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 Michael Jackson : Il était une fois un petit garçon dans l'Indiana ...

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Emjy
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MessageSujet: Re: Michael Jackson : Il était une fois un petit garçon dans l'Indiana ...   Mer 4 Nov 2009 - 12:02

Je crois qu'il s'est juste contenté de dessiner des tee-shirt reprenant les motifs des célèbres vestes de Michael, comme celle du clip de Beat it. Ils étaient immondes. Il n'y avait aucun talent créatif là-dedans.
Quand tu vois le travail de Michael Bush (qui ne s'entendait pas du tout avec lui - on se demande d'ailleurs bien pourquoi ) et le sien, tu te dis que c'est le jour et la nuit ...

Enfin bref, ce mec ne mérite pas autant d'attention de notre part
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rosetyler
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MessageSujet: Re: Michael Jackson : Il était une fois un petit garçon dans l'Indiana ...   Sam 7 Nov 2009 - 20:42

Je suis allée voir This is it aujourd'hui, et j'ai trouvé ça très intéressant de voir l'envers du décor! A voir les répétitions, les concerts qui devaient avoir lieu auraient surement été historique.
J'ai trouvé ça captivant de voir les musiciens danseurs et techniciens mettre au point tout les détails et j'ai trouvé Michael Jackson impressionnant, l'un des rares qui danse aussi bien qu'il chante et il n'a jamais l'air essoufflé ou fatiguer;

Dans la salle, les gens ne pouvaient s'empêcher de frapper des mains et de suivre le rythme, ça devait être une de ces ambiances au grand rex pour la première!
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MessageSujet: Re: Michael Jackson : Il était une fois un petit garçon dans l'Indiana ...   Dim 8 Nov 2009 - 17:34

Merci pour ton avis, Rosetyler. Je suis ravie que tu aies aimé Very Happy

Ca me fait penser que je n'ai toujours pas donné mon avis détaillé sur ce film. Mais comme je pense qu'il sera long, voir trèèès long, je préfère prendre mon temps et bien organiser mes idées.
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MessageSujet: Re: Michael Jackson : Il était une fois un petit garçon dans l'Indiana ...   Dim 8 Nov 2009 - 17:36

Je vais essayer d'aller le voir mardi. Smile
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MessageSujet: Re: Michael Jackson : Il était une fois un petit garçon dans l'Indiana ...   Dim 8 Nov 2009 - 17:39

Cool ! Je suis impatiente de connaître ton avis et j'aurais d'ailleurs une question à te poser sur une des séquences du film. Mais je préfère ne pas en dire plus
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MessageSujet: Re: Michael Jackson : Il était une fois un petit garçon dans l'Indiana ...   Dim 8 Nov 2009 - 17:49

Je suis pas une spécialiste de Michael Jackson mais ce qui est sur c'est que le voir dans les coulisses, le voir répèter, chanter, danser, de le voir travaillé, c'est très impressionnant, personne aujourd'hui n'est capable de danser et chanter en même temps aussi bien que lui.
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MessageSujet: Re: Michael Jackson : Il était une fois un petit garçon dans l'Indiana ...   Dim 8 Nov 2009 - 17:52

Ce n'est pas moi qui dirais le contraire, Rosetyler

Tu as une séquence ou une chanson préférée dans le film ?
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MessageSujet: Re: Michael Jackson : Il était une fois un petit garçon dans l'Indiana ...   Dim 8 Nov 2009 - 19:27

Je sais pas si j'ai une séquence ou une chanson préféré mais j'ai adoré la scène où on le voit essayer la nacelle, j'ai bien aimé la séquence sur la chanson wanna be startin somethin, they don't care about us, man in the mirror et surtout revoir la chorégraphie de Beat it que j'adore! Et puis toutes les scènes où on les voyait danser, ou lorsque MJ s'entretenait sur les réglages avec les musiciens.
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MessageSujet: Re: Michael Jackson : Il était une fois un petit garçon dans l'Indiana ...   Mer 11 Nov 2009 - 0:10

J'ai vu le film This is it cet après-midi dans une salle gigantesque (et quasi vide : eh oui, la plupart des gens travaillent, le mardi après-midi ! Razz) ; c'était donc quasi comme une projection privée, avec grand écran.

Autant le dire tout de suite, j'ai absolument adoré ce film, où je ne me suis pas ennuyée une seule seconde.

This is it, c'est l'hommage très respectueux d'un professionnel à un autre professionnel, parti malheureusement trop tôt. Ce n'est jamais larmoyant (le but n'est pas de tirer les larmes du spectateur, même si l'émotion n'est pas absente, loin de là, mais elle est naturelle, et non artificiellement provoquée).

Tout commence par la présentation des danseurs qui avaient été "castés" pour cette série de concerts exceptionnels : tous sont de grands admirateurs de Michael Jackson et sont très fiers d'avoir été choisis pour son spectacle ; leur jeunesse, leur enthousiasme et leur fougue sont très communicatifs, et d'ailleurs, l'un des intérêts, et pas le moindre, de ce documentaire, c'est de montrer la relation très chaleureuse et très professionnelle entre Michael Jackson et ces 11 danseurs/danseuses et musiciens/ musiciennes, qui sont plus jeunes que lui et voient en lui un grand frère, un artiste et un modèle.

Ces jeunes gens ont manifestement su le stimuler et lui apporter un soutien moral (on sent d'ailleurs une grande vague de chaleur entre tous les membres de l'équipe du spectacle de toute façon, même s'il y a des moments de légère tension quand Michael Jackson est insatisfait de ce qu'on lui propose, mais ce dernier sait toujours rester très calme et très courtois, et il finit toujours par obtenir ce qu'il veut (de toute façon, ce qu'il propose est toujours meilleur que ce qu'on cherche à lui imposer : globalement, dans ce film, Michael Jackson apparaît toujours très maître de lui, patient et exigeant, perfectionniste à l'extrême (ce n'est rien de le dire)).

Découvrir les coulisses et les arcanes de ce spectacle conçu pour « en mettre plein la vue » au public est absolument passionnant.

J'ai adoré les petites séquences plus ou moins volontairement humoristiques, qui doivent beaucoup à la spontanéité des personnes filmées, et au hasard aussi, par exemple quand les danseurs font des tests pour être "toastés" sur scène, à la manière de tranches de pain éjectées d'un grille-pain, ou encore, la chorégraphie inspirée des gestes des hôtesses de l'air lorsqu'elles donnent leurs instructions au moment du décollage. Razz Manifestement, cette tournée aurait été exceptionnelle, n'en déplaise aux mauvaises langues qui pensaient que Michael Jackson ne serait jamais capable de remonter sur scène.

La seule chose que j’ai regrettée, tout au long des 110 minutes que dure le film, c’est que les chansons ne soient pas sous-titrées, pour pouvoir les chanter, car c’est véritablement un film qui donne envie de chanter et de danser, et d’ailleurs, je n’ai pas arrêté de fredonner et de battre la mesure avec les mains et avec les pieds pendant tout le film.

La logistique déployée pour ce spectacle est assez impressionnante ; ainsi, quand on découvre que grâce aux procédés numérique, on peut dupliquer par mille les 11 danseurs pour les faire figurer une armée de 11 000 hommes pour They don’t care about us. Il y a aussi les séquences inspirées du Cirque du soleil, avec les acrobates dans les lustres, et les effets pyrotechniques, dont on a un bref aperçu.

J’ai été très étonnée par le comportement de Michael Jackson avec les musiciennes et les danseuses avec lesquelles il est amené à faire des duos sur scène. Je m’explique : à tort ou à raison, lorsque je regarde des clips mettant en scène Michael Jackson avec une jeune femme, je n’y crois qu’à moitié, sans doute parce que j’ai tendance à l’imaginer comme un être asexué. Mais là, j’ai trouvé que quand il faisait le geste de prendre sa partenaire par la taille, c’était très sensuel, sans jamais être déplacé. Bon, je ne sais pas si je suis très claire, mais en gros, j'ai trouvé qu'il avait vraiment la classe avec elles.

Il se révèle d’ailleurs un danseur formidable (on ne voit que lui quand il danse : tout est sans doute fait pour au niveau mise en scène, mais il faut quand même reconnaître qu’il a un talent plus qu'exceptionnel) tout en sachant mettre en valeur avec beaucoup de générosité ses partenaires : la chanteuse avec laquelle il chante le merveilleux duo I just can’t stop loving you (chanson au sujet de laquelle j’ai osé écrire dans ce topic que je la trouvais « sirupeuse » Razz, mais interprétée de cette façon, à deux, j’ai adoré ; j’ai même eu l’impression que cette chanson devait quelque chose au gospel et n’était pas si éloignée de Man in the mirror, que j’aime de plus en plus : c’est d’ailleurs elle qui clôt le film), et la guitariste pour… Beat it ? (j’ai un gros doute, je n'ai pas toujours été capable d'identifier toutes les chansons, et de mémoriser laquelle allait avec telle mise en scène, mais de toute façon, c’était forcément un morceau rock). Une des chanteuses confie d’ailleurs que c’est magique de chanter avec l’artiste dont elle a découvert les chansons à l’école à l’âge de huit ans, avec Man in the mirror, justement.

Quant à sa voix, même s’il dit la ménager, elle atteint par moment des niveaux exceptionnels : au début, quand j’écoutais Michael Jackson, je préférais ses morceaux rythmés à ses ballades plus intimistes, registre dans lequel je le trouvais bon sans être exceptionnel non plus ; mais là, soit j’ai évolué, soit la voix de Michael Jackson a gagné en maturité avec les années : je l’ai trouvé bien meilleur dans les ballades, et il livre de Human Nature une interprétation absolument fabuleuse : c’est bien simple, on dirait que c’est un ange qui chante, ni homme ni femme, l’idéal vocal que rêvaient probablement d’atteindre les castrats des siècles passés. La façon dont Michael Jackson chante cette chanson est absolument hallucinante, j’étais littéralement scotchée dans mon fauteuil, les yeux fixés sur l’écran, envoûtée. Et, détail complètement futile : j'ai adoré les éclairages roses.

Quant aux clips destinés à figurer à l’arrière plan, sur scène, ils sont tout simplement exceptionnels, qu’il s’agisse de la manière dont sont revisité Thriller, ou Smooth Criminal, qui réutilise des images de films noirs et de gangsters en y intégrant Michael Jackson, costumé avec les habits appropriés.

On reconnaît des images tirées de Gilda, avec Rita Hayworth chantant « Put the blame on mame, boys », en ôtant ses longs gants noirs, mais aussi des images de The big sleep (Le grand sommeil), avec la course poursuite que Philip Marlowe (Humphrey Bogart) entreprend contre un truand. Apparaissent également des images d’Edward G. Robinson, un acteur spécialisé dans les rôles de gangster, et d’Humphrey Bogart dans les rôles de gangster qu’on lui faisait jouer dans les années 1940 (du moins, c’est ce que j’ai supposé, je n'ai pas réussi à identifier absolument tous les films réutilisés : Emjy, j'ai supposé que c'était là-dessus que tu voulais me poser une question, je me trompe ? Wink).

Il y a vraiment toute une mythologie cinématographique américaine qui est revisitée avec humour et intelligence (je pense au décor à la West Side Story), et dans laquelle s’intègre la mythologie personnelle de Michael Jackson (là, je songe à la reproduction d’un show télévisée pour le décor destiné à l’une des chansons des Jackson’s five qui figurait au programme ; on entend d’ailleurs une archive d’époque nous présenter les cinq frères).

