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 Balades anglaises sur les traces de Dickens

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lady Clare
Lily-white Doe
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MessageSujet: Balades anglaises sur les traces de Dickens   Jeu 24 Sep 2009 - 14:22

J'ai reçu ce document dans ma boîte mail ce matin, il provient de l'office du tourisme du Kent, je n'ai pas trouvé de topic où le mettre mais je pense que cela peut intéresser quelques lambtoniens...

Citation :
Et si Dickens vous était conté ? .... Magie victorienne, plaisir du 21e siècle Monsieur Pickwick, Fagin, Magwitch; Oliver Twist demandant "encore", le fantôme de Marley affrontant Scrooge – personnages et scènes inoubliables.

Si Charles Dickens vivait à notre époque, il écrirait sans doute les séries TV les plus populaires, c’est peut être la raison pour laquelle, quel que soit son âge, on aime encore ses histoires. On peut encore aussi visiter les endroits réels qui ont attisé son imagination, de Portsmouth à Londres et jusque dans le Kent. Une escapade d’une journée ou de plusieurs jours vous permet de vous retremper dans la magie de l’époque victorienne de Dickens, ses ruelles pavées et ses repères en bord de mer – plus quelques surprises hi-tech le long du chemin pour créer un tableau contemporain et vivant. Laissez-vous transporter dans un roman digne de Dickens!

Un Conte de Deux Villes

Nous commençons notre rallye dans la ville littorale de Portsmouth, où Charles Huffam Dickens est né en 1812 – vous trouverez la modeste maison familiale, Musée de la maison natale de Charles Dickens, dans "Old Commercial Road", vous verrez le salon, la salle à manger et la chambre, meublés à la mode des classes moyennes de l’époque. Vous apprendrez plus sur Dickens et Portsmouth dans la salle d’exposition où sont rassemblés des objets personnels intrigants (même le divan sur lequel il mourut dans sa maison du Kent en 1870) ou inscrivez-vous pour faire la visite-promenade guidée par un expert si vous voulez vraiment apprécier le passé victorien de la ville. Le père de Dickens, John Dickens, employé par la Royal Navy pour faire la paie des équipages, fut rappelé à Londres en 1815, mais des années plus tard Charles revint à Portsmouth faire des recherches pour son roman La vie et les aventures de Nicholas Nickleby et donner des lectures publiques de ses oeuvres. Lors de sa dernière visite, en 1866, il chercha en vain sa maison natale: de nos jours, elle est clairement indiquée et vous la trouverez donc aisément!

sa maison de naissance www.charlesdickensbirthplace.co.uk

Ensuite, nous nous dirigeons donc vers Londres. Le pauvre Charles connut une enfance instable, dans la capitale, puis dans le Kent, puis de nouveau à Londres, où son père fut emprisonné pour un temps pour endettement à la prison de Marshalsea. Le jeune Charles fut engagé dans une usine de cirage, et devint ensuite reporter aux tribunaux et journaliste. Chaque épisode de sa vie, sa triste enfance, les ruelles et allées tortueuses qu’il explora, ont fourni le riche matériel de ses romans.

Pénétrez dans ce monde au Musée Charles Dickens de Doughty Street, la seule de ses résidences londoniennes restantes. Il vécut dans cet immeuble georgien haut et étroit d’avril 1837 (un an après son mariage avec Catherine Hogarth) à décembre 1839. A cette époque, grâce à la mise en feuilleton des Papiers posthumes du Pickwick Club, la rédaction d’Oliver Twist et de La vie et les aventures de Nicholas Nickleby, il était en passe de devenir l’auteur le plus célèbre du 19e siècle. Flânez à travers les quatre étages pleins d’atmosphère, abritant la plus importante collection de matériel sur Dickens existante: meubles originaux, peintures, photos et manuscrits. Les annotations sur ses livres montrent la peine qu’il se donnait quand il faisait les célèbres lectures de romans. Avant votre visite, consultez le calendrier du musée pour trouver les expositions spéciales et autres manifestations, y compris les ballades dans le Londres de Dickens.

