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 E.M. Forster: Where the Angels Fear to Tread (Monteriano)

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cat47
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MessageSujet: E.M. Forster: Where the Angels Fear to Tread (Monteriano)   Sam 29 Mar 2008 - 15:30

Comme discuté dans le topic Forster-Ivory, j'ouvre un sujet séparé pour Where the Angels fear top tread, qui a déjà suscité pas mal de discussions. Il s'agir du premier roman de Forster, publié en 1905, et son titre était originellement Monteriano. Une adaptation en a été tirée en 1991, avec à la réalisation Charles Sturridge (Brideshead revisited 1981, A Handful of Dust et le futur Brontë) et dans les rôles principaux Rupert Graves, Giovanni Guidelli, Helen Mirren, Helena Bonham-Carter et Judy Davis. Son titre est tiré d'un vers d'Alexander Pope: "For fools rush in where angels fear to tread".

Je recopie ici les posts ou parties de posts qui lui sont consacrés sur l'autre sujet.

cat47 a écrit:
Helen Mirren, Rupert Graves et Helena Bonham Carter, tout pour plaire dans la distribution de Where the angels fear to trend et c’est d’ailleurs pour cela que je l’avais commandé, en plus du fait qu’il s’agit d’une adaptations d’un roman de Forster (et qu’il était en soldes au moment où j’ai commandé P&P)!

Le thème principal du film, identique à celui de deux autres adaptations de Forster au cinéma (A Room with a View et A Passage to India) est la rencontre, pas toujours exempte de tensions, entre deux mentalités, celle des Anglais qui voyagent et celle des locaux. Illustrée en deux temps : après son veuvage, Lila Herriton (Helen Mirren), encouragée par son beau-frère Philip (Rupert Graves), décide de voyager en Italie en compagnie de Caroline Abbott (Helena Bonham-Carter) et y trouve bientôt le grand amour avec un Italien beaucoup plus jeune qu’elle et de famille relativement modeste. Elle l’épouse malgré le voyage de Philip pour essayer de l‘en dissuader. Son adaptation aux mœurs locales ne se passe pas sans heurts. Des évènements dramatiques contraindront Philip et sa sœur Harriet, ainsi que Caroline, à retourner en Italie. A leur tours, ils subissent chacun à leur manière, les effets de cette confrontation avec un monde différent.

Mes sentiments sur ce film sont partagés. Beaucoup d’éléments agréables : très belle photographies, magnifique musique, excellents acteurs, bons dialogues, à la base tout est réuni pour une parfaite réussite. Le problème réside à mon avis dans le scénario : l’histoire est très surprenante, j’imagine que dans le livre, que je n’ai pas lu, les motivations des personnages doivent être exposées en détail car leurs actions ne sont pas toujours très claires. Malheureusement, l’adaptation ne nous permet pas de les cerner suffisamment, en particulier celles de Caroline Abbott . Ce qui fait qu’on a de la peine à voir dans quelle direction va l’histoire. Impression encore accentuée par le fait qu’on a deux parties relativement indépendantes l’un de l’autre et à mon avis pas très bien équilibrées, mais j’ai de la peine à expliquer pourquoi. Toujours est-il qu’après le tournant principal, qui arrive d’ailleurs comme un cheveu sur la soupe, le puzzle se met en place pour donner une deuxième partie beaucoup mieux traitée, peut-être parce que le réalisateur prend plus de temps. Mais là encore, l’évolution des sentiments est traitée un peu "à la hache" . Autres points faibles, l’acteur qui joue le jeune Italien, pas tout à fait à la hauteur, et le personnage de Harriet, légèrement caricatural.

Rupert Graves est très bon dans le rôle de Philip, amoureux de l’Italie et de ses richesses artistiques, qui comprend plus tard le vrai charme du pays. Il campe avec conviction un homme superficiel et conformiste, toujours désireux d’éviter les ennuis, mais incapable de prendre une décision et surtout de l’appliquer.

