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 Litterature japonaise

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clinchamps
Oshaberi Sensei


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MessageSujet: Re: Litterature japonaise   Ven 12 Mar 2010 - 5:59

Kusanagi a écrit:

Pour ajouter rapidement ma pierre aux débats sur la place du topic... c'est vrai que ça fait bizarre, la littérature sur un sous-forum télé... mais avec un sujet traceur sur le forum "source" ça devrait permettre de le faire, non?
J'en profite pour soulever le fait que les mangas (soit des livres) sont rangé dans le même sujet que les anime (soit des "films"). C'est un petit peu perturbant pour moi (qui lutte pour qu'on confonde pas les deux... )

Je n'y avais même pas pensé, pour moi le mot fédérateur c'était "Japonais" et donc direct dans l'aquarium, mais je m'aperçois à lire divers topic que le classement des sujets dans un forum, c'est bien moins simple qu'il n'y paraît ! Rolling Eyes
Pour les mangas, je suis d'accord avec toi, Kusa, que ce n'est pas les films, mais d'un autre côté pas mal de mangas sont adaptés en"films/dramas/séries/animes" alors ... et il y a aussi quelque part un sujet : films asiatiques. Notre grande gourou Galy, que pense-t-elle de l'évolution de sa création, partie du gniiiiisage sur la bogossitude et "la vraie vie des dramas" à laquelle s'ajoute à présent ce topic ? Je ne voudrais pas qu'elle pense qu'on lui dénature son œuvre Very Happy surtout que je reste une fan inconditionnelle de la bogossitude en question et du gniiiisage !! lol!
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Galy
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MessageSujet: Re: Litterature japonaise   Ven 12 Mar 2010 - 14:56

Moi ça me va
c'est comme vous voulez!!

Bon. Ekaterin64!!!!! je suis très en colère!! Nan je déc*nne... Je t'ai offert un des romans de l'auteur présenté par Emjy vilaine!!!! Quatre Soeurs!!
M'enfin je vais pas la ramener je me suis aperçue que je n'avais jamais posté mon avis définitif dans le topic de Tanizaki!!!! Embarassed

La Pierre et le sabre je n'ai pas dépassé la moitié du premier tome... la honte... Embarassed
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ekaterin64
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MessageSujet: Re: Litterature japonaise   Ven 12 Mar 2010 - 15:04

double Embarassed Embarassed pour toi et Emjy

Je l'ai pas encore lu, je peux pas en parler... ça te vas comme excuse rendeer

_________________

Quand la tempête t'encercle, hisse la voile et suis les traces du Dieu Dragon. En avant, en avant ! Car qui
hésite perd, plutôt être mort qu'esclave de la peur Lady companion of the Most Noble Order of the Lycans
Devoted to Loulou "Obi Wan Sheen OBE I" In Life and Death
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Galy
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MessageSujet: Re: Litterature japonaise   Ven 12 Mar 2010 - 15:07

ça me va!!!! lol!
et puis c'est normal c'est un mega pavé!!!
...

...
M'enfin d'ici à ce que je te punisse lol! lol!
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ekaterin64
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MessageSujet: Re: Litterature japonaise   Ven 12 Mar 2010 - 15:09

J'ai vraiment peur là affraid lol!

_________________

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hésite perd, plutôt être mort qu'esclave de la peur Lady companion of the Most Noble Order of the Lycans
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Galy
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MessageSujet: Re: Litterature japonaise   Ven 12 Mar 2010 - 15:10



Je peux euuuuuuh te confisquer ton lapin-cochon??? Twisted Evil lol!

et sur ces bonnes paroles j'arrête de flooder Embarassed
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Fée clochette
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MessageSujet: Re: Litterature japonaise   Sam 5 Juin 2010 - 13:50

Very Happy Coucou, c'est moi.... grande liseuse de littérature asiatique, il faudrait que je me mette aux adaptations, mais j'ai plus le temps de lire que de visionner ... j'avoue aussi que le soleil aidant, un livre se transporte, mais pas mon micro... il n'est pas minuscule.

