prédiction : si elle ne finit pas à temps, jamais les quatre garçons ne reprendront leur forme humaine.

Elle comprend alors qu'elle est obligée de sacrifier le plus jeune pour sauver les trois ainés, sinon ils seront perdus tous les quatre.

Elle réussit donc à finir sa tâche juste avant l'aube, mais Eric meurt d'épuisement juste avant. Double chagrin, car non seulement il est mort mais en plus, il garde sa forme de taureau.

Alors, les trois princes survivants essaient de la consoler (et là, j'ai toujours les larmes aux yeux). Je vous retranscris le passage :

Citation :
Alors, les trois princes s'agenouillèrent près d'elle et leurs visages d'hommes rudes étaient baignés de larmes, moins encore à cause de la mort de leur frère, que par la surprise de voir si accablée une mère qu'ils avaient toujours connue sans faiblesse.
- Mère, dit l'ainé très bas, ton nom sera béni par tous nos héros !
Géfion ne répondit que par un gémissement.
- Mère, dit alors le prince Nils, ton nom sera chanté par tous nos poètes...
Mais Géfion pleurait toujours, à petit bruit, le regard accroché à la misérable dépouille.
Alors, le prince Ingvar se rapprocha encore et laissa tomber son front sur l'épaule maternelle. Il resta quelques minutes silencieux, berçant la douleur de Géfion de sa seule présence chaleureuse, et la reine sentait frémir, tout près d'elle, un désespoir pareil au sien.
Puis les lèvres d'Ingvar effleurèrent son oreille :
- Mère, dit-il très doucement, ton nom sera, dans notre pays, murmuré par tous les petits enfants...
Alors Géfion cessa de pleurer.



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