Petite anecdote : ce film comporte une des déclarations d’amour les plus surprenantes que j’aie vues, et très bien filmée en plus! C’est le meilleur moment du film, mais qui arrive un peu tard, malheureusement.

Et le bonus pour Toxic, quelques captures :




Alors, Toxic, tu préfères le serre-tête et les bouclettes, ou le melon et les lorgons?

toxicangel a écrit:
Sous l’impulsion de Cat, j’ai donc regardé ce week end Where angels fear to tread. cheers
Même si je n’ai pas tout compris (ma compréhension orale est limitée Embarassed , surtout quand on parle à la vitesse de la lumière comme Miss Helena), je pense avoir néanmoins saisi l’essentiel de cette histoire.

Mes impressions sur le film sont quant à elles mitigées Suspect . L’ouverture sur ces paysages d’Italie est magnifique, la musique envoûtante… sauf qu’à la longue, ces mêmes paysages et cette même musique deviennent sérieusement gonflants Mad . Par ailleurs, il faudrait interdire l’Italie aux réalisateurs car ce sont à chaque fois les mêmes clichés et le même soleil qui reviennent, pitié Evil or Very Mad !

Dommage car l’histoire a de quoi passionner. Encore une fois chez Forster, féroce critique de la bourgeoise anglaise, choc des cultures, personnages complexes mais personne n’est néanmoins ni tout blanc ni tout noir dans cette histoire Evil or Very Mad Twisted Evil .

Je suis cependant d’accord avec Cat, le personnage d’Harriet est caricatural et l’interprétation qu’en fait Judy Davis l’est encore plus. J’ai également trouvé Helena Bonham Carter un peu en retrait par rapport à d’autres prestations que j’ai vues d’elles mais bon…à sa décharge, le personnage de Miss Albott est difficilement cernable. Helen Mirren est quant à elle parfaite dans ce rôle de femme qui trouve enfin le bonheur… à moins que…
Et Rupert alors ? lol!
Méconnaissable avec sa petite moustache, son accent distingué et sa petite voix fluette. N’étant pas du tout impartiale en ce qui le concerne, je ne ferai pas une critique détaillée de sa prestation mais je dirai tout de même qu’il joue très justement le personnage de Philip, en insistant sur son côté humain alors que d’autres auraient pu en faire un personnage ridicule.

A ce sujet, j’avais lu quelque part que Forster voyait Philip comme une incarnation de lui même, un homme qui reste en retrait, toujours.

"Some people are born not to do things and I’m one of them".

Après tout ça peut se comprendre.

Donc pas du niveau des adaptations d’Ivory, c’est clair. Néanmoins les dernières minutes de ce film valent le détour et quelques scènes sortent également de l’ordinaire. Un film qui m’a donnée envie de découvrir le livre en tout cas. Peut être que dedans se trouvera la réponse à cette question qui me turlupine depuis lors : mais qu’est-ce qu’elles lui trouvent toutes à Gino ? Question Question Question

Dans tous les cas sur cette photo ne cherchez pas...

le bouquet : il est pour moi ! lol!

misshoneychurch a écrit:
Qu'est-ce que ce "Where angels fear to tread" ? J'adore Forster, mais je n'ai lu que "Avec vue sur l'arno", "Maurice" et "Howards End". Les autres sont indisponibles en ce moment (j'ai pas de chance, décidément !!!). Y a t-il une version française ? Dans le film "Chambre avec vue", Charlotte Bartlett et Miss Lavish parlent d'une femme qui a épousé un italien "qui lui rendait vingt ans", est-ce cette histoire ? Je trouve aussi Rupert très craquant, même si je ne l'ai vu que dans le rôle de Freddy ... S'il est aussi bon acteur dans "Where angels fear to tread", je dois absolument le voir !!!

misshoneychurch a écrit:
Je continue mon délire sur E.M. Forster. Je viens de réaliser que, sauf erreur de ma part, Where Angels fear to tread avait été édité en français, sous le titre de Montériano. C'est épuisé actuellement, mais j'ai vu que la bibliothèque le mettait consultable sur place...