Enfin, j’ai beaucoup aimé le clip très engagé sur l'écologie où figurent la forêt amazonienne et une petite fille absolument charmante, qui réapparaît d'ailleurs à la fin du générique pour le plus grand bonheur des spectateurs (merci d’avoir signalé qu’il y avait une surprise à la toute fin, Emjy : sans ça, je l’aurais peut-être ratée sunny), même si je regrette qu’ils aient utilisé une image de synthèse pour figurer Michael Jackson devant le bulldozer à ce moment là.

Enfin bref, je le redis, j’ai absolument adoré ce film, assez unique dans son genre (j’étais très émue à la fin, lorsqu’on nous montre les images de la répétition précédant le décès de Michael : on se dit que ce n’est pas possible que toute cette préparation ait été interrompue si brutalement ; Michael apparaît tellement comme l’architecte et le maître d’œuvre de son spectacle, il a l’air tellement heureux et investi la plupart du temps quand il chante et quand il danse que savoir que les choses se sont terminées comme elles se sont terminées fait mal au cœur, même si le film est là, et donne une idée de ce que cela aurait pu être).

C’est en tout cas une œuvre rare, qui montre concrètement ce qu’est le métier d’ « entertainer » (le terme ne me satisfait pas pleinement, mais il est difficile de trouver une désignation qui convienne pour le « métier » de Michael Jackson, à la fois compositeur, chanteur, danseur, réalisateur, metteur en scène, etc), l’exigence artistique dont sut faire preuve Michael Jackson, et le professionnalisme et la chaleur humaine qui présidèrent aux relations entre les membres de cette équipe, le temps des répétitions.
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MessageSujet: Re: Michael Jackson : Il était une fois un petit garçon dans l'Indiana ...   Mer 11 Nov 2009 - 12:48

Popila, je suis absolument ravie que tu aies aimé ce film à ce point. C'est toujours un immense plaisir pour moi de voir que le "travail" de Michael est aussi apprécié. Et pour tout te dire, ton enthousiasme me fait chaud au .

Ton post est passionnant, je crois que ce sera difficile de te répondre comme je le voudrais tant j'ai des choses à dire ^^

Bon, commençons par le commencement ...
Je suis complètement d'accord avec toi au sujet du ton du film. Il n'est pas larmoyant. En fait, il n'a pas besoin de l'être. L'histoire de Michael et de ces concerts est déjà tellement triste en soi... Pas besoin d'en rajouter, l'émotion à l'état pur suffit amplement...

J'avais pu visionner un court reportage sur le casting des danseurs en avril, il me semble. On en voit de brefs extraits dans le film. Je crois d'ailleurs que tout a été filmé, j'espère qu'on aura la chance un jour de voir l"intégralité des préparatifs. Je me souviens qu'il y avait une danseuse française dans le lot qui avait fait le déplacement pour l'occasion mais elle n'a pas été choisie.
Je ne sais pas si c'est un choix de la part de Michael mais on sent que les concerts auraient eu un petit goût de renouveau. Travis Payne, son chorégraphe depuis des années , est bien présent à ses côtés mais un autre des ses fidèles collaborateurs qui a fait toutes les tournées avec lui, Lavelle Smith, ne l'est pas. Je me demande d'ailleurs comment il a pris la chose ...
Ses danseurs ont tous quasimment la moitié de son âge mais ce qui est incroyable, c'est que Michael ne démérite jamais face à eux. Même si bien entendu, il ne danse plus aussi bien ni de manière aussi fougueuse que lors de ses jeunes années, la technique et le "feeling" sont toujours là. Et, le charisme surtout. Je crois que c'est le plus important.

Citation :
l'un des intérêts, et pas le moindre, de ce documentaire, c'est de montrer la relation très chaleureuse et très professionnelle entre Michael Jackson et ces 11 danseurs/danseuses et musiciens/ musiciennes, qui sont plus jeunes que lui et voient en lui un grand frère, un artiste et un modèle.
J'ai ressenti la même chose. D'ailleurs, j'ai adoré le passage où Michael incite sa jeune guitariste, Orianthi, à se dépasser. Il veut que la lumière soit sur elle et qu'elle soit LA star de ce moment, j'ai trouvé que c'était un superbe geste de sa part.

Quant au perfectionnisme de Michael, il est vrai qu'on en a un très bel aperçu dans ce long métrage. Il a toujours une idée très précise de ce qu'il veut pour ses spectacles. La scène où il fait savoir ce qu'il désire pour l'instrumentalisation de The Way you make me feel à son directeur artistique est une de mes préférées. Michael ne sait ni lire ni écrire la musique alors il faut toujours qu'il explique le plus clairement possible ce qu'il a en tête à ses musiciens, ce ne doit pas être une mince affaire. J'aurais adoré voir de quelle manière cela se passait dans les studios d'enregistrement, ce devait être passionnant de voir un tel master at work
Et comme toujours, il se montre toujours très poli et humble. Ce sont des qualités rares dans ce milieu. J'ai lu et vu une multitude d' interviews de personnes ayant travaillé avec lui (des ingénieurs de sons, des musiciens, des producteurs, des réalisateurs etc) et je n'ai jamais décelé dans leurs discours une parole de reproche envers personnalité de Michael. Il se montrait parfois (souvent ?) très exigent mais s'exprimait toujours de manière courtoise, bien que franche.

Citation :
J'ai adoré les petites séquences plus ou moins volontairement humoristiques, qui doivent beaucoup à la spontanéité des personnes filmées, et au hasard aussi, par exemple quand les danseurs font des tests pour être "toastés" sur scène, à la manière de tranches de pain éjectées d'un grille-pain, ou encore, la chorégraphie inspirée des gestes des hôtesses de l'air lorsqu'elles donnent leurs instructions au moment du décollage.
Ces petites scènes étaient effectivement plus que bienvenues. Le grand public ne le sait sans doute pas mais Michael avait énormément d'humour. Je me souviens de plusieurs making of de clips ou de reportages sur ses concerts où il faisait preuve d'un humour pince-sans-rire absolument détonnant. Dans les numéros du magazine Black & White (le mag officiel, j'en parlerai prochainement car il vaut vraiment son pesant de cacahuètes !), les journalistes qui ont eu le chance de discuter avec lui lors d'entretiens plus ou moins longs ont montré à de nombreuses reprises cette facette du personnage qu'on connaît trop peu, à mon humble avis. Je me souviens avoir éclaté de rire de nombreuses fois. Il avait un rire très franc, très communicatif ... Ca me fait d'ailleurs penser qu'il faudrait que je retrouve une interview radio qu'il avait donnée en 2001 et qui est tout bonnement à hurler de rire !

Citation :
La seule chose que j’ai regrettée, tout au long des 110 minutes que dure le film, c’est que les chansons ne soient pas sous-titrées, pour pouvoir les chanter, car c’est véritablement un film qui donne envie de chanter et de danser, et d’ailleurs, je n’ai pas arrêté de fredonner et de battre la mesure avec les mains et avec les pieds pendant tout le film.
Ah ah, je vois ce que tu veux dire ! Bon, moi, comme tu peux t'en douter, je n'ai pas eu de problème puisque je connais les paroles de ses chansons depuis un moment déjà (ce qui est tout à fait normal vu que je suis "fan" depuis presque 20 ans )
Enfin, si ça peut te rassurer, je pense que le dvd comportera peut-être une piste de sous-titres pour les chansons

Citation :
J’ai été très étonnée par le comportement de Michael Jackson avec les musiciennes et les danseuses avec lesquelles il est amené à faire des duos sur scène. Je m’explique : à tort ou à raison, lorsque je regarde des clips mettant en scène Michael Jackson avec une jeune femme, je n’y crois qu’à moitié, sans doute parce que j’ai tendance à l’imaginer comme un être asexué. Mais là, j’ai trouvé que quand il faisait le geste de prendre sa partenaire par la taille, c’était très sensuel, sans jamais être déplacé. Bon, je ne sais pas si je suis très claire, mais en gros, j'ai trouvé qu'il avait vraiment la classe avec elles.
Là encore, je ne peux que plussoyer !

Citation :
la chanteuse avec laquelle il chante le merveilleux duo I just can’t stop loving you (chanson au sujet de laquelle j’ai osé écrire dans ce topic que je la trouvais « sirupeuse » , mais interprétée de cette façon, à deux, j’ai adoré ; j’ai même eu l’impression que cette chanson devait quelque chose au gospel et n’était pas si éloignée de Man in the mirror, que j’aime de plus en plus : c’est d’ailleurs elle qui clôt le film
I just Can't stop loving you ne fait pas non plus parti de mes chansons préférées, comme tu le sais sans doute déjà. Mais Michael a une telle capacité à habiter ses chansons, à les faire décoller et leur donner une autre dimension que j'ai moi aussi été scotchée par sa prestation avec sa choriste, Judith Hill (laquelle est d'ailleurs dans un sale état depuis sa mort, j'en reparlerai bientôt ). J'adore les ad-libs de cette chanson, je suis folle de sa voix à ce moment-là.

Ce que je trouve terriblement fascinant chez Michael (parmi une foule d'autres choses ), c'est sa gestuelle. Il a une façon de bouger, de diriger son corps - même lorsqu'il ne danse pas - qui m'a toujours éblouie. Il a quelque chose de "chaplinesque" en lui ...

Citation :
Quant à sa voix, même s’il dit la ménager, elle atteint par moment des niveaux exceptionnels : au début, quand j’écoutais Michael Jackson, je préférais ses morceaux rythmés à ses ballades plus intimistes, registre dans lequel je le trouvais bon sans être exceptionnel non plus ; mais là, soit j’ai évolué, soit la voix de Michael Jackson a gagné en maturité avec les années : je l’ai trouvé bien meilleur dans les ballades, et il livre de Human Nature une interprétation absolument fabuleuse : c’est bien simple, on dirait que c’est un ange qui chante, ni homme ni femme, l’idéal vocal que rêvaient probablement d’atteindre les castrats des siècles passés. La façon dont Michael Jackson chante cette chanson est absolument hallucinante, j’étais littéralement scotchée dans mon fauteuil, les yeux fixés sur l’écran, envoûtée.
Aaaah, sa voix. Je crois que j'en suis amoureuse. Non, en fait, je ne crois pas, j'en suis sûre ... Je trouve d'ailleurs que tu as très bien su la décrire. Elle est vraiment unique en son genre. Elle est extraordinairement flexible. Il peut faire des choses absolument fabuleuses avec.