Je veux vous parler d'un livre qui parle des Ninja pas les tortues hey ! ça c'est une transposition rigolote pour les enfants, j'ai encore les figurines à la maison.

Citation :
Natori Masazumi connaissez-vous ? c'est l'un des plus important maître des clans de Japon et il a vécu L'époque d'Edo ou période Tokugawa c'est à peu près à cette époque vers 1600 que Ieyasu Tokugawa lors de la bataille de Sekigahara prend le pouvoir. Tout se termine vers 1868 avec la restauration Meiji. Le shogunat Tokugawa domine le pays dont Edo (ancien nom de Tokyo) s'instaure la capitale. (1603-1868).

Pour ce que j'ai compris, les ninja sont l'envers des samouraïs... Avec les Samouraïs tout est clair et le code de l'honneur le bushidô avait un pendant plus secret : l'art du ninjutsu.

Les ninjas était experts en infiltration espionnage etc assassinats mais possédaient aussi un code qui se transmettait dans les écoles secrètes, et était codé.

Au départ le ninja est un marginal, rejeté de la société ou qui a préféré s'en exclure volontairement (et l'on parle de Robin Hood ^^ pas tout à fait tout de même) . Les clans ninja se sont mis au service de seigneurs, tout en étant considérés comme des hinin ("non-humains"), des parias car le ninja se bat ou pour sa survie ou par intérêt. Le seigneur confiait au ninja les missions interdites à la droiture du samouraï le ninja pouvait "tricher" et recourir à toutes les armes, toutes les méthodes, toutes les ruses, il pouvait voler et violer bref le sale travail était pour lui. Sauf qu'il ne faut pas les confondre avec de vulgaires voleurs ou malandrins. Il pouvait être garde du corps, attaché à la défense des châteaux.

leur particularité, était l'entrainement intensif qu'il devaient subir (pas nouveau ) pour vivre en milieu hostile sans se faire connaître. Bref, c'est la première fois que ce livre paraît en France, il est bien traduit et super passionnant.

Natori Masazumi avait écrit un code des ninja, pour les éduquer, si vous vous y plongez vous n'êtes pas au bout de vos surprises... Surprenant Japon, quand on pense que Takamatsu Toshitsugu (le derniers des ninjas authentiques est mort en 1972)

Voili voilou.
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clinchamps
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MessageSujet: Re: Litterature japonaise   Sam 5 Juin 2010 - 14:48

Merci, Fée Clochette !! c'est trèèèès intéressant ! cheers cheers (il faut absolument que je présente (la Pierre et le sabre", qui correspond tout à fait à l'époque de ton livre, mais du côté "samouraî" !! )
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Kusanagi
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MessageSujet: Re: Litterature japonaise   Sam 5 Juin 2010 - 15:01

Merci Fée Clochette.... les ninjas, c'est très compliqué, parce que même les Japonais se perdent un peu entre réalité et légendes.

De ce que j'ai compris, ninja et samouraï ne sont pas comparable, pusique les samouraï sont des guerriers (l'équivalent de nos chevaliers...) alors que les ninjas, à l'origine sont des paysans, qui refusaient d'appartenir à un daimyo (seigneur).

Les deux clans les plus important (Iga et Koga) sont d'ailleurs deux villages/vallées aux alentours de Kyoto.
Et donc, ils proposaient leur service, ensuite au plus offrant... c'est de là qu'est venue toutes les légendes sur le fait que samouraï et ninja ne s'entendaient pas etc...
Enfin, ce n'est pas faux, mais autant que les chevaliers et les assassins/espions chez nous

Qui plus est, certains grands ninja étaient de famille samouraï (comme Hattori Hanzo), d'autres issues des grandes familles de bretteur, comme les Yagyu, dont une des branches organisa le service d'espionnage des Tokugawa.

plus sur wiki:
ici
et ici
ou encore ici et là
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http://culture-et-confiture.forumactif.com/
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MessageSujet: Re: Litterature japonaise   Sam 5 Juin 2010 - 15:19

Very Happy en fait, c'était un peu la force obscure, les souterrains des noires âmes lol! armée régulière le samouraï, les hommes de l'ombre : le ninja lol!