maison de Londres www.dickensmuseum.com

J’ai beaucoup de bons souvenirs du Kent ...
Faites maintenant le bref voyage de Londres aux villes maritimes le long de l’estuaire de la Medway. De nos jours, ce voyage à Chatham ne prend qu’une heure, mais pour Charles c’était le bout du monde. Sa famille s’y était installée en 1817 quand il avait cinq ans, et y est restée jusqu’en 1822: ce furent les plus heureuses années de son enfance et il en garda toute sa vie une affection pour la région. Chatham devint Dullborough dans Le pauvre voyageur et Mudfog dans The Mudfog Papers: “Une ville agréable – une ville remarquablement plaisante – située dans un charmant vallon sur les bords d’une rivière”. La famille Dickens vécut un moment au N° 2 (maintenant N°11) «Ordnance Terrace ». La propriété privée n’est pas ouverte au public mais une plaque mentionne son association littéraire. Faites ensuite la visite du Chantier naval historique de Chatham, où John Dickens était employé au bureau des salaires de la Royal Navy. On peut aisément se figurer la cohue qui captivait Charles lors de ses explorations du chantier et des fortifications des “Chatham Lines” qui le protégeaient, observant les manoeuvres militaires qui figureraient plus tard dans Les papiers posthumes du Pickwick Club. Et pourquoi ne pas partager son enthousiasme pour les excursions le long de la rivière quand il accompagnait son père sur le yacht des salaires de la Navy, le Chatham. ”L’eau courante favorise les songes, et une rivière avec de forts courants de marées est pour moi la meilleure des eaux courantes”. (Le voyageur pauvre). Recréez cette expérience en sautant à bord du vapeur à roues à aubes, le ”Kingswear Castle”, qui part du chantier naval.

Ou bien, embarquez pour un voyage palpitant sur le bateau des Grandes Espérances du fantastique parc de Dickens World, à Chatham Maritime. Ce parc à thème familial est parfaitement adapté à notre génération multimédia, avec un spectacle cinématographique en 4D “Pegotty’s Boathouse” et d’autres interprétations saisissantes de la vie à l’époque de Dickens.

Chatham Historic Dockyard www.thedockyard.co.uk
Dickens World www.dickensworld.co.uk
Paddle Steamer Kingswear Castle www.pskc.freeserve.co.uk


L’inégalable beauté de Rochester
“Une magnifique ruine!” dit Monsieur Snodgrass. “Un glorieux amas!” renchérit Monsieur Jingle, comme les membres du Pickwick Club aperçurent l’ancien château de Rochester. Rochester, à deux pas de Chatham, enchantait Dickens, et depuis son premier roman, Les papiers posthumes du Pickwick Club, à son dernier, inachevé, Le Mystère d’Edwin Drood, il en a fait la scène de ses histoires: ” Ses antiquités et ses ruines sont d’inégalable beauté, les pousses vigoureuses des lierres brillent au soleil, les grands arbres se balancent dans un air embaumé”. (Edwin Drood)

Enfant, Charles s’y promenait souvent avec son père – procurez-vous un plan au ”Medway Visitor Information Centre” dans la Grand-rue (High Street) pour retracer les pas de Dickens. Il reste tant de choses de l’époque du romancier que chaque vue est un jeu de devinette. Il y a le “Guildhall” où Pip fut engagé comme apprentis dans Les Grandes Espérances : maintenant musée de l’histoire de Rochester, avec une salle de découverte de Dickens avec des objets personnels (sa bible de poche, sa canne, des portraits de famille) et des écrans tactiles montrant les sites liés à Dickens dans la région de la Medway. Flânez dans la “High Street”, avec tous ses pignons, les vieilles poutres de ”Eastgate House”, nommée “Westgate House” dans Les papiers posthumes du Pickwick Club. Dans le jardin, vous y trouverez le chalet suisse que Dickens adorait et qui a été déplacé de sa résidence de “Gad’s Hill Place”. Grimpez au haut du château normand de Rochester pour découvrir le panorama sur “Cloisterham”
(Edwin Drood) et la ville natale de Pip s’étalant en dessous. On dit que le fantôme de Dickens hante les fossés herbeux du château – de son temps c’était un cimetière d’église – parce que c’est là qu’il voulait être enterré; mais a reçu l’honneur d’être inhumé à Westminster Abbey à la place.
Mais est-ce Edwin Drood qui se promène dans les jardins de la cathédrale? Si vous passez pendant le Festival Dickens (mai), cela se pourrait bien puisque les personnages en costume descendent alors dans les rues. Revenez aussi à Rochester pour le Noël de Dickens (décembre), qui culmine avec une parade à travers la ville et des chants de Noël – une tempête de neige est même garantie. Vous pouvez peut-être faire comme Dickens et descendre à l’hôtel “Royal Victoria and Bull”. Ou dînez au restaurant classé, “M. Topes”: L’immeuble ayant servi de modèle à Dickens pour la maison de Monsieur Tope, chef bedeau et guide la cathédrale de Cloisterham, et de logis pour Monsieur Datchery dans Le Mystère d’Edwin Drood (réservations: 01634845270).