Citation :
Quant aux clips destinés à figurer à l’arrière plan, sur scène, ils sont tout simplement exceptionnels, qu’il s’agisse de la manière dont sont revisité Thriller, ou Smooth Criminal, qui réutilise des images de films noirs et de gangsters en y intégrant Michael Jackson, costumé avec les habits appropriés.
J'ai adoré ces séquences. Le clip de Thriller a quelque chose de mystique qui me plaît beaucoup. J'ai trouvé le profanateur de tombe particulièrement effrayant. Je me demande d'ailleurs s'ils ont choisi un acteur professionnel pour l'interpréter ...
Juste après Thriller, on entend un court morceau de musique classique écrit par Michael pour son court- métrage Ghosts. Et lorsqu'il monte sur la plateforme alors que ses danseurs se trémoussent dans tous les sens, on entend un morceau très rythmé et funky. Il s'agit de Threatened, extrait de son dernier album en date, Invincible. Les fans sont devenus fous à l'entendant

Citation :
On reconnaît des images tirées de Gilda, avec Rita Hayworth chantant « Put the blame on mame, boys », en ôtant ses longs gants noirs, mais aussi des images de The big sleep (Le grand sommeil), avec la course poursuite que Philip Marlowe (Humphrey Bogart) entreprend contre un truand. Apparaissent également des images d’Edward G. Robinson, un acteur spécialisé dans les rôles de gangster, et d’Humphrey Bogart dans les rôles de gangster qu’on lui faisait jouer dans les années 1940 (du moins, c’est ce que j’ai supposé, je n'ai pas réussi à identifier absolument tous les films réutilisés : Emjy, j'ai supposé que c'était là-dessus que tu voulais me poser une question, je me trompe ? ).
Non, tu ne te trompes pas du tout. C'est cette question que je voulais te poser. Je suis totalement inculte en la matière, alors j'avais bien besoin de tes lumières . Au début, je pensais qu'il s'état contenté d'insérer un court extrait de Gilda mais pas du tout, il a fait bien mieux que ça ! Il faut vraiment que je me penche plus sérieusement sur ces films ...

Pour finir, je dirais que je t'approuve encore une fois totalement lorsque tu écris que ce film nous donne un aperçu concret de ce qu'est le métier d''entertainer. Dans le cas de Michael, on sent que c'est un réel investissement. A la lumière des tristes évènements de juin, on sent à quel point cet investissement lui a coûté. Michael n'était pas prêt pour cette série de concert. Le film tente de nous prouver le contraire.
Je pense sincèrement que le talent de Michael était intact, qu'il y avait toujours autant de magie en lui et que sur quelques journées de répétitions, il a pu montrer à quel point il était en mesure de prouver qu'il était le meilleur. Le film ne nous dévoile que ces journées là et ne nous montre pas toutes les autres. Ce que j'ai vu dans ce film, c'est un Michael toujours aussi généreux, humble, profondément gentil et surtout toujours aussi digne et investi. Je n'ai pas très envie de me focaliser sur le reste, sur ce qui nous est caché, l'envers du décor sordide et peu reluisant, parce que Michael est mort et que rien ne le ramènera et aussi et peut-être surtout parce que c'est trop douloureux...
Ce film profite énormément financièrement à AEG et Sony mais je préfère me dire qu'il permet avant tout de montrer au grand public (et pas qu'aux fans qui eux, sont déjà conscient de ce que Michael était et représentait artistiquement et humainement) l'ampleur de son talent, ou plutôt devrais-je dire de son génie ... J'essaie de me convaincre (tant bien que mal) que c'est déjà une excellente chose ...

EDIT : Waouh, ça c'est du post !


Dernière édition par Emjy le Mer 11 Nov 2009 - 13:44, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Michael Jackson : Il était une fois un petit garçon dans l'Indiana ...   Mer 11 Nov 2009 - 13:03

Emjy a écrit:
EDIT : Waouh, ça c'est du post ! affraid
Oui, record battu ! Razz

Ton post suscite plein de réactions chez moi, Emjy : je vais prendre le temps pour formuler une réponse aussi complète que possible, que je tâcherai de poster aujourd'hui. sunny
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MessageSujet: Re: Michael Jackson : Il était une fois un petit garçon dans l'Indiana ...   Mer 11 Nov 2009 - 13:26

Pas de problème, Popila. Je sais ce que c'est, j'ai moi-même failli devoir prendre des notes pour pouvoir répondre au tien
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MessageSujet: Re: Michael Jackson : Il était une fois un petit garçon dans l'Indiana ...   Mer 11 Nov 2009 - 23:15

J'ai pris le temps de réfléchir à ma réponse, voilà ce que ça donne :
Emjy a écrit:
J'avais pu visionner un court reportage sur le casting des danseurs en avril, il me semble. On en voit de brefs extraits dans le film. Je crois d'ailleurs que tout a été filmé, j'espère qu'on aura la chance un jour de voir l"intégralité des préparatifs. Je me souviens qu'il y avait une danseuse française dans le lot qui avait fait le déplacement pour l'occasion mais elle n'a pas été choisie.
Ce reportage devait être très intéressant. On a effectivement un bref aperçu du déroulement du casting au début du film. On sent que la sélection a dû être rude : il ne s'agit pas de n'importe quel concert, donc on ne recrute pas n'importe qui ; ça rappelle qu'il est dur de s'imposer dans ce milieu. Il y a quelques photos du casting dans le magazine Vibrations (dont j'ai parlé au moment de sa sortie sur l'autre topic consacré à Michael Jackson) sur une double page, en noir et blanc. Et sinon, oui, on sent une volonté de renouveau, ou à tout le moins d'amélioration des chansons / danses / chorégraphies passées.

Citation :
Ses danseurs ont tous quasimment la moitié de son âge mais ce qui est incroyable, c'est que Michael ne démérite jamais face à eux. Même si bien entendu, il ne danse plus aussi bien ni de manière aussi fougueuse que lors de ses jeunes années, la technique et le "feeling" sont toujours là. Et, le charisme surtout. Je crois que c'est le plus important.
Honnêtement, les danseurs ont beau être effectivement plus jeunes, et Michael Jackson ne plus être aussi fougueux que dans ses jeunes années, on l'oublie très vite lorsqu'on visionne le film : sur ces images, Michael Jackson n'a pas d'âge ; on ne peut pas croire que cet homme là ait cinquante ans. Et tu as tout à fait raison de dire que la technique, le "feeling" et le charisme sont toujours là - le magnétisme, en somme, pour reprendre l'expresion employée par une femme dans le film - sans doute une directrice artistique - lorsqu'elle parle des critères de recrutement des danseurs au niveau du casting.

Citation :
J'ai ressenti la même chose. D'ailleurs, j'ai adoré le passage où Michael incite sa jeune guitariste, Orianthi, à se dépasser. Il veut que la lumière soit sur elle et qu'elle soit LA star de ce moment, j'ai trouvé que c'était un superbe geste de sa part.
J'ai moi aussi adoré ce passage.

Citation :
La scène où il fait savoir ce qu'il désire pour l'instrumentalisation de The Way you make me feel à son directeur artistique est une de mes préférées. Michael ne sait ni lire ni écrire la musique alors il faut toujours qu'il explique le plus clairement possible ce qu'il a en tête à ses musiciens, ce ne doit pas être une mince affaire. J'aurais adoré voir de quelle manière cela se passait dans les studios d'enregistrement, ce devait être passionnant de voir un tel master at work

Cette scène est effectivement très instructive au niveau de la manière de travailler de Michael Jackson. Il me semble que Stevie Wonder non plus ne savait pas lire et écrire la musique, à moins que ce ne soit James Brown, je ne sais plus. De toute façon, on peut savoir la lire et l'écrire sans pour autant être un vrai et un bon musicien... la musique, je crois très profondément que c'est quelque chose qu'on a dans le sang ou pas, une histoire de rythme, de rapport au corps et au monde.

Citation :
Et comme toujours, il se montre toujours très poli et humble. Ce sont des qualités rares dans ce milieu.
Je suis tout à fait d'accord lorsque tu dis que ce sont des qualités rares dans ce milieu. C'est d'ailleurs plus ou moins souligné dans le film - le fait que c'est très rare, quelqu'un qui se montre aussi exigeant dans le domaine de la pop musique (d'habitude, c'est plutôt le contraire, nous dit-on) - finalement, ce qui réunit tous ces gens, c'est l'amour de la musique - on pourrait même dire la foi (au sens religieux du terme) en la musique. C'est ce que montre très bien le film ; tous ces musiciens et danseurs sont réunis grâce à leur amour de la musique qui leur permet de transcender leurs différences.

Citation :
Le grand public ne le sait sans doute pas mais Michael avait énormément d'humour. Je me souviens de plusieurs making of de clips ou de reportages sur ses concerts où il faisait preuve d'un humour pince-sans-rire absolument détonnant.

Il n'est sans doute pas toujours perçu comme ayant de l'humour, mais quand on regarde la conclusion de certains de ses clips (Thriller et Remember the time en particulier), j'y vois un clin d'oeil au spectateur - quand on voit ses yeux de loup garou, ou qu'il se transforme en chat. Il y a aussi un clip ou on paerçoit tout un tas de gens célèbres (Spielberg, Travolta) en train de discuter de choses et d'autres pour finalement se demander : "where is Michael ?", et on ne l'aperçoit qu'à la toute fin, c'est lui qui était derrière la caméra.

Citation :
Dans les numéros du magazine Black & White (le mag officiel, j'en parlerai prochainement car il vaut vraiment son pesant de cacahuètes !), les journalistes qui ont eu le chance de discuter avec lui lors d'entretiens plus ou moins longs ont montré à de nombreuses reprises cette facette du personnage qu'on connaît trop peu, à mon humble avis. Je me souviens avoir éclaté de rire de nombreuses fois. Il avait un rire très franc, très communicatif ...
Au sujet du magazine Black and White, je suis tombée par hasard sur le dernier n° dans la partie presse de ma librairie ; comme celle-ci était sur le point de fermer, je n'ai pu que le feuilleter pour regarder les images, je n'ai pas eu le temps de lire les articles.

Citation :
Ca me fait d'ailleurs penser qu'il faudrait que je retrouve une interview radio qu'il avait donnée en 2001 et qui est tout bonnement à hurler de rire !
J'aimerais beaucoup entendre l'interview radio dont tu parles (si tu la retrouves, bien sûr).

Citation :
Je n'ai pas eu de problème puisque je connais les paroles de ses chansons depuis un moment déjà (ce qui est tout à fait normal vu que je suis "fan" depuis presque 20 ans.
Je me doutais bien que le problème ne s'était pas posé pour toi ! Razz

Citation :
I just Can't stop loving you ne fait pas non plus parti de mes chansons préférées, comme tu le sais sans doute déjà. Mais Michael a une telle capacité à habiter ses chansons, à les faire décoller et leur donner une autre dimension que j'ai moi aussi été scotchée par sa prestation avec sa choriste, Judith Hill (laquelle est d'ailleurs dans un sale état depuis sa mort, j'en reparlerai bientôt ). J'adore les ad-libs de cette chanson, je suis folle de sa voix à ce moment-là.
Cette jeune femme est tout simplement extraordinaire. Elle chante remarquablement bien ; à la fin de la chanson, elle en vient à oublier ce qu'elle fait là sur scène, elle n'a d'yeux que pour Michael Jackson, et celui-ci, très gentiment, la prend par le bras pour la tourner vers le public. J'ai adoré ce finale.

Citation :
Ce que je trouve terriblement fascinant chez Michael (parmi une foule d'autres choses ), c'est sa gestuelle. Il a une façon de bouger, de diriger son corps - même lorsqu'il ne danse pas - qui m'a toujours éblouie. Il a quelque chose de "chaplinesque" en lui ...
Elle est effectivement très particulière, cette gestuelle. Je n'avais pas songé à Charlie Chaplin, mais ça me paraît très juste.