Je termine par une traduction moderne du Bushidô Shoshinshû de Taïra Shigésuké... de Thomas Cleary


qui lui nous fait lire

le code d'honneur du samouraï

mais comme j'en ai encore pas mal d'autres ce sera pour une autre fois lol!

Clincham chevaliers noirs ou chevaliers blancs
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clinchamps
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MessageSujet: Re: Litterature japonaise   Mar 8 Juin 2010 - 14:45

Une présentation que je voulais faire depuis longtemps : Eiji Yoshikawa et son œuvre maîtresse "la pierre et le sabre", et le tome 2 "la parfaite lumière"
Je dois dire tout de suite merci à Wiki à qui je dois l'essentiel de ce qui va suivre, ainsi qu'à la préface de l'édition française de Edwin O.Reischauer.
L'auteur :
Hidetsugu Yoshikawa (吉川英次, Yoshikawa Hidetsugu?) dans la préfecture de Kanagawa, actuellement une partie de Yokohama, il quitte l'école primaire à onze ans pour travailler suite à des affaires perdues par son père. A 18 ans, après avoir subi un accident où il frôle la mort, il quitte sa province natale pour rejoindre Tokyo la capitale pour suivre une formation en tant qu'apprenti dans un atelier de laquage d'or. Durant la même période il s'intéresse au haiku comique et rejoint un club de poésie au sein duquel il commence à écrire des haiku sous le pseudonyme de "Kijiro".
En 1914, avec le dit d'Enoshima, il remporte le premier prix d'un concours d'écriture et l'année suivante commence à écrire et éditer des feuilletons en commençant avec la vie de Shinran.
En 1923 année du grand tremblement de terre de Kanto, cette expérience hors du commun renforce sa volonté de faire de l'écriture sa carrière et sa vie. Se cherchant un pseudonyme adéquat il change 19 fois de noms avant de choisir définitivement Eiji Yoshikawa comme nom de plume. Ses publications devenant célèbres, un public insatiable et nombreux le reconnait désormais sous ce nom dès la parution de Naruto Hicho.
Dans le début des années 30, son écriture devient régulièrement introspective et reflète ses préoccupations personnelles. Mais en 1935 avec le début du feuilleton Musashi, romançant et célébrant la vie du célèbre rōnin Miyamoto Musashi, dans le journal Asahi, son écriture prend assurément un style de fiction historique.
Durant la conquête de la Chine par le Japon en 1937 il est dépêché sur le champ de bataille en tant qu'envoyé spécial par le journal Asahi.
A la fin de la Seconde Guerre mondiale il cesse d'écrire et s'installe à Yoshino (désormais Oumeshi) dans les périphéries de Tokyo, mais il recommence à écrire dès 1947. Son principal travail d'après guerre est l'élaboration des nouvelles chroniques du Clan Heike (1950). Il décède en 1962
Spoiler:
 