Rochester www.medway.gov.uk/tourism
The Royal Victoria and Bull Hotel www.rvandb.co.uk


Le tour de “Dickensland”
Choisissez un itinéraire de tour dans le “Dickensland” au Centre d’information pour les visiteurs de Rochester et explorez plus à fond les villages de Medway, la campagne et les marais où Charles adorait errer. A Higham, à cinq km de Rochester, cherchez ”Gad’s Hill Place”, la résidence georgienne que Dickens regardait avec envie lors de ses promenades d’enfance avec son père. Il réalisa son rêve en revenant comme riche auteur pour l’acheter en 1856, et y vécut jusqu’à sa mort en 1870. Vous reconnaîtrez peut-être là le ” manoir de sombre brique rouge” où grandit Scrooge dans Un conte de Noël. Aujourd’hui, c’est une école privée, mais il y a parfois des journées portes ouvertes au public, et juste en face de l’autre côté de la route vous pouvez faire un saut à l’auberge de Sir John Falstaff que Dickens fréquentait.

De Gad’s Hill, suivez Dickens dans l’une de ses promenades favorites à Cobham Hall et Parc, qui fut aussi l’endroit de la délicieuse excursion de juin de M Pickwick. “Si c’était l’endroit où tous ceux qui sont troublés.... venaient, j’imagine que leur attachement à ce monde reviendrait très vite,” se réjouit-il. Le Hall, désormais un pensionnat de filles, est ouvert au public certains jours des vacances de Pâques et d’été (tél. 01474 823371).

Dans le village de Cobham, Dickens testait son art de la narration en donnant des lectures de son dernier ouvrage à l’auberge à façade demi-boisée de la ”Leather Bottle”. Les Pickwickiens y venaient aussi chercher l’amoureux Monsieur Tupman – C’est donc sans surprise que l’on trouve au menu des plats tels le steak de Monsieur Pickwick. Ou bien faites un pèlerinage à Gravesend, point de départ populaire des émigrants – tout comme Monsieur Micawber et les Peggotty dans David Copperfield. Si vous avez encore faim ou soif, essayez le “Ship and Lobster”, censé être l’inspiration derrière le “Ship”, l’un des pubs isolés où Pip et Herbert se reposèrent durant leur tentative pour faire sortir le forçat Magwitch du pays (Les Grandes Espérances). Près de là, à Chalk, il y a trois maisons qui prétendent toutes avoir hébergé Dickens pendant sa lune de miel, et ne manquez pas le cimetière de l’église de St James à Cooling, où de poignantes petites tombes en forme de losange donnèrent à Dickens l’idée des tombes des petits frères de Pip.