Citation :
Aaaah, sa voix. Je crois que j'en suis amoureuse. Non, en fait, je ne crois pas, j'en suis sûre ... Je trouve d'ailleurs que tu as très bien su la décrire. Elle est vraiment unique en son genre. Elle est extraordinairement flexible. Il peut faire des choses absolument fabuleuses avec.
Merci, c'est très gentil. Ce passage du film m'a beaucoup marquée. Dans le magazine Vibrations, on apprend une foule de choses sur la manière dont Michael Jackson travaillait sa voix : d'après son coach vocal, ce n'est pas sa voix naturele qu'il utilise ; j'ai toujours eu le sentiment que Michael Jackson essayait de retrouver la pureté du grain de voix qu'il avait lorsqu'il était enfant.

Citation :
J'ai adoré ces séquences. Le clip de Thriller a quelque chose de mystique qui me plaît beaucoup. J'ai trouvé le profanateur de tombe particulièrement effrayant. Je me demande d'ailleurs s'ils ont choisi un acteur professionnel pour l'interpréter... Juste après Thriller, on entend un court morceau de musique classique écrit par Michael pour son court- métrage Ghosts. Et lorsqu'il monte sur la plateforme alors que ses danseurs se trémoussent dans tous les sens, on entend un morceau très rythmé et funky. Il s'agit de Threatened, extrait de son dernier album en date, Invincible. Les fans sont devenus fous à l'entendant
J'ai surtout songé à Tim Burton, en fait. ^^ Pour Ghost et Threatened, je ne suis pas suffisamment calée pour avoir réussi à parfaitement les identifier, mais je suis heureuse d'avoir ces informations complémentaires : je me souviens très bien du passage où on entend de la musique classique. Wink

Citation :
Au début, je pensais qu'il s'état contenté d'insérer un court extrait de Gilda mais pas du tout, il a fait bien mieux que ça ! Il faut vraiment que je me penche plus sérieusement sur ces films ...
Il faudrait que je revois cette séquence (dans le film This is it, je veux dire) : par moment, ça va tellement vite qu'on ne distingue plus tellement le visage du gangster qui se met à la poursuite de Michael Jackson. Et je suis pour le moment parfaitement incapable d'identifier la jeune femme blonde avec laquelle se trouve Humphrey Bogart juste avant qu'il ne se retrourne, quand elle lance, à propos de Michael : "mais qu'est-ce qu'il fait là, celui-là ?" (Razz) : son visage me dit quelque chose, mais c'est tout.

Par contre, on reconnaît très bien le visage d'Edward G. Robinson : l'image est peut-être tirée de Key Largo, mais sans garantie, surtout que le film se déroule dans une auberge sur une île (c'est un film de gangsters assez atypique, du point de vue du lieu où ça se passe, avec Bogart et Bacall dans les rôles principaux).

Les images avec Humphrey Bogart proviennent peut-être également du Faucon Maltais de John Huston, ou plus probablement d'un film datant de 1936, dans lequel Humphrey Bogart et Edward G. Robinson jouent ensemble : Bullets or Ballots, traduit en français par "Guerre au crime". Je ne l'ai pas vu, mais ça paraît plausible ; en tout cas, si les images ne viennent pas de ce film là, elles viennent d'un film du même style.

Citation :
[...] Dans le cas de Michael, on sent que c'est un réel investissement. A la lumière des tristes évènements de juin, on sent à quel point cet investissement lui a coûté. Michael n'était pas prêt pour cette série de concert. Le film tente de nous prouver le contraire.
[...] Le film ne nous dévoile que ces journées là et ne nous montre pas toutes les autres. [...]Je n'ai pas très envie de me focaliser sur le reste, sur ce qui nous est caché, l'envers du décor sordide et peu reluisant, parce que Michael est mort et que rien ne le ramènera et aussi et peut-être surtout parce que c'est trop douloureux...
Ce film profite énormément financièrement à AEG et Sony mais je préfère me dire qu'il permet avant tout de montrer au grand public (et pas qu'aux fans qui eux, sont déjà conscient de ce que Michael était et représentait artistiquement et humainement) l'ampleur de son talent, ou plutôt devrais-je dire de son génie ... J'essaie de me convaincre (tant bien que mal) que c'est déjà une excellente chose ...
Le film ne nous montre effectivement que le meilleur, et laisse de côté "le reste" : la perspective d'enchaîner 50 concerts d'affilée, la pression qui pesait sur Michael Jackson et son perfectionnisme extrême ont très certainement nourri ses angoisses et sont sans doute en partie à l'origine de son décès.

C'est pour cela que j'ai trouvé la polémique lancée par le site "This is not it" un peu vaine (même si elle part très certainement de bons sentiments) : le spectateur n'est pas dupe, en allant voir ce film, il sait pertinemment que tout ne nous sera pas montré, qu'on ne verra pas un Michael Jackson malade, épuisé ou diminué - et quelque part, heureusement ; il sait aussi que ce film a très prosaïquement l'objectif de remplir les caisses des sociétés que tu cites.

Mais ces images, agencées par un réalisateur respectueux, réussissent à dépasser ce qu'il y a de sordide dans cette histoire, et à rendre un bel hommage à l'artiste. Alors, bien sûr, c'est un peu faussé, un peu biaisé, mais avant son décès, on était hélas plus "habitués" à voir Michael Jackson figurer dans la rubrique people des journaux et se faire traîner dans la boue de manière parfaitement ignominieuse.

Le fait que le film fasse l'impasse sur ce côté déplaisant des choses et fasse (re)découvrir le talent de Michael Jackson est en soi une bonne chose : on en a si peu parlé en tant qu'artiste ces dernières années ! C'est cela que, je l'espère, les gens retiendront, et non le torrent d'insanités charrié à son sujet, qui n'élèvent pas les gens qui les ont proférées (c'est fou d'ailleurs de constater que la mort sanctifie tout : avant, c'était le diable ; maintenant, c'est devenu un saint).

A bien des égards, le destin de Michael Jackson me fait songer à celui des rois des tragédies grecques : élevés très haut, et rabaissés aussi bas qu'ils avaient été élevés - ou encore à celui des héros que chantent les poètes dans leurs épopées, où ils laissent de côté les aspects déplaisants des guerriers dont ils ont entendu parler par les générations antérieures pour se concentrer sur leur grandeur véritable. Dit comme ça, ça peut paraître un peu grandiloquent, mais c'est fou de constater comme au fond les choses changent peu d'une époque à l'autre, même si les icônes, mythes et légendes actuels ont délaissé le terrain disons politique et militaire pour celui (plus futile ?) de la musique, du cinéma et des arts.
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MessageSujet: Re: Michael Jackson : Il était une fois un petit garçon dans l'Indiana ...   Jeu 12 Nov 2009 - 10:56

Je crois que je vais faire comme toi et prendre le temps de bien répondre à ton post. Il faut dire qu'il suscite aussi pas mal de réactions chez moi et que je me dois de poster quelque chose de plus ou moins construit Razz
En tous cas, je tiens à te dire que je prends beaucoup de plaisir à discuter de tout cela avec toi. sunny
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MessageSujet: Re: Michael Jackson : Il était une fois un petit garçon dans l'Indiana ...   Jeu 12 Nov 2009 - 18:38

Pas de problème, Emjy ! Very Happy Je comprends très bien ça, la dernière fois, j'ai préféré prendre des notes dans le train à partir de ton message pour te donner une réponse à peu près structurée en arrivant "dans ma résidence secondaire".
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MessageSujet: Re: Michael Jackson : Il était une fois un petit garçon dans l'Indiana ...   Jeu 12 Nov 2009 - 21:24

Bon, ça y est, je suis prête, je me lance !

Citation :
De toute façon, on peut savoir la lire et l'écrire sans pour autant être un vrai et un bon musicien... la musique, je crois très profondément que c'est quelque chose qu'on a dans le sang ou pas, une histoire de rythme, de rapport au corps et au monde.
Je suis exactement du même avis que toi. Je pense que Michael est un bel exemple de ce qu'est un artiste peu traditionnel. Il a baigné dans la musique toute sa vie mais ne l'a jamais "apprise" à proprement parler. Il doit avoir quelques notions de solfège mais ce n'est pas de cette manière qu'il compose ses chansons. Ca me fait d'ailleurs penser que je dois encore poster LA fameuse video dont j'ai déjà parlé sur ce topic. J'ai oublié, il faut dire que j'ai trop de choses à vous faire partager ^^

Citation :
Il n'est sans doute pas toujours perçu comme ayant de l'humour, mais quand on regarde la conclusion de certains de ses clips (Thriller et Remember the time en particulier), j'y vois un clin d'oeil au spectateur - quand on voit ses yeux de loup garou, ou qu'il se transforme en chat. Il y a aussi un clip ou on paerçoit tout un tas de gens célèbres (Spielberg, Travolta) en train de discuter de choses et d'autres pour finalement se demander : "where is Michael ?", et on ne l'aperçoit qu'à la toute fin, c'est lui qui était derrière la caméra.
Oui, on trouve une foule de clin d'oeils très rigolos dans ses clips. On peut voir à quel point Michael était quelqu'un de taquin et d'amusant (son "âme d'enfant" y était sans doute pour beaucoup )

Citation :
Au sujet du magazine Black and White, je suis tombée par hasard sur le dernier n° dans la partie presse de ma librairie ; comme celle-ci était sur le point de fermer, je n'ai pu que le feuilleter pour regarder les images, je n'ai pas eu le temps de lire les articles.
Je pense sincèrement que c'est LE magazine à acquérir lorsqu'on s'intéresse à Michael Jackson. Sa parution a été interrompue en 2001 car son actualité musicale était quasi-inexistante mais je peux te dire que je dois d'excellents moments de lecture dans les années 90 à ce magazine. Je me souviens encore avec quelle impatience j'attendais chaque nouveau numéro (tous les 3 mois). Black & White est très riche du point de vue des news, des infos et anecdotes sur la carrière de MJ et surtout, très bien écrit. Les journalistes font preuve de beaucoup d'humour, certaines rubriques sont particulièrement croustillantes. Je pense notamment à celle intitulé "Call Hector", dans laquelle un certain Hector nous présentait avec un cynisme et une arrogance désormais légendaires les plus belles pièces de sa collection (d'où le jeu de mot collector).
Et ce qu'il faut savoir c'est que l'équipe du magazine, à force de travail, avait réussi à rentrer en contact avec la société de production de Michael et a même pu le rencontrer à maintes reprises. Michael était très satisfait du travail qu'ils effectuaient et leur a donc proposé de devenir leur source officielle. Il était ravi de pouvoir ainsi partager des choses avec ses fans. Black & White avait donc droit à de grands privilèges, comme de publier des clichés exclusifs et même d'écouter les albums en avant-première !
Les fans ne pouvaient donc rêver meilleur fanzine.
Les récits des différents entretiens que l'équipe a eu avec Michael comptent sans aucun doute parmi les meilleures choses que j'ai lues de ma vie . Ils étaient toujours si drôles, émouvants et en même temps pas du tout lisses, ce qui est tout de même surprenant pour un magazine écrit par des fans pour des fans ! On avait donc droit à une revue 100% jacksonienne, très bien écrite et richement documentée (sur un papier de qualité avec une mise en page des plus élégantes - il faut dire que le travail de leur photographe, Christophe Boulmé y est pour beaucoup ). En bref, je ne peux que te conseiller de t'y pencher.
Leur dernier numéro coûte cher (un peu moins de 8 euros) mais comme il ne contient aucune publicité, ça peut se comprendre ... C'est plus un numéro hommage qu'autre chose, le rédacteur en chef, Laurent Hopman, nous raconte la génèse de Black & White, en parallèle avec les différentes étapes de la vie de Michael. On peut y trouver pas mal de révélations, musicales mais pas seulement ...
J'essaierai d'en parler plus longuement dans un autre post parce que là, je pense que je commence sérieusement à déborder

Citation :
J'aimerais beaucoup entendre l'interview radio dont tu parles (si tu la retrouves, bien sûr).
J'essaie de la poster dans la semaine ! Je croise les doigts pour qu'elle soit toujours disponible sur youtube !