l'œuvre :
Le roman est paru initialement sous forme de feuilleton entre 1935 et 1939 dans l'Asahi Shimbun, l'un des quotidiens au plus haut tirage du Japon.
Depuis, de nombreuses éditions sous forme de livre ont été publiées. L'intégralité de la série est parue sous la forme de sept livres nommés : Terre, Eau, Feu, Vent, Ciel, Soleil et Lune, La parfaite Lumière.
La Pierre et le Sabre est le nom du premier tome de l'édition francophone regroupant les quatre premiers livres, le second étant publié sous le titre La parfaite lumière. Chaque tome compte environ 700 pages et est édité chez J'ai lu.
Miyamoto Musashi était un personnage réel mais grâce au roman de Yoshikawa, lui et les autres personnages principaux du livre sont devenus partie intégrante du folklore japonais vivant.
Cette figure, image au-delà du samouraï qui vécut réellement au XVIIe siècle, est un véritable mythe.
Le Miyamoto Musashi historique, né peut-être en 1584 et mort en 1645, était comme son père une fine lame, et dut sa célébrité au fait qu'il se servait de deux sabres. Yoshikawa nous conte l'histoire de Musashi jusqu'en 1612, année où il n'était encore qu'un jeune homme de vingt-huit ans. 
Faisant régulièrement allusion à l'un des grands livres du Bushido, "L'art de la Guerre", La Pierre et le Sabre est plus qu'un grand roman d'aventures. Il donne en outre un aperçu sur l'histoire japonaise, et sur l'image idéalisée que se font d'eux-mêmes les Japonais contemporains. 
Musashi entame son parcours dans le camp des perdants à Sekigahara, puis il fuit, et commet nombre d'erreurs, guidé par son seul instinct. Cependant, la providence place sur son chemin une autre figure historique du Japon du XVIIe siècle, le moine Takuan Par sa grande sagesse, il fait prendre conscience à Musashi de l'animalité de ses actes et de ses réactions, et le guide vers la prise de conscience de la valeur à accorder à la vie. C'est alors que Musashi va renaître, lors d'un long enfermement au château de Himeiji, au terme duquel il prend le nom de Miyamoto Musashi en lieu et place de Shimen Takezo. Il va traverser plusieurs fois le Japon, n'ayant de cesse de progresser sur la Voie du samouraï.
En contrepoint de Musashi, on rencontre deux figures, qui tiennent le rôle de doubles dégradés du héros. Tout d'abord Matahachi, ami d'enfance qui ne fait que tomber de déchéance en déchéance tout au long des épisodes, ensuite vient Sasaki Kojirô, le rival de Musashi, qui s'oppose à lui dans un terrible duel qui clôt le roman. Il poursuit avant tout la gloire, et cherche à se placer et à faire connaître son style d'escrime le Ganryû. Il finit donc par être terrassé, car il « avait placé sa confiance dans le sabre de la force et de l'adresse. Musashi dans le sabre de l'Esprit. C'était toute la différence entre eux ».
Je rajoute là une note personnelle car un autre personnage important est passé là complètement sous silence : la belle et tendre Otsu qui va suivre Musashi tout du long, sans pratiquement jamais croiser concrètement sa route, car Musashi, bien qu'il lui rende son amour, ne peut s'attacher à quelque chose d'aussi matériel qu'une épouse et une famille, sa quête l'obligeant à toujours laisser derrière lui ce qu'il a acquis pour atteindre un niveau toujours supérieur.
Symbole du chemin vers la domination de soi, et la réalisation de son potentiel, telle est la figure de Musashi dans l'œuvre de Yoshikawa. Et si, en effet, le style de Yoshikawa est radicalement différent de ceux d'auteurs tels que Kawabata ou Mishima, il n'en demeure pas moins qu'entre ces œuvres, il est possible de lancer des ponts. La nostalgie profonde qui hante Le maître (Kawabata) ou La Mer de la fertilité (Mishima)s'explique sans nul doute par la confrontation de l'image de Musashi, idéalisation de l'âme japonaise, avec les compromissions que demandaient la modernisation et de l'occidentalisation, et qui ne lui permettaient plus de se réaliser en tant que telle.
Pour avoir commencé Kawabata, je confirme que c'est infiniment moins agréable à lire que Yoshikawa, plus que de la nostalgie j'y vois une certaine morbidité, d'ailleurs ces deux auteurs se sont suicidés, ce qui semble être un trait commun à pas mal d'écrivains japonais.
Le roman a donné lieu à différentes adaptions pour la télévision, le cinéma et en bandes dessinées, notamment Vagabond , un manga de Takehiko Inoue. Une adaptation cinématographique très libre(ça on peut le dire !!! Very Happy )de Luc Besson a donné "Nikita" puis "Léon".
En 2008 : mamorou Oshii (ghost in the shell) réalise The dream of the last samouraî, anime.

Spoiler:
 

deux visions de la scène finale du roman, le combat ultime entre Musashi et Kojiro , la première très fidèle à celui-ci, la seconde plus hollywoodienne et spectaculaire mais fort éloignée de l'esprit du livre.