toxicangel a écrit:
Alors Where Angels Fear to tread est si je ne m’abuse le premier roman de Forster et à ma connaissance, il n’existe pas en version française (je l’ai acheté dernièrement lors de mon voyage en Angleterre mais pas encore lu).
Concernant le film, il n’est disponible qu’en DVD import UK (sans sous-titre) et s’il reste intéressant et comporte quelques scènes très réussies (quasi toutes sur la fin), ce n’est pas non plus un chef d’œuvre en péril et la réalisation est trop planplan Suspect .
Mais Rupert y joue très bien, dans un rôle néanmoins très différent de celui de l’exubérant Freddy Honeychurch.

misshoneychurch a écrit:
Tout à fait d'accord avec toi Toxic. C'était long, mais très intéressant.
Comme j'ai le temps, je vais vous parler de ma lecture de Monteriano (Where Angels fear to tread). C'est le roman le plus noir de cet auteur je trouve, parce que ceux qui s'opposent aux conventions le paient très cher. Lilia finit très mal, et tout ce qu'elle a construit en dehors de la bonne société anglaise est détruit, ce qui fait qu'elle ne laissera aucune trace d'elle, un peu comme si les bonnes vieilles valeurs reprenaient leurs droits.
Je la trouve à la fois agaçante, un peu trop naïve, mais en même temps je la comprends : Elle a envie de vivre sa vie, d'exprimer ses sentiments. Elle ne supporte plus l'emprise de sa belle-famille, et décide de ne pas tenir compte d'elle. C'est précipité, mais elle n'a pas vraiment le choix (en fait, c'est surtout parce que sa belle-famille la harcèle qu'elle se précipite sur la première lueur de bonheur et d'indépendance qu'elle aperçoit).
Au début, je n'aimais pas Philippe, puis il devient plus nuancé. Je me demande si ce n'est pas Forster qui se cache sous ses traits, en partie bien sûr. Il éprouve à la fois une fascination et une répulsion pour l'Italie. Forster rêvait d'un monde meilleur, mais ne pouvait s'empêcher d'être influencer par la société à laquelle il appartenait.
En revanche, j'ai beaucoup de mal à imaginer Rupert dans ce rôle. Je l'aprécie tellement en type déluré et marginal, passionné, que je n'arrive pas à me le représenter en type un peu coincé, tourmenté, partagé entre les bonnes manières et la chaleur italienne.
Sinon, le livre est vraiment bien, j'avais l'impression d'être dans un tableau, un peu comme dans un rêve, même si le ciel au-dessus de Monteriano est orageux.
Gino est sincèrement attachant à partir du milieu du livre. On en vient à lui pardonner en se disant qu'après tout, c'est un homme, italien en plus (je précise que je n'ai rien contre les Italiens). En fait, on adhère aux préjugés du livre selon lesquels, les Italiens sont fascinants, merveilleux, mais pourtant humain, avec leurs faiblesses nationales (le machisme en premier lieu) que bien sûr les Anglais ne possèdent que discrètement. De ce fait, on pardonne à Gino, qui n'est qu'un gamin d'ailleurs, et qui a toutes les maladresses de son âge.
Miss Abbott m'amuse beaucoup, elle agit à la fois comme une vieille fille anglaise, et pourtant, quand elle se lâche, elle est impulsive, perspicace, et possède une grande ouverture d'esprit. Elle devra souffrir pour payer cela d'ailleurs.
J'avais de la peine pour Philippe à la fin. C'est un brave homme.

Par contre, je déteste Harriet, je ne supporte pas les geignardes, et ce qu'elle fait à la fin est inpardonnable. Et sa mère...

cat47 a écrit:
Tu détestera Harriet aussi dans l'adaptation!

Quant à Rupert en Philippe, je te conseille de l'essayer, tu verras, il est parfait.