Cobham Hall and Park www.cobhamhall.com/public.shtml
Gad’s Hill School www.gadshill.org
Gravesend www.towncentric.co.uk
The Leather Bottle www.theleatherbottle.co.uk
St James’s Church
www.visitchurches.org.uk/content.php?nID=11&region=Kent&churchID=73
The Ship and Lobster www.shipandlobster.co.uk
Sir John Falstaff Inn www.sirjohnfalstaff.co.uk


Les corneilles planaient entre les tours de la cathédrale
En route maintenant pour Canterbury. Dickens aimait visiter la ville quand il habitait à Gad’s Hill et dans les grandes occasions se déplaçait même en carrosse, y compris des postillons en uniforme rouge, ce qui ne manquait sûrement pas d’attirer l’attention! La cité était sur le chemin prévu pour la fuite de Londres de Sim Tappertit dans Barnabé Rudge – le charme de ses ruelles pavées reste un refuge pour les visiteurs actuels. Vous pourrez trouver d’innombrables décors de David Copperfield, se dressant
aujourd’hui tels que s’ils venaient d’être décrits: la cathédrale et “The King’s School” qui devint l’école du Dr Strong, ” un bâtiment sévère dans une cour, avec un air de bonne éducation”. (Parmi les anciens élèves actuels on compte le célèbre chef Antony Worrall Thompson – comment David Copperfield se serait-il entendu avec lui?) Si vous avez une petite faim suivez les conseils de Monsieur et Madame Micawber, qui invitèrent David à un bon petit repas au “Sun”: vous avez le choix entre le “Cathedral Gate Hotel” et le “Sun Hotel and tea rooms”, les deux prétendant être l’établissement original recréé dans la fiction de Dickens! Pour la nuit, l’hôtel “House of Agnes” dans St Dunstans Street s’impose – puisque M. Wickfield y vécut, paraît-il, et elle a été tendrement réaménagée en hôtel. Elle a le plus grand jardin clos de la ville.

Canterbury Cathedral www.canterbury-cathedral.org
Cathedral Gate Hotel www.cathgate.co.uk
House of Agnes www.houseofagnes.co.uk
The King’s School www.kings-school.co.uk
Sun Hotel and Tea Rooms www.sunhotelandtearooms.co.uk


Une station balnéaire très anglaise
‘Vous ne pouvez imaginer comme l’endroit est délicieux et l’air et comme les promenades y sont agréables”, déclarait Dickens à propos de Broadstairs. Il séjourna presque tous les étés de 1837 à 1859 à notre station balnéaire très anglaise, comme il l’appelait, pour profiter de la mer et écrire. Cette station balnéaire typique sera donc votre prochain arrêt pour imaginer Dickens grattant le papier de sa plume et rédigeant
Oliver Twist et La vie et les aventures de Nicholas Nickleby, Le Magasin d’antiquités et Barnabé Rudge. Vous verrez son domicile de 12 High Street (maintenant no. 21) et le ”Royal Albion Hotel” qui a une belle vue sur “Viking Bay”. Et bien sûr, il y a “Bleak House” en haut des falaises, connue sous le nom de “Fort House“, où le romancier séjourna en 1850 et acheva d’écrire David Copperfield. Il fut si amusé d’observer Miss Mary Pearson Strong chassant les âniers de la devanture de son cottage sur Victoria Parade – maintenant le pittoresque musée “Dickens House Museum“ – qu’il plaça l’épisode dans le roman.

Notez la date du Festival Dickens (juin) car vous pourrez y rencontrer d’autres de ses personnages et être parmi les premiers à apprécier la nouvelle Promenade Turner et Dickens: longeant le front de mer de Broadstairs au port voisin de Margate’s Harbour, elle relie les attractions comme le musée “Dickens House Museum“, le village historique de St Peter et la galerie “Turner Contemporary“ – L’artiste aimait aussi beaucoup la côte du Kent, et pensait que Margate avait ‘les plus beaux cieux d’Europe’. Il est fort à parier que Dickens, qui était un marcheur passionné, aurait certainement fait cette route.

Broadstairs www.visitbroadstairs.co.uk
The Royal Albion Hotel www.albionbroadstairs.co.uk


De Grandes Espérances
Quel que soit le moment où vous découvrez les endroits qui inspirèrent Dickens, il y a toujours tant à voir et à faire. Les préparatifs de célébration du bicentenaire de la naissance du grand romancier en 2012 sont déjà en cours, avec un vaste programme d’événements et activités prévus pour l’occasion. Il n’est pas trop tôt pour le noter à votre agenda, cela promet d’être plus que spécial!
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