Citation :
Cette jeune femme est tout simplement extraordinaire. Elle chante remarquablement bien ; à la fin de la chanson, elle en vient à oublier ce qu'elle fait là sur scène, elle n'a d'yeux que pour Michael Jackson, et celui-ci, très gentiment, la prend par le bras pour la tourner vers le public. J'ai adoré ce finale.
J'ai trouvé ça très touchant

Citation :
Ce passage du film m'a beaucoup marquée. Dans le magazine Vibrations, on apprend une foule de choses sur la manière dont Michael Jackson travaillait sa voix : d'après son coach vocal, ce n'est pas sa voix naturele qu'il utilise ; j'ai toujours eu le sentiment que Michael Jackson essayait de retrouver la pureté du grain de voix qu'il avait lorsqu'il était enfant.
Il est très difficile d'analyser la voix de Michael. Elle a une tessiture tellement particulière. Michael peut faire des choses incroyables avec sa voix, passer du grave à l'aigu avec une facilité des plus déconcertantes. C'est d'ailleurs grâce à sa voix que son répertoire musicale est aussi large. Et puis, il ne se contente pas, comme certains artistes, de chanter en falsetto.
Sa voix parlée est aussi très étrange. Dans les années 80, il parlait avec une voix très aigue, presque féminine. Sa voix s'est ensuite davantage "épaissie" dans les années 90. Lorsqu'il prenait la parole lors des entractes de ses concerts pour adresser des mots de remerciement à son public, il était essouflé et on pouvait constater à quel point sa voix pouvait être grave, quand il ne la maîtrisait plus vraiment. Là encore, il faudrait que je pense à poster une video du HIStory Tour qui le montre clairement

Citation :
Il faudrait que je revois cette séquence (dans le film This is it, je veux dire) : par moment, ça va tellement vite qu'on ne distingue plus tellement le visage du gangster qui se met à la poursuite de Michael Jackson. Et je suis pour le moment parfaitement incapable d'identifier la jeune femme blonde avec laquelle se trouve Humphrey Bogart juste avant qu'il ne se retrourne, quand elle lance, à propos de Michael : "mais qu'est-ce qu'il fait là, celui-là ?" () : son visage me dit quelque chose, mais c'est tout.
Par contre, on reconnaît très bien le visage d'Edward G. Robinson : l'image est peut-être tirée de Key Largo, mais sans garantie, surtout que le film se déroule dans une auberge sur une île (c'est un film de gangsters assez atypique, du point de vue du lieu où ça se passe, avec Bogart et Bacall dans les rôles principaux).
Les images avec Humphrey Bogart proviennent peut-être également du Faucon Maltais de John Huston, ou plus probablement d'un film datant de 1936, dans lequel Humphrey Bogart et Edward G. Robinson jouent ensemble : Bullets or Ballots, traduit en français par "Guerre au crime". Je ne l'ai pas vu, mais ça paraît plausible ; en tout cas, si les images ne viennent pas de ce film là, elles viennent d'un film du même style.
Merci pour tous ces précieuses infos ! Il faut que je prenne des notes. Je vais me faire un plaisir de découvrir ces films

Citation :
C'est pour cela que j'ai trouvé la polémique lancée par le site "This is not it" un peu vaine (même si elle part très certainement de bons sentiments) : le spectateur n'est pas dupe, en allant voir ce film, il sait pertinemment que tout ne nous sera pas montré, qu'on ne verra pas un Michael Jackson malade, épuisé ou diminué - et quelque part, heureusement ; il sait aussi que ce film a très prosaïquement l'objectif de remplir les caisses des sociétés que tu cites.
This is not it cherche surtout à lever le voile sur certaines choses qui nous ont été cachées et tente à prouver qu'AEG s'est très mal comporté avec Michael. Certaines personnes appellent au boycott du film pour différentes raisons :
- éviter que SONY et AEG fassent du profit sur la mort de Michael (c'est évident)
- selon elles, Michael n'aurait pas souhaité dévoiler sur grand écran les images des répétitions. Il était très perfectionniste et ne pouvait envisager de montrer un travail non achevé au grand public.

En ce qui me concerne, je trouve leur première motivation vaine mais honorable. Quant à la seconde, je la trouve déplacée pour la simple et bonne raison que Michael n'est plus là et que ces considérations artistiques ne sont (malheureureusement) plus du tout à l'ordre du jour... Je me dis que Michael est mort en faisant son travail, en voulant donner une fois de plus à son public le meilleur de lui-même. Pour moi, les images de This is it sont donc d'autant plus précieuses.

Et puis je suis tout à fait d'accord avec toi lorsque tu écris :
Citation :
Alors, bien sûr, c'est un peu faussé, un peu biaisé, mais avant son décès, on était hélas plus "habitués" à voir Michael Jackson figurer dans la rubrique people des journaux et se faire traîner dans la boue de manière parfaitement ignominieuse.

Cependant, je ne peux pas mettre de côté et oublier le fait que Michael a été exploité à fond. Psychologiquement, il n'était pas prêt à remonter sur scène. Encore une fois, je ne pense pas que ce soit à cause d'un manque de préparation. Michael connaissait ses chansons sur le bout des doigts, il est resté professionnel jusqu'à la fin. Et puis, chanter et danser pour lui c'est un peu comme respirer. Il le fait avec un naturel déconcertant. Mais s'il ressentait le besoin de prendre autant de médicaments c'est que quelque chose n'allait pas. Je suis de ceux qui pensent que c'est le dernier procès qui l'a tué. Les terribles accusations l'ont rongé et l'ont détruit. Il n'a jamais pu s'en remettre.
S'il n'avait pas signé chez AEG, à mon humble avis, il serait encore de ce monde, à s'occuper tranquillement de ses enfants. Cette série de concerts le terrifiait même si paradoxalement, il devait aussi ressentir un certain enthousiasme à l'idée de remonter sur scène. AEG (quand je parle d'AEG, je fais bien sûr référence à un petit groupe d'individus) l'a sans aucun doute senti mais ne s'en est pas formalisé. Ils savaient qu'ils avaient intérêt à faire en sorte que Michael honore son contrat. Ils allaient empocher une somme astronomique. Michael a perdu près de 10 kilos lors des répétitions au Staples Center, il ne s'alimentait plus, ne dormait plus à cause du stress. Certains jours, il ne venait pas au répéitions. On venait le chercher chez lui. Certains fans que je connais l'ont rencontré à plusieurs reprises en mai et en juin et on senti à quel point il était diminué physiquement. Il portait plusieurs couches de vêtements pour cacher sa maigreur. Il leur a fait savoir qu'il n'était pas en très grande forme. Avec un sourire un peu amer, il leur a dit un jour "vous savez, je ne suis pas un gros mangeur" ...
Ces fans ont essayé de contacter des proches de Michael (notamment sa maquilleuse et amie, Karen Faye) en leur envoyant des lettres, témoignant de leur inquiétude ... Malheureusement, ça s'est fait trop tard. L'équipe d'AEG avait de plus fait en sorte que des gardes du corps qui leur était affiliés entourent Michael. On pouvait croire que cela ne portait pas d'une mauvaise intension sauf qu'à partir de ce moment précis, les fans n'étaient plus autant à même de s'approcher de lui et donc, de lui faire part de leurs craintes.

Pour "l'anecdote" (qui en fait est bien plus que cela, tant elle est révélatrice de la personnalité de Michael), une fan que je connais a pu le voir l'avant-veille de son décès et lui offrir un tee shirt noir avec une sympathique private joke écrite dessus "Curls for my girls", en référence à sa coiffure bouclée qu'il avait retrouvée et qui était tant appréciée des fans ... Michael a porté ce tee-shirt lors des répétitions du 24 juin, on le voit clairement lorsqu'il répéte Thriller et Earth Song. Il le porte sous un blouson noir. Je te raconte pas dans quel était elle était quand elle a vu ces images ...

Un employé d'AEG a aussi apporté quelques éléments de réponses. Les choses ne se passaient pas toujours bien entre Kenny Ortega (le metteur en scène) et Michael. La tension était parfois très palpable, à tel point qu'on sentait par moments Michael plus vulnérable qu'à l'accoutumée et qu'il n'osait plus faire part de ce qui ne lui plaisait pas avec la même franchise ... Sans compter que lui et Randy Phillips (le producteur d'AEG qu'on ne voit jamais dans le film, naturellement) ne s'entendaient pas du tout ...
D'un point de vue purement artistique maintenant, beaucoup d'éléments qui nous ont révélés portent à croire que le show n'aurait pas été prêt le 13 juillet et ce, malgré, le report de dates. La mise en scène devait encore être beaucoup (re)travaillée. Michael le savait et n'était pas satisfait. On l'a senti démotivé car il était conscient qu'ils n'auraient pas été en mesure d'offrir un show parfait. Musicalement, il n'y aurait pas eu de problème. Tout était plus ou moins prêt de ce point de vue. Il s'agissait plus de la logistique, des décors, bref de l'installation du show à l'O2 Arena de Londres.
En fait, l'annonce des concerts a été précipitée. Entre mars et juillet, tout n'aurait pu être résolu.

Voilà, j'ai encore tapé un post à rallonge. Je suis désolée ^^
La controverse est pour moi bel et bien motivée. Cela dit, This is it n'en reste pas moins une magnifique oeuvre, poignante et significative. Michael y est montré comme un artiste (et quel artiste ! ) et comme tu l'as dit, je crois que c'est la chose à retenir

Bon, j'aurais encore une foule de petites choses à ajouter et d'éléments à développer mais je crois que je vais m'arrêter là. Je n'ai pas envie que mon post cause des indigestions

PS : J'ai trouvé ton dernier paragraphe magnifique et tellement vrai ...


Dernière édition par Emjy le Jeu 12 Nov 2009 - 22:33, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Michael Jackson : Il était une fois un petit garçon dans l'Indiana ...   Jeu 12 Nov 2009 - 22:05

Je découvre ton post seulement maintenant, et naturellement, j'ai plein de choses à dire... sauf qu'il faut quand même que j'aille dormir (le boulot au collège exige d'être en pleine forme pour pouvoir être à même de tenir les élèves, la préparation de cours passe au second plan... donc en ce moment, je vais me coucher en même temps que les poules ou à peu près^^ - parce que je prends en général tôt le matin).