Forster qui se cache sous les traits de Philippe : il semble que ce soit bien le cas, Toxic en a parlé dans un de ses posts.

misshoneychurch a écrit:
Embarassed J'avais pas vu...
Au moins, ça veut dire que je commence à comprendre la personnalité de Forster tongue

toxicangel a écrit:
Tout ce que tu dis Miss Honeychurch me donne envie de lire le roman afin de pouvoir comparer avec l'adaptation qui en a été tirée et qui ne m'avait qu'à moitié convaincue. Neutral
Et puis cela devrait me permettre aussi de mieux comprendre les dialogues, notamment ceux échangés à la toute fin entre Philipp et Carolyn. Enfin comme je le lis en VO c'est peut être pas si sûr que ça ! Razz
Bon allez, j'expédie vite fait Girlfriend in a coma et après je me m'y mets.

Concernant l'adaptation, je me joins néanmoins à l'avis de Cat : passé l'effet de surprise, on n'a plus aucun mal à voir Rupert Graves dans la peau d'un petit bourgeois effacé et Helen Mirren est absolument parfaite dans le rôle de Lilia. Gino en revanche ne m'a pas plu du tout mais j'attends de lire le livre pour me faire un avis plus complet.
Quant à Harriet, elle est bien insupportable et apparemment la prestation de Judy Davis ne serait donc pas seule responsable.

Concernant Forster et Philipp, je suis complètement d'accord avec toi lol!
Je ne sais plus sur quel site j'avais lu que Forster s'identifiait énormément à Philipp... Je sais en revanche que dans les bonus de Chambre avec vue, dans le reportage sur sa vie, Forster dit bien qu'il a arrêté d'écrire des romans parce qu'il n'avait plus de sujet et qu'il était incapable de parler d'autre chose que de sa vie.
La personnalité qui se dégage de lui d'après ses romans est celle de quelqu'un qui refoule ses désirs par peur de se heurter au monde extérieur qui l'opresse. Que ce soit Lucy dans Room with a view, Philipp dans Where Angels fear to tread ou Maurice, ces personnages partagent tous des envies d'évasion et si certains arrivent à les assouvir, c'est toujours l'arrivée d'une personne extérieure (George Emerson, Carolyn Abbott/Gino, Alec Scudder) qui leur sert de révélateur.
En fait Forster attendait certainement lui aussi son Prince Charmant. Malheureusement pour lui, il n'est jamais venu. Beuh, j'aime pas les histoires tristes.

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MessageSujet: Re: E.M. Forster: Where the Angels Fear to Tread (Monteriano)   Sam 29 Mar 2008 - 15:42

Obligée d'ouvrir un autre message, pour cause de prolixité! lol!

toxicangel a écrit:
Tout ce que tu dis Miss Honeychurch me donne envie de lire le roman afin de pouvoir comparer avec l'adaptation qui en a été tirée et qui ne m'avait qu'à moitié convaincue. Neutral
Et puis cela devrait me permettre aussi de mieux comprendre les dialogues, notamment ceux échangés à la toute fin entre Philipp et Carolyn. Enfin comme je le lis en VO c'est peut être pas si sûr que ça ! Razz
Bon allez, j'expédie vite fait Girlfriend in a coma et après je me m'y mets.

Concernant l'adaptation, je me joins néanmoins à l'avis de Cat : passé l'effet de surprise, on n'a plus aucun mal à voir Rupert Graves dans la peau d'un petit bourgeois effacé et Helen Mirren est absolument parfaite dans le rôle de Lilia. Gino en revanche ne m'a pas plu du tout mais j'attends de lire le livre pour me faire un avis plus complet.
Quant à Harriet, elle est bien insupportable et apparemment la prestation de Judy Davis ne serait donc pas seule responsable.