Spoiler:
 

Spoiler:
 

J'espère que cette longue présentation vous donnera envie de lire ce livre qui est bien plus facile d'accès que l'on pourrait le penser.
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Fée clochette
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MessageSujet: Re: Litterature japonaise   Mar 8 Juin 2010 - 15:39

Clinchamps Very Happy

et surtout l'écriture est extraordinaire enfin il a été très bien traduit. Dès le début, le roman nous plonge dans une réalité guerrière qui bien que dure et réaliste ne manque pas de poésie, et c'est là que l'on reconnait la délicatesse de la littérature japonaise, faire passer l'horrible réalité en une philosophie poétique surprenante !

Citation :
Takezö gisait au milieu des cadavres. Il en avait des milliers.

"Le monde entier est devenu fou, songeait-il vaguement. L'homme ressemble à une feuille morte, ballottée par la brise d'automne."......
ou bien :

Citation :
"Des nuages bas, sombres, menaçants, traversaient le ciel. La nuit précédente, quelque part entre minuit et l'aube, une pluie diluvienne avait inondé la plaine des Sikigahara. Il était maintenant un peu plus de midi, le quinze du neuvième moi de l'an 1600. La tornade avait beau être passée, de temps à autres de nouveaux torrents de pluie s'abattaient sur les cadavres et sur le visage à la renverse de Takezo. Chaque fois que cela se produisait, il ouvrait et fermait la bouche comme un poisson pour essayer de boire les gouttes. On dirait l'eau dont on humecte les lèvres d'un mourant, pensa-t-il en savourant la moindre gouttelette. Il avait la tête lourde ; ses pensée étaient les ombres fugitives du délire.
c'est vraiment bien écrit et palpitant. comme dit Clinchamps.
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mimidd
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MessageSujet: Re: Litterature japonaise   Jeu 24 Juin 2010 - 13:17

clinchamps a écrit:
Pour donner du boulot à Mimidd qui vient de faire une récap de la littérature japonaise, je vais rajouter un livre et son auteur
Raté , vu que je ne répertorie que les titres des topics spécifiques Razz (à moins que vous vouliez que je répertorie tous les titres et auteurs mentionnés dans ce topic Question )


Plus sérieusement, ton avis sur ce roman donne très envie bounce

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MessageSujet: Re: Litterature japonaise   Mar 7 Sep 2010 - 21:30

Je viens de terminer Le jour de la gratitude au travail.
Ce livre rassemble deux courts récits, centrés sur le monde du travail au Japon, de nos jours, vu du côté féminin.
Il a été récompensé par le prestigieux prix Akutagawa (l’équivalent du Goncourt français).L'auteure Akiko Itoyama parle d’un monde qu’elle connaît bien, puisqu’elle a travaillé comme représentante pour une société d’appareils électro-ménagers, avant de vivre de sa plume.

Citation :
. Akiko Itoyama plonge dans le quotidien de deux japonaises, l'une chômeuse, statut peu enviable au pays du soleil levant, l'autre employée dans une grande entreprise. Elle décrit la société nippone avec ses travers, son lien à la tradition, sans oublier d'y introduire la marque de fabrique de la littérature japonaise : un soupçon de fantastique, ce rapport singulier à la mort, l'autre monde, le presque normal. C'est cette évasion qui permet aux deux récits de s'extraire de la simple chronique, ainsi que le ton qu'adopte Itoyama, doucereusement cynique, un rien sarcastique, quand il s'agit de commenter l'allégeance au travail qui fonde l'essentiel de l'existence de nombre de ses concitoyens. L'ANPE locale, qui véhicule dans l'esprit des heureux salariés une image répulsive, est décrite non sans saveur, avec ses panneaux « Le Travail c'est la vertu », « dignes de la propagande communiste ou des forces d'autodéfense ». Une « rencontre arrangée », mise en scène par une voisine bien pensante, est un parangon de clichés éculés, où l'on voit la jeune fille sans mari venir se présenter tête basse, dans ses plus beaux atours, comme pour passer un examen de passage, ravalant ses commentaires acerbes, avant de fuir à toutes jambes le chef d'entreprise pédant qu'on a imaginé lui coller. Heureusement qu'à la tombée de la nuit il reste les bars de coins de trottoir, pour oublier que le 23 novembre est le Jour de la « Gratitude au Travail ».