Ne t'excuse pas d'avoir fait un long post : d'abord, j'adore les longs posts, j'en ai moi-même commis quelques-uns sur ce forum... Razz et puis tout ce que tu dis est véritablement passionnant. cheers

Je te réponds samedi. sunny
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MessageSujet: Re: Michael Jackson : Il était une fois un petit garçon dans l'Indiana ...   Jeu 12 Nov 2009 - 22:20

Merci Popila

Bonne fin de semaine à toi ... et bon courage pour me répondre (je crois que tu vas en avoir besoin ). J'ai hâte de continuer cette discussion
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Camille Mc Avoy
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MessageSujet: Re: Michael Jackson : Il était une fois un petit garçon dans l'Indiana ...   Dim 15 Nov 2009 - 20:36

Petit intermède :



Fred Astair, Cyd Charisse et Leslie Caron dansent sur Smooth Criminal ( tss, what a song!!!!). Je pense que ça devrait vous plaire Emjy et Popila!
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MessageSujet: Re: Michael Jackson : Il était une fois un petit garçon dans l'Indiana ...   Dim 15 Nov 2009 - 20:51

Merci pour ce formidable intermède, Camille !

Pour la "petite" info, voici ce que Michael a dit sur Fred Astaire :
Citation :
Personne n'aurait pu avoir l'habileté de Mr Astaire, mais ce que je n'ai jamais arrêté d'essayer d'imiter, c'est son style, tous les aspects de son art : il répétait, et répétait jusqu'à ce qu'il obtienne ce qu'il voulait.

Et voici le petit mot que Fred Astaire avait envoyé à Michael après avoir vu sa prestation sur Billie Jean au Motown 25th, en 1983 :
Citation :
Je suis un vieil homme, j'attendais la relève. Merci.
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MessageSujet: Re: Michael Jackson : Il était une fois un petit garçon dans l'Indiana ...   Dim 15 Nov 2009 - 22:42

Merci beaucoup, Camille ; j'adore cette scène ! Very Happy

Bon, naturellement, avec mon mini ordinateur portable, ça met un temps fou à charger, mais je compte bien me rattraper ce week end ! Razz

Sinon, j'ai eu le temps de méditer ma réponse ; voilà ce que ça donne :

Citation :
Les récits des différents entretiens que l'équipe a eu avec Michael comptent sans aucun doute parmi les meilleures choses que j'ai lues de ma vie . Ils étaient toujours si drôles, émouvants et en même temps pas du tout lisses, ce qui est tout de même surprenant pour un magazine écrit par des fans pour des fans !
C'est effectivement surprenant et en même temps extrêmement positif que les entretiens et les articles de cette revue ne soient pas du tout lisses. Tout ce que tu dis au sujet de cette revue est extrêmement instructif, je vais essayer de me la procurer. Wink

Citation :
Il est très difficile d'analyser la voix de Michael. Elle a une tessiture tellement particulière. Michael peut faire des choses incroyables avec sa voix, passer du grave à l'aigu avec une facilité des plus déconcertantes. C'est d'ailleurs grâce à sa voix que son répertoire musicale est aussi large. Et puis, il ne se contente pas, comme certains artistes, de chanter en falsetto.
Je ne sais pas si tu finalement tu t'es procuré le n° du magazine Vibrations qui lui est consacré : en tout cas, dedans, il y a un entretien avec Seth Riggs, le "coach vocal" de Michael, qui (je cite le titre de l'article) "lève le voile sur le travail de Michael et la surprenante passion de la star pour la musique classique".

Seth Riggs, d'après cet article, est le professeur de chant le plus renommé de la côte Ouest des Etats-Unis. Créateur du "Speech Level Singing", une méthode basée sur le bel canto et la tradition lyrique italienne du XVIIème siècle, Seth Riggs a lui-même fait carrière à l'opéra et à Brodway avant de se tourner vers l'enseignement. Aujourd'hui septuagénaire, il a prodigué des conseils à certains des chanteurs les plus extraordinaires de la musique noire américaine - Luther Vandoss (dont j'ignore tout), Stevie Wonder, Ray Charles et Michael Jackson (- et, accessoirement, à des gens comme Johnny, Sylvie Vartan, Mireille Matthieu, et Stéphanie de Monaco. Il faut bien vivre ! Razz). Il a été le "Vocal consultant" de MJ pendant 21 ans ; son nom apparaît d'ailleurs sur le livret de Thriller et de Bad, et il a été avec lui lors du Bad Tour.

Je ne vais pas résumer l'article (ce serait trop long, et puis si ça se trouve, tu l'as déjà lu), mais il explique que MJ a une tessiture incroyablement étendue, puisqu'il chante à peu près sur trois octaves en reliant les registres, sans passer en falsetto. C'est une interview vraiment intéressante, à plus d'un titre, puisqu'il y est aussi question des goûts musicaux, littéraires et picturaux de MJ, des éléments percussifs qu'il intègre dans son chant ... Il décrit MJ comme un baryton, qui peut chanter haut baryton, ténor, et même soprano. Il y a également des comparaisons intéressantes entre musique classique et musique populaire, musique blanche et musique noire.

Citation :
Sa voix parlée est aussi très étrange. Dans les années 80, il parlait avec une voix très aigue, presque féminine. Sa voix s'est ensuite davantage "épaissie" dans les années 90. Lorsqu'il prenait la parole lors des entractes de ses concerts pour adresser des mots de remerciement à son public, il était essouflé et on pouvait constater à quel point sa voix pouvait être grave, quand il ne la maîtrisait plus vraiment. Là encore, il faudrait que je pense à poster une video du HIStory Tour qui le montre clairement.


Pour ma part, j'ai remarqué un changement assez flagrant au niveau de la voix entre la période "Thriller" et la période "Bad" : au cours de cette première période, la voix est très pure ; ensuite, Michael réussit à donner quelque chose de plus rugueux, de plus rocailleux à son timbre de voix, alors même qu'il chante dans les aigus (ce qui pour moi relève du tour de force impossible. ^^)

Sinon, pour revenir à la séquence sur Gilda dans le film, je profite de ce post pour poster (en mode spoiler) des photos d'Eward G. Robinson, qu'on voit apparaître un bref moment à l'écran, et qui était spécialisé dans les rôles de gangster (l'autre jour, servimg ne fonctionnait pas) :

Spoiler:
 

C'était un homme de toute petite taille, très sympathique dans la vraie vie, mais sa "gueule" lui a valu de toujours jouer des rôles de gangsters antipathiques. Fritz Lang lui a pourtant réservé un rôle un peu différent dans un très beau film noir, La femme au portrait.

Et à propos de Rita Hayworth, je me suis rendue compte que des parallèles pouvaient être établis entre sa vie et celle de MJ (j'ai lu une biographie d'elle il y a fort longtemps, et on y découvrait que son père, d'origine hispanique, l'avait exploitée fort jeune en tant que danseuse et chanteuse de cabaret : il se produisait avec elle dans des night-clubs et la faisait passer pour sa compagne alors qu'elle avait à peine 12-13 ans).

C'était une excellente danseuse, elle a d'ailleurs fait un film avec Fred Astaire qui l'appréciait beaucoup en tant que telle. Ses talents de chanteuse font moins l'unanimité, et dans certains films, elle est doublée.

Voici la fameuse scène où Gilda (Rita Hayworth) chante "Put the blame on Mame, Boys" (il s'agit en fait d'une scène de streep tease déguisé) : Glenn Ford, l'acteur qui la gifle à la fin de la séquence, est chargé par le patron de la boîte de nuit dans laquelle il travaille en tant que garde du corps, de surveiller "sa poule", Gilda. Celle-ci s'ingénie à faire tourner en bourrique Glenn Ford, avec lequel elle a eu une liaison autrefois. Tous deux passent leur temps à s'affronter, mais sont en fait profondément amoureux l'un de l'autre :



On retrouve bien l'atmosphère interlope des clips de Smooth Criminal et de You rock my world.

Et sinon, voici une autre scène de Gilda, où Rita Hayworth réinterprète "Put the blame on Mame" à la guitarre. L'atmosphère y est sensiblement différente :



Voilà, c'était le quart d'heure cinéma du soir. ^^

Citation :
Je suis de ceux qui pensent que c'est le dernier procès qui l'a tué. Les terribles accusations l'ont rongé et l'ont détruit. Il n'a jamais pu s'en remettre. S'il n'avait pas signé chez AEG, à mon humble avis, il serait encore de ce monde, à s'occuper tranquillement de ses enfants. Cette série de concerts le terrifiait même si paradoxalement, il devait aussi ressentir un certain enthousiasme à l'idée de remonter sur scène.
Je partage ce sentiment, et ce que tu racontes à propos des derniers mois de MJ m'attriste profondément, même si j'étais déjà un peu au courant du calvaire que cela avait dû représenter pour lui. En tout cas, c'est dingue ce que l'appât du gain peut faire faire à certaines personnes.

Citation :
PS : J'ai trouvé ton dernier paragraphe magnifique et tellement vrai ...
Merci, je n'étais pas sûre d'avoir vraiment réussi à exprimer ce que je ressentais. Michael Jackson ressemble tellemnt à un jeune dieu dans les premières années de sa carrière solo...
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MessageSujet: Re: Michael Jackson : Il était une fois un petit garçon dans l'Indiana ...   Mar 17 Nov 2009 - 17:21

Citation :
C'est effectivement surprenant et en même temps extrêmement positif que les entretiens et les articles de cette revue ne soient pas du tout lisses. Tout ce que tu dis au sujet de cette revue est extrêmement instructif, je vais essayer de me la procurer. Wink
Oui, je te la conseille fortement. Ce magazine est très franchement ce qu'on trouve de mieux dans la presse, et ce, à l'échelle internationale (les autres pays n'ont pas eu autant de chance, je peux te le certifier Razz ). Les anciens numéros t'intéresseront sans doute davantage mais je ne sais pas si on peut encore se les procurer facilement. Si tu es vraiment intéressée, je pourrai te les prêter ou faire des photocopies. Enfin, il y a moyen de s'arranger Wink Très franchement, j'ignore si j'aurais été aussi fan de Michael si je n'avais pas pu les lire. L'équipe de Black & White a réussi avec brio à tisser un lien entre les fans mais peut-être aussi et surtout enntre Michael et ses fans. Enfin, si ça a pu se faire c'est aussi grâce à lui, c'est quelque chose qui lui tenait réellement à coeur. Il le suivait de près et s'y investissait.

Citation :
Je ne sais pas si tu finalement tu t'es procuré le n° du magazine Vibrations qui lui est consacré : en tout cas, dedans, il y a un entretien avec Seth Riggs, le "coach vocal" de Michael, qui (je cite le titre de l'article) "lève le voile sur le travail de Michael et la surprenante passion de la star pour la musique classique".
Oui je l'ai lu et tout comme toi, je l'ai trouvé passionnant. J'adore lire les interviews de ses collaborateurs car je trouve que ce sont de véritables mines d'infos ! Il y en a plein dans les B&W d'ailleurs (non, non, je ne leur fais pas du tout de publicité Laughing )

Pour ce qui est de la musique classique, il faut savoir que Michael était (aah, j'ai toujours du mal à employer le passé, moi Neutral ) un grand fan de musique classique. Là encore, c'est une facette de sa personnalité que l'on connaît mal, voire même pas du tout. C'était quelqu'un de très cultivé, bien qu'il n'ait pas reçu d'instruction scolaire à proprement parler. Il avait une connaissance approfondi des arts et était un musicophile averti, si je puis dire ^^

Citation :
Il décrit MJ comme un baryton, qui peut chanter haut baryton, ténor, et même soprano. Il y a également des comparaisons intéressantes entre musique classique et musique populaire, musique blanche et musique noire.
Oui et c'est ce qui fait que Michael peut chanter des styles aussi différents. Son répertoire va du rock à la pop, en passant par le r&b, le funk, le new jack swing et aussi le classique. D'ailleurs, j'ai hâte d'entendre tous les morceaux qui dorment dans les coffres ...