Concernant Forster et Philipp, je suis complètement d'accord avec toi lol!
Je ne sais plus sur quel site j'avais lu que Forster s'identifiait énormément à Philipp... Je sais en revanche que dans les bonus de Chambre avec vue, dans le reportage sur sa vie, Forster dit bien qu'il a arrêté d'écrire des romans parce qu'il n'avait plus de sujet et qu'il était incapable de parler d'autre chose que de sa vie.
La personnalité qui se dégage de lui d'après ses romans est celle de quelqu'un qui refoule ses désirs par peur de se heurter au monde extérieur qui l'opresse. Que ce soit Lucy dans Room with a view, Philipp dans Where Angels fear to tread ou Maurice, ces personnages partagent tous des envies d'évasion et si certains arrivent à les assouvir, c'est toujours l'arrivée d'une personne extérieure (George Emerson, Carolyn Abbott/Gino, Alec Scudder) qui leur sert de révélateur.
En fait Forster attendait certainement lui aussi son Prince Charmant. Malheureusement pour lui, il n'est jamais venu. Beuh, j'aime pas les histoires tristes.

toxicangel a écrit:
J'ai donc lu en VO Where angels fear to tread et tant qu'à faire, j'ai reregardé l'adaptation dans la foulée.

J'ai beaucoup aimé le livre. Dans la préface, Forster déclare que sa volonté était de raconter l'histoire d'un homme qui devient meilleur et contrairement au film (j'en reparle après), j'ai bien ressenti ici l'évolution de Philip Herriton.
Cette même préface dévoile également une partie des origines du livre.
On apprend par exemple que le 1er voyage en Italie de Forster, accompagné de sa mère, avait été absolument catastrophique : retard, hôtel minable, sa mère souffrant de migraines... Et on peut donc penser que les personnages d'Harriet et de Charlotte Bartlett dans Room with a view ont sans doute quelque chose de Maman Forster.
On apprend aussi que le personnage de Lilia et son histoire sont parties d'une conversation interceptée entre 2 femmes anglaises pendant ce séjour (clin d'oeil dans A room with a view, le film ?)
On apprend également que le modèle de Philip Herriton n'est pas Forster lui même (ou du moins qu'à un seul tiers) mais l'un de ses meilleurs amis.
Enfin on a droit à quelques extraits des critiques de l'époque dont certaines sont assez révélatrices : "l'auteur doit apprendre à choisir si son histoire est une comédie ou une tragédie." Mais bien sûr Rolling Eyes .

Pas de surprise pour l'histoire, elle est exactement la même que celle du film : une veuve qui pense avoir trouvé l'amour en Italie, se marie avec un homme beaucoup plus jeune qu'elle et meurt en mettant son fils au monde. Son ancienne belle famille et son amie décident de partir en Italie récupérer l'enfant. Là certains événements vont changer leur perception de la vie...
On retrouve donc les mêmes personnages et les mêmes changements abrupts d'ambiance : une scène de liesse pouvant précéder un drame absolu.
La seule différence mais elle est de taille, c'est qu'ici on a accès aux sentiments des personnages et ça change tout. On compatit davantage au calvaire de Lilia, on comprend mieux la froide détermination de Mrs Herriton et son attitude envers ses 2 enfants, on comprend qui est Caroline Abbott et enfin Philip nous est beaucoup plus sympathique. En revanche : Harriet reste Harriet, car elle ne pense décidément pas grand chose.
Mais surtout, la scène finale entre Philip et Caroline est l'une des plus belles et en même temps une des plus douloureuses qu'on puisse trouver. A ce stade, Philip a dépassé Caroline et pense d'abord à son bonheur plutôt qu'au sien.
Et puis n'oublions pas non plus l'évocation magnifique des paysages d'Italie...

Par de nombreux côtes WAFTT ressemble donc à A room with a view. Dans les 2 cas les personnages sont oppressés par leur milieu et n'agissent pas selon leurs désirs. Philip va apprendre en Italie à ne plus être un spectateur ironique et manipulable de sa propre existence. Lucy y apprendra à ne plus mentir à elle même et aux autres.