Un jour nécessairement plus facile à célébrer pour les bienheureux travailleurs que pour les sans-emplois, mais qui ne suffit pas à cacher les misères sous-jacentes à la vie exemplaire du salarié modèle. L'entreprise, véritable deuxième famille, et parfois même première, a du plomb dans l'aile. Il reste aux employés fidèles certaines amitiés, parfois difficiles à oublier, surtout quand d'anciens collègues décident d'apparaître sous forme de fantômes à ceux qui sont restés. C'est ce qui arrive à Oikawa quand Futo, mort assommé par un suicidé qui lui est tombé dessus, surgit dans un appartement désert, une cigarette à la main. Sans doute parce que malgré toutes les précautions qu'il a prises avant de mourir, il n'a pas pu protéger ses secrets, aussi anodins soient-ils. Et que maintenant qu'il est parti, il est peu probable qu'Oikawa puisse protéger les siens.

Akiko Itoyama livre un regard lucide sur l'univers du travail au Japon, si souvent raconté, illustré, décrié. Elle y trace la difficulté d'intégration des femmes, victimes parfois inconscientes d'un univers réducteur. Ses deux personnages féminins promènent leurs solitudes, leurs incompréhensions. Ils rappellent les femmes mises en scène par Mitsuyo Kakuta dans Celle de l'autre rive, qui s'attachait également à peindre le quotidien archaïque de japonaises peinant à s'émanciper des archaïsmes de leur société. Sous un ton en apparence très léger, très « féminin de société », Itoyama dénonce, se révélant presque plus désabusée que Kakuta, tout en peinant - c'est dommage - à extraire ses textes de l'anecdotique, vite lus, vite oubliés. Ce qui ne l'empêche pas d'ajouter sa pierre à l'édifice érigé par ces quarantenaires japonaises qui semblent décidées à dénoncer les impasses de l'univers dans lequel elles évoluent.

Le jour de la gratitude au travail a est donc un livre très vite lu, plutôt drôle, voire caustique, qui nous en apprend un peu plus sur la société japonaise.
J'ai pris plaisir à le lire et ne pouvais pas ne pas vous le présenter...
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MissAcacia
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MessageSujet: Re: Litterature japonaise   Sam 11 Sep 2010 - 18:08

Ce n'est pas de la littérature japonaise mais il y a tout de même un lien avec le Japon (et les suicides... ça c'est pour LYN, j'ai cru comprendre que tu étais dans une phase "livres qui parlent de suicides" ).

Olivier Adam fait beaucoup parler de lui en ce moment avec son roman Le coeur régulier, qui semble-t-il est sélectionné pour le Goncourt. Voici ce que que l'on trouve sur le site de l'éditeur:

Citation :
« Vu de loin on ne voit rien », disait souvent Nathan. Depuis la mort de ce frère tant aimé, Sarah se sent de plus en plus étrangère à sa vie, jusque-là « si parfaite ». Le coeur en cavale, elle s’enfuit au Japon et se réfugie dans un petit village au pied des falaises.
Nathan prétendait avoir trouvé la paix là-bas, auprès d’un certain Natsume. En revisitant les lieux d’élection de ce frère disparu, Sarah a l’espoir de se rapprocher, une dernière fois, de lui. Mais c’est sa propre histoire qu’elle va redécouvrir, à ses risques et périls.

Grâce à une écriture qui fait toute la place à la sensation, à l’impression, au paysage aussi bien intérieur qu’extérieur, Olivier Adam décrit les plus infimes mouvements du coeur et pose les grandes questions qui dérangent.