Citation :
Pour ma part, j'ai remarqué un changement assez flagrant au niveau de la voix entre la période "Thriller" et la période "Bad" : au cours de cette première période, la voix est très pure ; ensuite, Michael réussit à donner quelque chose de plus rugueux, de plus rocailleux à son timbre de voix, alors même qu'il chante dans les aigus (ce qui pour moi relève du tour de force impossible ^^)
Oui, même si sa voix peut-être très fluide, très douce, elle peut aussi par moments prendre une texture toute différente, plus âpre, rude, rocailleuse, comme tu le dis. On entend cette voix sur des morceaux durs tels que They don't care about us, Money, Why you wanna trip on me, This Time Around, Scream ou encore Morphine (lesquels sont tous des joyaux pour moi, d'ailleurs ^^).


Sinon, merci pour toutes ces infos cinématographiques. Very Happy Je les ai lues avec beaucoup d'intérêt !

Citation :
Et à propos de Rita Hayworth, je me suis rendue compte que des parallèles pouvaient être établis entre sa vie et celle de MJ (j'ai lu une biographie d'elle il y a fort longtemps, et on y découvrait que son père, d'origine hispanique, l'avait exploitée fort jeune en tant que danseuse et chanteuse de cabaret : il se produisait avec elle dans des night-clubs et la faisait passer pour sa compagne alors qu'elle avait à peine 12-13 ans).
Michael était un grand admirateur de cette actrice. Il avait sans aucun doute pris connaissance de son histoire émouvante et douloureuse, ce qui a peut-être encore davantage renforcé son intérêt pour elle ... Il faut dire que comme tu l'as souligné, leurs parcours a quelque chose de semblable.

Bon, je me dois de voir Gilda maintenant ! Je ne peux pas faire autrement !!

Citation :
Je partage ce sentiment, et ce que tu racontes à propos des derniers mois de MJ m'attriste profondément, même si j'étais déjà un peu au courant du calvaire que cela avait dû représenter pour lui. En tout cas, c'est dingue ce que l'appât du gain peut faire faire à certaines personnes.
Oui, c'est complètement dingue, et en même temps si prévisible Neutral Je crois que sa fin aura été complètement à l'image de sa vie, malheureusement No

Sinon, pour rester dans la thématique cinéma d'époque/inspirations, voici une video magnifique de Michael datant de la fin des années 70. Il y interprète Puttin´ on the Ritz (c'est pas possible de chanter aussi bien ! - et il fait aussi des claquettes !! )



J'ai encore plein de videos à poster mais je me demande si je ne ferai pas mieux de procéder par thème ou époque, sinon, ça risque vite de devenir le bazard ! ^^ Je suis donc ouverte à toutes suggestions ! Very Happy
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MessageSujet: Re: Michael Jackson : Il était une fois un petit garçon dans l'Indiana ...   Mar 17 Nov 2009 - 19:55

Quelle réponse rapide, tu m'époustoufles ! Shocked

Comment as-tu fait ? scratch

Je sais :

Spoiler:
 

Non, plus sérieusement, merci d'avoir répondu aussi vite. sunny

Emjy a écrit:
Ce magazine est très franchement ce qu'on trouve de mieux dans la presse, et ce, à l'échelle internationale (les autres pays n'ont pas eu autant de chance, je peux te le certifier Razz ).
Les Européens ont peut-être été plus à même que les Américains d'apprécier Michael Jackson sur le plan artistique, non ? Enfin, je ne sais pas ; c'est peut-être un gros cliché que je suis en train de sortir là.^^

Citation :
Les anciens numéros t'intéresseront sans doute davantage mais je ne sais pas si on peut encore se les procurer facilement. Si tu es vraiment intéressée, je pourrai te les prêter ou faire des photocopies. Enfin, il y a moyen de s'arranger Wink
Merci, c'est vraiment super sympa. sunny

Je ne sais pas trop de quoi parlent les anciens n°, mais si jamais il y en avait un dont un article apporte un éclairage intéressant sur un ou plusieurs points de nos discussions, pourquoi pas ?

Citation :
Très franchement, j'ignore si j'aurais été aussi fan de Michael si je n'avais pas pu [...] lire [les n° de Black & White]
Pour ma part, le n° de Vibrations m'a beaucoup apporté dans le sens où il m'a permis de mieux comprendre la musique de Michael Jackson.

Citation :
J'adore lire les interviews de ses collaborateurs car je trouve que ce sont de véritables mines d'infos !
Si je me réfère à celles que j'ai pu lire, c'est en effet très éclairant : le plus souvent, ils ne sont pas du tout connus du grand public, en plus. Michael Jackson n'oubliait pas cependant ce qu'il leur devait, puisque leurs noms figurent sur les pochettes de ses albums.

Citation :
Il y en a plein dans les B&W d'ailleurs (non, non, je ne leur fais pas du tout de publicité Laughing )
Vraiment ? lol!

Citation :
Pour ce qui est de la musique classique, il faut savoir que Michael était (aah, j'ai toujours du mal à employer le passé, moi Neutral ) un grand fan de musique classique. Là encore, c'est une facette de sa personnalité que l'on connaît mal, voire même pas du tout. C'était quelqu'un de très cultivé, bien qu'il n'ait pas reçu d'instruction scolaire à proprement parler. Il avait une connaissance approfondie des arts et était un musicophile averti, si je puis dire. ^^
Seth Riggs, dont on parlait plus haut, rêvait d'ailleurs de lui faire enregister des morceaux classiques. Autodidacte, mélomane (après quelques efforts, j'ai réussi à retrouver le terme Razz) et cinéphile averti, donc ; d'ailleurs, la bibliothèque de Neverland était assez impressionnante.

Citation :
C'est ce qui fait que Michael peut chanter des styles aussi différents. Son répertoire va du rock à la pop, en passant par le r&b, le funk, le new jack swing et aussi le classique.

Qu'est-ce que c'est, le new jack swing ? scratch C'est la première fois que j'entends ce terme. Embarassed

Citation :
D'ailleurs, j'ai hâte d'entendre tous les morceaux qui dorment dans les coffres ...
Oui, et à ce sujet, je vais me répéter, mais j'espère vraiment que cette publication éventuelle sera faite correctement, parce que si ces morceaux sont dispersés et si on n'en fait pas un inventaire précis, avec la date de création, et tout ce qui s'ensuit, ce sera un beau gâchis. Neutral

Citation :
Oui, même si sa voix peut-être très fluide, très douce, elle peut aussi par moments prendre une texture toute différente, plus âpre, rude, rocailleuse, comme tu le dis. On entend cette voix sur des morceaux durs tels que They don't care about us...
J'adore ce morceau !

Citation :
...Money, Why you wanna trip on me, This Time Around, Scream ou encore Morphine (lesquels sont tous des joyaux pour moi, d'ailleurs ^^).
... quant aux autres, je dois encore les découvrir ! Wink

Citation :
Michael était un grand admirateur de cette actrice [...]Bon, je me dois de voir Gilda maintenant ! Je ne peux pas faire autrement !!
Je pense que si tu as l'occasion de le voir, tu ne le regretteras pas. Wink

J'ai vu Gilda il y a longtemps, maintenant - en salle, à l'époque où je hantais les rétrospectives qu'organisait le cinéma de mon quartier - mais c'est un film qui marque ; il y a une grande tension tout du long et c'est filmé dans un magnifique noir et blanc.

Citation :
Je crois que sa fin aura été complètement à l'image de sa vie, malheureusement No
Qu'est-ce que tu veux dire par là, précisément (je suis vraiment désolée si je remue des choses douloureuses) ?

Citation :
Sinon, pour rester dans la thématique cinéma d'époque/inspirations, voici une video magnifique de Michael datant de la fin des années 70. Il y interprète Puttin´ on the Ritz (c'est pas possible de chanter aussi bien ! - et il fait aussi des claquettes !! )
Merci pour la vidéo (une perle rare, une fois de plus Wink ) ; je ne connaissais pas du tout cette chanson, qui est très jazzy ! cheers

Je me suis renseignée, j'ai vu que c'était effectivement une chanson très connue qui avait été interprétée par Fred Astaire (je connais la séquence, mais je n'ai pas vu le film en entier ; d'ailleurs, je réalise que j'ai dû voir seulement deux films avec Fred Astaire : j'ai encore des lacunes à combler ^^) ; j'ai également reconnu un passage chanté de Singing on the rain ("I've got a dance", je crois) : les mouvements de Michael sont très fluides.

Est-ce que tu sais dans quelles circonstances il a interprété cette reprise ?

Citation :
J'ai encore plein de videos à poster mais je me demande si je ne ferai pas mieux de procéder par thème ou époque, sinon, ça risque vite de devenir le bazard ! ^^ Je suis donc ouverte à toutes suggestions ! Very Happy
Eh bien, je ne sais pas, on peut procéder chronologiquement, mais aussi par association d'idées. Par exemple, moi, j'aimerais bien en savoir plus sur les films réalisés par Michael Jackson et son amitié avec Steven Spielberg (dont je n'ai vu pratiquement aucun film, je le précise, mais bon, je sais quand même que ce n'est pas n'importe qui ! ^^). Mais s'il y a autre chose dont tu as envie de parler avant, aucun problème ; le sujet est tellement vaste de toute façon que j'apprends toujours quelque chose. Very Happy
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MessageSujet: Re: Michael Jackson : Il était une fois un petit garçon dans l'Indiana ...   Mar 17 Nov 2009 - 21:06

Citation :
Quelle réponse rapide, tu m'époustoufles !

Comment as-tu fait ?

Je sais :

Spoiler:
 
Oui, tout à fait ! Et puis, j'ai accès à internet là où je bosse (ça aide )


Citation :
Les Européens ont peut-être été plus à même que les Américains d'apprécier Michael Jackson sur le plan artistique, non ? Enfin, je ne sais pas ; c'est peut-être un gros cliché que je suis en train de sortir là.^^
Et bien, tu n'as pas tout à fait tort ^^ Les USA (enfin, je ne dis pas non plus que tous les américains étaient concernés) ont moins apprécié Michael après l'affaire de 93 alors que son succès était toujours aussi retentissant en Europe (tout particulièrement en Allemagne, en Angleterre et en France, mais pas seulement) ainsi qu'au Japon.
La promotion de l'album HIStory a d'ailleurs était presque inexistante aux Etats-Unis. Les pauvres, ils ne savent pas ce qu'ils ont manqué ^^
Je ne sais pas trop à quoi ce phénomène est dû mais je pense que ton "cliché" n'est pas si éloigné que ça de la réalité Les "néo-conservateurs" aussi bien que l'Amérique puritaine étaient quand même peu susceptibles d'aimer (et encore moins d'essayer de comprendre) une personnalité telle que Michael. Je trouve ça plus que dommage mais bon, on ne peut rien y faire. Dire que maintenant on parle de réhabilitation. Ca me fait rire (jaune)


Citation :
Très franchement, j'ignore si j'aurais été aussi fan de Michael si je n'avais pas pu [...] lire [les n° de Black & White]
Pour ma part, le n° de Vibrations m'a beaucoup apporté dans le sens où il m'a permis de mieux comprendre la musique de Michael Jackson.