Je me disais naïvement que l'adaptation passerait donc mieux après avoir lu le livre. Et bien j'avais tort. No
Première déception : même en connaissant les dialogues, je ne comprends toujours pas ce que la plupart des acteurs racontent.
Ensuite, la mise en scène est vraiment très pauvre : juste l'enchaînement des scènes les unes aux autres mais sans aucune idée qui pourrait mettre en évidence les sentiments des personnages. Comparé au livre la scène de fin est ainsi un ratage complet et ne rend pas les tourments intérieurs de Philip à ce moment.
Enfin je suis toujours aussi déçue par l'interprétation d'Helena Bonham Carter, trop froide et trop dure par rapport au personnage de Caroline Herriton : jeune vieille fille un peu fantasque, tiraillée entre ce qu'elle doit et ce qu'elle veut faire.
Le film n'est pas une catastrophe mais il est tellement plat comparé aux adaptations de Forster par Ivory que non, je ne saurais vraiment le recommander.
Enfin, heureusement il y a

Where angels fear to tread est en tout cas un livre très court et relativement facile à lire donc si vous voulez tenter l'expérience en VO, il n'y a pas de souci. cheers

misshoneychurch a écrit:
Quel plaisir de lire vos commentaires I love you Je n'ai pas vu l'adaptation de WAFTT, mais ce que tu en dis Toxic ne me tente pas beaucoup (en plus, si toi tu ne comprends pas les dialogues...). En effet, Philip que je trouvais limite barbant au début du livre devient de plus en plus attachant. Et la scène finale, malgré sa cruauté est vraiment très belle, et dans la continuité du reste du roman. Ici, une fin heureuse aurait semblé un peu décalée. Mais c'est vrai que quelque part, comme dirait Mimidd, c'est une fin optimiste, puisqu'elle démontre le caractère nouveau de Philip.


misshoneychurch a écrit:
J'en profite pour poster mon avis sur Where Angels fear to tread, que j'ai vu il y a environ un mois.
Je voulais dire que ce serait peut-être pas mal de créer un sujet pour Where Angels fear to tread le film, parce qu'il n'a pas été réalisé par James Ivory. Je voulais en créer un, mais le post de Toxic sur ce film remonte à il y a plus d'un an, donc il faudrait que ce soit lui qui ouvre le topic (si bien sûr nos administratrices vénérées Wink pensent que le topic en question est une bonne idée).

Donc, pour en revenir au film j’ai vraiment beaucoup aimé. J’avais peur de ne rien comprendre, parce qu’il n’y a pas de sous titres, que j’ai un niveau d’anglais loin d’être parfait et que Toxicangel avait eu du mal, mais finalement je pense que j’ai plutôt bien suivi.
Ma lecture du livre remonte déjà à un bon moment (je vais d’ailleurs me le relire bientôt, le film m’en a vraiment donné envie), mais j’ai eu l’impression que le film était très fidèle au roman, mis à part peut-être Gino qui m’a paru un peu trop bouleversé par la mort de Lilia. Je me souvenais qu’il n’était pas vraiment un super mari (bon, c’est vrai qu’il la trompe et qu’il la seccoue un peu, mais on n’a pas vraiment le temps de la voir malheureuse, et je trouve son chagrin un peu étrange).
L’accent est mis sur les personnages interprétés par notre Ruru Ier et aussi (peut-être un peu moins) par HBC. Philip/Rupert Graves est vraiment extra, moins effacé que le souvenir que je gardais du personnage du roman, mais tout aussi coincé. J’adore la scène où il dit à Caroline/HBC qu’il fait partie des gens auxquels il n’arrive rien. Et toutes celles où l’on voit qu’il n’a pas vraiment d’opinion sur les gens (et heureusement, parce qu’avec cette ***** d’Hariet… Son personnage à elle est vraiment aussi détestable que dans le roman). J’adore toutes les scènes où Ruru Ier et HBC sont ensembles, ils forment un très bon duo. La scène dans la calèche, où Philip pose les questions notées par sa mère (du moins je crois) est vraiment très drôle, la scène dans l’église aussi est très très bien. On voit bien l’évolution de Philip. La fin me semble un peu plus optimiste que celle du livre, mais bon, ça n’était pas pour me déplaire.
Au passage, je viens de relire l’avis de Toxic, et tu confirmes bien ce que j’avais remarqué, Ruru a une voix beaucoup moins grave que dans Maurice par exemple, où je l’avais trouvé limite flippant.