Les liens vers les critiques de Telerama Arrow et Le Monde Arrow

L'avez-vous lu ?
Il y a une éternité que je ne me suis pas laissée tenter par un auteur français contemporain, et pourquoi pas celui-ci ?
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Les yeux noirs
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MessageSujet: Re: Litterature japonaise   Sam 11 Sep 2010 - 19:42

Merci pour cette présentation et ces liens Miss Acacia.
Je serais presque touchée que tu aies pensé à moi, si en lisant la critique du Monde je n'avais trébuché sur cette phrase...
Citation :
Si le lecteur est un brin cynique (ou sadique) avec les personnages de roman, Le Coeur régulier devrait le combler
Comment dois-je le prendre.... Suspect lol!
Qu'à cela ne tienne, je pense que ce roman peut assurément venir compléter ma collection ou ma PAL virtuelle sur le sujet! Wink
Mais euhhhhhhhhhhhhhhh j'aime bien aussi les zistoire qui finissent bien et ou-est-ce-que les gens y sont contents tout plein et même que la vie elle est belle! Naaaaan mais! tongue
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clinchamps
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MessageSujet: Re: Litterature japonaise   Sam 11 Sep 2010 - 20:07

Ton livre me fait envie, MissAcacia !! merci pour les liens !!
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MissAcacia
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MessageSujet: Re: Litterature japonaise   Sam 11 Sep 2010 - 21:55

Les yeux noirs a écrit:
Comment dois-je le prendre.... Suspect lol!

Mais... comme un compliment bien sûr ... puisque ce roman rejoint aussi ma PALV (j'espère qu'ils vont l'acquérir à la bibli). Et puis je n'avais pas lu la critique jusqu'au bout de peur de me spoiler .
moi aussi j'aime bien quand il y a des happy end, faut pas croire...

Clinchamps, ravie de te faire envie.

Sinon, je viens de lire Un chat, son maître et ses deux maîtresses de Junichiro Tanizaki, court roman suivi par trois nouvelles. C'est très aigre-doux et désenchanté, lent aussi et j'ai beaucoup aimé. L'histoire d'un homme charmeur et faible, manipulé par sa famille, qui entretient une relation très particulière avec sa chatte Lily.
La première nouvelle est un peu dans le même ton, l'histoire d'un professeur, à demi-raté ou à moitié réussi comme on veut, une histoire difficile à résumer.
Les deux dernières sont plus satiriques: les travers d'un illustre professeur, Rado, mis à jour par un journaliste.

Je ne connaissais pas l'auteur (je ne connais rien à la littérature japonaise, mais c'est une lacune que j'entends bien commencer à combler) mais c'est une belle découverte.
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Darcy
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MessageSujet: Re: Litterature japonaise   Mer 15 Sep 2010 - 16:06

Les yeux noirs a écrit:

Le jour de la gratitude au travail a est donc un livre très vite lu, plutôt drôle, voire caustique, qui nous en apprend un peu plus sur la société japonaise.
J'ai pris plaisir à le lire et ne pouvais pas ne pas vous le présenter...

Merci pour la présentation, je me laisserais bien tenter Razz .
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Kusanagi
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MessageSujet: Re: Litterature japonaise   Mer 15 Sep 2010 - 16:14

Merci pour vos présentation, les filles!
Le jour de la gratitude au travail me fait bien envie ^^
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MessageSujet: Re: Litterature japonaise   Mer 15 Sep 2010 - 16:15

Je peux éventuellement le prêter à qui veut....
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Darcy
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MessageSujet: Re: Litterature japonaise   Mer 15 Sep 2010 - 16:31

HS: j'adore ta ban Kusa, j'écoute en boucle Hearing Damage de Thom Yorke. Fin du HS.
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Kusanagi
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MessageSujet: Re: Litterature japonaise   Mer 15 Sep 2010 - 16:46

HS: merci. Moi, je suis replongée dans Radiohead HS

pour rester dans le sujet (la littérature japonaise, pas Radiohead&co) je ne sais plus si on a parlé d'INSTALL de Risa Wataya. Il faut que je le retrouve dans ma bibli si bien rangée pour en faire une petite présentation...
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MessageSujet: Re: Litterature japonaise   Mer 5 Jan 2011 - 14:02

Je viens upper un peu ce sujet pour vous parler d'un joli petit coup de coeur de ces vacances: Totto-chan, de Tetsuko Kuroyanagi