Citation :
Seth Riggs, dont on parlait plus haut, rêvait d'ailleurs de lui faire enregister des morceaux classiques. Autodidacte, mélomane (après quelques efforts, j'ai réussi à retrouver le terme ) et cinéphile averti, donc ; d'ailleurs, la bibliothèque de Neverland était assez impressionnante.
Mélomane ! Mais c'est bien sûr ! Quelle cruche je fais ! Bon, pour ma défense, j'ai dû taper mon message plutôt vite. Laughing

Citation :
Qu'est-ce que c'est, le new jack swing ? C'est la première fois que j'entends ce terme.
Ah, et bien voilà ce dont je pourrai parler dans un prochain post ! En (très) gros, le New Jack Swing est un courant musical dérivé du R&B et du funk qui est apparu au début des années 90. Un de ses instigateurs est le talentueux Teddy Riley, qui a travaillé comme producteur sur l'album Dangerous de Michael. Le New Jack Swing a ensuite inspiré une multitude de jeunes producteurs, tels qu'OutKast ou encore les Neptunes (ou NERD, le groupe de Pharell Williams).
Je donnerai plus de détails sur ce courant dans un autre post, et j'essaierai de l'illustrer par des exemples concrets


Citation :
Oui, et à ce sujet, je vais me répéter, mais j'espère vraiment que cette publication éventuelle sera faite correctement, parce que si ces morceaux sont dispersés et si on n'en fait pas un inventaire précis, avec la date de création, et tout ce qui s'ensuit, ce sera un beau gâchis.
Je pense qu'on aura rien de véritablement neuf avant 2011 voire 2012. L'oeuvre de Michael ne sera rattachée à Sony Music. La famille de Michael (le MJTrust) sera à partir de ce moment capable de sortir des morceaux plus librement. J'espère de tout coeur qu'ils seront à même de gérer cet immense patrimoine, pour les fans, la mémoire de Michael ainsi que pour ses enfants. Ce serait dommage de distribuer les chansons inédites n'importe comment


Citation :
Citation :
...Money, Why you wanna trip on me, This Time Around, Scream ou encore Morphine (lesquels sont tous des joyaux pour moi, d'ailleurs ^^).
... quant aux autres, je dois encore les découvrir !
Tu ne peux pas savoir à quel point je t'envie Pour info, ces morceaux sont extraits des albums Dangerous, HIStory et Blood on the dance floor et sont pour la plupart, entièrement composés par Michael


Citation :
Citation :
Je crois que sa fin aura été complètement à l'image de sa vie, malheureusement
Qu'est-ce que tu veux dire par là, précisément (je suis vraiment désolée si je remue des choses douloureuses) ?
Je crois que la question mériterait un vrai débat, tant il y a de choses à dire ... Je pense qu'un artiste de cette trempe, dôté d'une telle personnalité pouvait difficilement finir sa vie, vieux, entouré de ses petits enfants. Certains y arrivent peut-être mais ils n'ont sans doute pas traversé les mêmes épreuves que Michael. Lorsque j'écris que sa fin aura été, pour moi, à l'image de sa vie, je veux dire qu'elle a été tragique, fulgurante et qu'elle s'inscrit presque dans une certaine logique ... Le talent de Michael aura été "exploité" dès son plus jeune âge et ça l'a tué ...

Citation :
Est-ce que tu sais dans quelles circonstances il a interprété cette reprise ?
Ah, tu me poses une colle ! Il faudra que je me renseigne !

Citation :
Eh bien, je ne sais pas, on peut procéder chronologiquement, mais aussi par association d'idées. Par exemple, moi, j'aimerais bien en savoir plus sur les films réalisés par Michael Jackson et son amitié avec Steven Spielberg (dont je n'ai vu pratiquement aucun film, je le précise, mais bon, je sais quand même que ce n'est pas n'importe qui ! ^^). Mais s'il y a autre chose dont tu as envie de parler avant, aucun problème ; le sujet est tellement vaste de toute façon que j'apprends toujours quelque chose.
Tu proposes là des pistes très intéressantes, je vais y réfléchir de plus près !


Bon, pour clore cette longue réponse, je vais poster LA fameuse video dont j'ai fait référence plusieurs fois sur ce topic.
Je la trouve géniale pour un nombre incalculable de raisons. La première, parce qu'elle est TRES révélatrice du talent de Michael, et de son génie hors norme et qu'elle nous montre de quelle manière il concevait ses chansons. On voit d'ailleurs qu'il a a l'habitude d'adopter un procédé pour le moins ... hum... inhabituel.
Cette video est extraite de la merveilleuse interview qu'il a donné à Oprah Winfrey, en 1993. Quand je dis qu'elle est merveilleuse, je ne parle pas des questions en elles-mêmes (certaines étaient franchement déplacées Rolling Eyes ) et encore moins d'Oprah mais plutôt de Michael, encore une fois, qui se montre tel qu'il est ...
Bon trève de blablatage, pour en revenir à ce qui nous occupe, je dirais que cette video a été une de celles qui m'a le plus bouleversée dans ma vie de fan ^^ J'avais 10 ans à l'époque et je m'en souviens comme si c'était hier.

Michael chante Who is it
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MessageSujet: Re: Michael Jackson : Il était une fois un petit garçon dans l'Indiana ...   Mar 17 Nov 2009 - 22:31

Alors, j'hésite entre prendre les choses dans l'ordre ou rebondir sur la vidéo que tu viens de poster, qui est tout simplement géniale ! cheers Quel sens du rythme, quelle voix ! C'est avec son corps qu'il créé l'orchestration, c'est absolument fantastique ! On a l'impression de retourner aux origines de la musique telle qu'elle était pratiquée avant que les instruments que nous connaissons actuellement existent ! Very Happy

Citation :
Cette video est extraite de la merveilleuse interview qu'il a donné à Oprah Winfrey, en 1993. Quand je dis qu'elle est merveilleuse, je ne parle pas des questions en elles-mêmes (certaines étaient franchement déplacées Rolling Eyes ) et encore moins d'Oprah mais plutôt de Michael, encore une fois, qui se montre tel qu'il est ...
Je vois très bien ce que tu veux dire, j'ai lu la transcription en français de cette interview sur le site d'Elusive Shadow il y a quelques mois, et certains passages m'ont mise tellement mal à l'aise que je n'ai jamais osé regarder l'interview télévisée sous sa forme vidéo. Non pas à cause de ce qu'y dit Michael, mais à cause de certaines questions qui sont d'une indiscrétion horrible... je n'en revenais pas en lisant l'article, je me sentais vraiment mal pour lui.

Citation :
Les USA (enfin, je ne dis pas non plus que tous les américains étaient concernés) ont moins apprécié Michael après l'affaire de 93 alors que son succès était toujours aussi retentissant en Europe (tout particulièrement en Allemagne, en Angleterre et en France, mais pas seulement) ainsi qu'au Japon. [...] Les "néo-conservateurs" aussi bien que l'Amérique puritaine étaient quand même peu susceptibles d'aimer (et encore moins d'essayer de comprendre) une personnalité telle que Michael.

Oui, je crois qu'il y a quelque chose de ça. Je ne connais pas grand chose à l'histoire des Etats Unis, mais ce que tu dis me paraît assez logique. A cela s'ajoute sans doute la question raciale (il y a un article un peu confus sur la question à la fin de Vibrations : "un Noir qui devient Blanc, c'est inacceptable pour le puritanisme américain"), question qui ne se pose évidemment pas du tout de la même manière en Europe.

Je lis rarement de la littérature américaine, mais c'est un thème qui parcourt la littérature de ce pays, depuis L'Esclave libre de Robert Penn Warren (si ça t'intéresse, j'ai dû consacrer un topic à ce bouquin, topic qui a dû retomber dans les bas fonds du forum mais qui doit être relativement facile à retrouver) jusqu'à Philippe Roth, avec La Tache (que j'ai feuilleté simplement, ce n'est pas mon livre de chevet), qui mettent tous les deux en scène des personnages que tout le monde prend pour des Blancs, mais qui en fait sont Noirs, et pour qui leur identité est problématique, puisqu'ils se situent dans une espèce d'entre-deux impossible.

On se rend alors compte que dresser la biographie de Michael, c'est aussi dresser le portrait de l'Amérique d'ajourd'hui, avec son histoire et ses tensions sous-jacentes, et c'est assez passionnant. ^^

Citation :
Mélomane ! Mais c'est bien sûr ! Quelle cruche je fais ! Bon, pour ma défense, j'ai dû taper mon message plutôt vite. Laughing
Mais non, du tout ; je suis capable de bien pire (et puis musicophile, au moins, tout le monde comprend). Wink

Citation :
En (très) gros, le New Jack Swing est un courant musical dérivé du R&B et du funk qui est apparu au début des années 90. Un de ses instigateurs est le talentueux Teddy Riley, qui a travaillé comme producteur sur l'album Dangerous de Michael. Le New Jack Swing a ensuite inspiré une multitude de jeunes producteurs, tels qu'OutKast ou encore les Neptunes (ou NERD, le groupe de Pharell Williams).
Je donnerai plus de détails sur ce courant dans un autre post, et j'essaierai de l'illustrer par des exemples concrets

...


Pour info, ces morceaux sont extraits des albums Dangerous, HIStory et Blood on the dance floor et sont pour la plupart, entièrement composés par Michael

Merci pour toutes ces infos, j'attends la suite pour en savoir plus sur le New Jack Swing. sunny

Citation :
Je pense qu'un artiste de cette trempe, dôté d'une telle personnalité pouvait difficilement finir sa vie, vieux, entouré de ses petits enfants. Certains y arrivent peut-être mais ils n'ont sans doute pas traversé les mêmes épreuves que Michael. Lorsque j'écris que sa fin aura été, pour moi, à l'image de sa vie, je veux dire qu'elle a été tragique, fulgurante et qu'elle s'inscrit presque dans une certaine logique ... Le talent de Michael aura été "exploité" dès son plus jeune âge et ça l'a tué ...
Je comprends ce que tu veux dire, même si après tout Michael Jackson a quand même eu des périodes heureuses (du moins, j'imagine) où il a pu se consacrer à ses enfants. Mais en regardant le film de Kenny Ortega, je me faisais précisément la réflexion (en regardant le duo avec La chanson I just can't stop loving you) qu'au fond, Michael n'avait jamais eu la chance de croiser son alter ego (d'ailleurs, existait-il seulement ?), et qu'au fond, cela avait sans doute pesé sur sa vie affective. Comme si finalement, seule la musique lui avait permis de se sentir pleinement en communion avec ses frères et soeurs humains, car effectivement, sa personnalité et son mode de vie en faisaient quand même quelqu'un d'"à part", même si je suis persuadée qu'il avait des rapports tout à fait normaux avec tout un tas de gens qui n'étaient pas forcément musiciens.

Accessoirement, on retrouve dans ce que tu dis en arrière-fond le choix qui est soumis aux héros de l'épopée : mourir jeune en pleine gloire, ou vivre vieux mais en ayant mené une vie obscure ; ça relève bien du tragique de la condition humaine telle que les Anciens l'envisageaient et qui peut être assez facilement transposé dans le cas qui nous occupe, et dans bien d'autres.

Bon, j'en ai encore écrit une tartine, donc si tu ne me réponds pas ce soir, sache-bien que je ne t'en voudrais pas. ^^
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