Autre chose que je trouve très bien rendue, l’ambiance du livre. J’imaginais exactement ces couleurs assez sobres, avec quand même de très beaux paysages de l’Italie. La musique aussi rend la même ambiance que dans le livre. J’ai été très contente de voir au début du film que c’était Rachel Portman (Emma version Paltrow) qui l’avait composée.
J’ai aussi beaucoup apprécié que l’on voit bien la différence entre les cultures italienne et anglaise (il me semble que les propos d’Hariet sur le catholicisme des Italiens sont bien dans le roman), la scène à l’opéra est excellente (Hariet qui veut faire taire tout le monde, Philip qui se fait hisser sur le balcon…).
Comme l’a dit Toxic, ce film n’a pas une réalisation particulièrement recherchée, mais je trouve qu’elle correspond très bien à l’esprit du livre (ou du moins, du souvenir que j’en garde). L’histoire en elle-même m’a parue très bien ficelée, les couleurs sont les mêmes que celles que j’avais en tête en lisant le roman. Ca plus la musique, je n’ai pas trouvé qu’il y avait de réel manque de réalisation (cela dit, je ne pense pas être la plus pointilleuse à ce sujet généralement).

C'est certain que cette adaptation est moins envoûtante que A room with a view d'Ivory, mais j'ai passé un très bon moment et j'ai été ravie de retrouver Ruru Ier et HBC dans un film.

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MessageSujet: Re: E.M. Forster: Where the Angels Fear to Tread (Monteriano)   Mer 8 Avr 2009 - 15:03

J'ai fini hier soir Monteriano. Je l'avais commencé l'an dernier, puis abandonné pour je ne sais plus quelles raisons, alors que j'aimais beaucoup.

J'avais à l'époque abandonné Lilia mariée à son bel italien et s'ennuyer dans un monde qu'elle ne comprennait pas et qui ne la comprennait pas. J'adore la façon dont Forster décrit ce fossé culturel entre les bourgeois anglais et les italiens. Il n'a pas besoin d'artifices, ca coule naturellement ( bcp plus naturellement que dans la VF de Howards End!).

Ce qui me plait le plus, c'est le changement qui se produit dans la dernière partie, dès que Mr. Herriton, Harriet et Miss Abbot sont à Monteriano. On ressent la magie dont parlait Philipp à Lilia au début du livre quand il lui recommande chaudement d'aller à Monteriano. J'aurai vraiment aimé que cette partie dure plus longtemps.

Le livre qui commence comme une simple peinture de la bourgeoisie anglaise se transforme alors. Le lecteur est vraiment plongé dans Monteriano. Et la soirée à l'opéra est un vrai régal! Je me voyais vraiment assise à l'orchestre!

En relisant le topic, j'apprends que c'est le premier roman de Forster, et ça se sent je dois le dire, surtout dans le traitement des personnages féminins. Je les sentais un peu trop "caricaturaux" alors que Philipp est beaucoup mieux traité dans l'évolution de ses sentiments, dans son changement de caractère. Quoi que Miss Abbot est un peu plus complexe qu'elle ne semble l'être au début.

J'attendais le dénoument avec impatience. Je n'imaginais rien de la fin, je crois que j'étais peut être trop dans l'attente d'une fin à la Jane Austen, mais ce Philipp me plait! J'aurai adoré qu'il existe une suite ou quelques chapitres supplémentaires sur leur vie au retour de Monteriano!
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MessageSujet: Re: E.M. Forster: Where the Angels Fear to Tread (Monteriano)   Mer 8 Avr 2009 - 16:06

Cat, je n'avais pas vu que tu avais fait du rangement Embarassed C'est très bien je trouve Very Happy

Merci pour ton avis Camille Very Happy Ravie de voir que tu as aussi succombé au charme de WAFTT.