Le résumé de l'histoire:
Citation :
Début des années 1940, Totto-chan, six ans, a la langue bien pendue et une curiosité hors du commun. Elle est incapable d'observer les règles fixées en classe par son institutrice. A tel point qu'elle se fait renvoyer de son école primaire et se retrouve exclue du système scolaire, quelques temps à peine après y être entrée. Inquiets pour leur fille, ses parents décident alors de l'inscrire à Tomoe. Tomoe est un établissement incroyable, à l'image de son directeur, M. Sôsaku Kobayashi.
Là, les enfants apprennent autant qu'ils s'amusent, découvrent et s'imprègnent de choses essentielles telles que le respect de soi-même et des autres, le goût de l'étude, l'acceptation de l'échec, l'autonomie, la musique, l'amitié... mais ils découvrent aussi l'intolérance, la perte d'être chers, les moqueries... Tomoe est l'école de la vie et, sans conteste, cet établissement a changé celle de Totto-chan.

Totto-chan est un récit autobiographique, écrit sous forme de feuilleton entre 1978 et 1980 puis compilé et post-facé par l'auteur en 1981. Il offre une série de petites tranches de vie de Totto-chan, diminutif enfantin de Tetsuko, dans l'extraordinaire école de Tomoe.
L'auteur a voulu rendre hommage au directeur de Tomoe, qui avait voulu mettre en oeuvre des méthodes d'éducation et d'apprentissage très novatrices pour l'époque (et sans doute pour la notre aussi, du moins en partie). Rien de didactique cependant, une grande fraîcheur et beaucoup de poésie.
C'est classé en littérature jeunesse (ou plutôt, dans cette catégorie extrêmement floue qui se nomme "jeunes adultes") mais il me semble que l'on peut s'y laisser prendre à n'importe quel âge.

Née à Tokyo en 1933, Tetsuko Kuroyanagi est une vedette de la télévision japonaise et, grâce à Totto-chan, l’une des rares à être connue hors du Japon. Ce livre a été traduit dans plus de 33 pays et a été vendu à plus de 8 millions d’exemplaires au Japon.
Tetsuko Kuroyanagi anime depuis vingt-sept ans un talk-show quotidien, ” Le salon de Tetsuko “. Elle est également actrice.
Ambassadrice de l’UNICEF depuis 1984, elle est aussi directrice adjointe de l’orchestre philharmonique de Tokyo. (description de l'auteur trouvée sur elycee.com, 2008).

Une ou deux petites citations (trouvées sur Evene, j'essaierai de vous en mettre une ou deux perso):
Citation :
Au début de la première heure, l'institutrice écrivait au tableau la piste des points à étudier dans toutes les matières au programme ce jour-là. 'Allez-y, commencez par ce qui vous plaira', disait-elle ensuite. Les élèves commençaient donc par la matière de leur choix - celui-ci le japonais, celui-là le calcul - sans que cela pose le moindre problème. Ainsi, dans une même classe, un amateur de composition pouvait être occupé à rédiger son texte tandis que, juste derrière lui, un autre élève, féru de sciences physiques, essayait de provoquer quelque explosion en portant à ébullition le contenu d'un tube à essais au-dessus d'un brûleur. Cette méthode de travail était idéale pour les enseignants, car elle leur permettait de savoir précisément, tout au long de la scolarité des enfants, ce qui les intéressait, la façon dont ils s'y intéressaient, leur façon de voir les choses, leur personnalité - en un mot, de mieux les connaître.

Citation :
- C'est fini, je ne veux plus être espionne, ni musicienne de rue, ni vendeuse de billets dans une gare. Je serai ballerine et je danserai le Lac des Cygnes.
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MessageSujet: Re: Litterature japonaise   Mer 5 Jan 2011 - 14:05

c'est génial, comme méthode d'éducation! cheers merci MissAcacia! il a l'air très intéressant, ce livre-là! Very Happy
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MessageSujet: Re: Litterature japonaise   Aujourd'hui à 21:09

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