Moi aussi, j'apprécie les différences de culture dont Forster traite dans ses romans, et j'avais même aimé cet aspect dans Howards End Wink

Pour la fin, on en avait déjà discuté sur le topic général, et plus j'y réfléchis,
Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: E.M. Forster: Where the Angels Fear to Tread (Monteriano)   Ven 15 Fév 2013 - 16:19

J'avais lu la version française il y a.... des lustres (enfin, au moins un lustre en tout cas).... et je suis tombée sur la version anglaise sans savoir que c'était ça.... Je trouve que ça passe beaucoup mieux en anglais qu'en français...

Le film n'est plus disponible nulle part sauf à des prix défiant ma raison !!! Dommage, j'aurais bien aimé voir ce que ça donne....
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MessageSujet: Re: E.M. Forster: Where the Angels Fear to Tread (Monteriano)   Ven 15 Fév 2013 - 17:31

En tous cas j'ai acheté les œuvres (soi disant) complètes de Forster et ce roman n'y est pas .... Very Happy
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MessageSujet: Re: E.M. Forster: Where the Angels Fear to Tread (Monteriano)   Ven 15 Fév 2013 - 17:40

clinchamps a écrit:
En tous cas j'ai acheté les œuvres (soi disant) complètes de Forster et ce roman n'y est pas .... Very Happy

Ah oui ? Moi je l'avais acheté en folio mais c'était il y a bien bien longtemps....
En fait je n'avais pas fait le rapprochement entre ce roman et celui que j'avais lu car le titre en français est différent. C'est en commençant la lecture que je me suis dit que j'avais déjà vu ça quelque part !
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MessageSujet: Re: E.M. Forster: Where the Angels Fear to Tread (Monteriano)   Ven 15 Fév 2013 - 19:09

Monn livre est dans la collection Omnibus, mais ce n'est pas les œuvres complètes, ce sont des romans groupés sous le titre "Rencontres et destin" rendeer
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MessageSujet: Re: E.M. Forster: Where the Angels Fear to Tread (Monteriano)   Sam 16 Fév 2013 - 9:53

Ah, voilà, je me disais bien. L'édition Omnibus ne se présente pas comme étant les oeuvres complètes. Il y manque non seulement Monteriano, mais aussi Maurice mais aussi les nouvelles, les pièces de théâtres, les biographies, les récits de voyage et autres essais (tels que Aspects of the Novel, qui réunit les cours que Forster a donnés sur le roman).

J'espère que tu parviendras à mettre une fois la main sur le film, Lily of the Valley. Sas être un chef-d'oeuvre, il a une atmosphère intéressante.

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MessageSujet: Re: E.M. Forster: Where the Angels Fear to Tread (Monteriano)   Sam 16 Fév 2013 - 11:49

cat47 a écrit:
Ah, voilà, je me disais bien. L'édition Omnibus ne se présente pas comme étant les oeuvres complètes.

Oui, c'est mon étourderie légendaire .... lol!
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Ju
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MessageSujet: Re: E.M. Forster: Where the Angels Fear to Tread (Monteriano)   Ven 24 Jan 2014 - 9:14

J’ai lu Monteriano cette semaine, vraiment rapidement ça se lit très vite. Ca faisait longtemps que je ne m’étais pas plongée dans Forster… Malheureusement, je suis loin d’avoir adoré. L’histoire est assez captivante, j’avais envie de connaître la suite, mais je ne me suis pas du tout attachée aux personnages ce qui fait que leurs destins m’étaient assez indifférents. Mais ça m’a fait cela pour plusieurs livres du même auteur, je ne sais pas si c’est moi^^
Et puis la fin m’a assez choquée, je ne m’y attendais pas…

Sinon, je ne vois absolument pas les acteurs/actrices de l’adaptation dans la peau des personnages, rien que pour cela il faudrait que j’y jette un œil même si je ne suis pas motivée plus que cela Wink
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Lily of the valley
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MessageSujet: Re: E.M. Forster: Where the Angels Fear to Tread (Monteriano)   Ven 24 Jan 2014 - 11:41

Eh, bien franchement, je trouve que le Rupert Graves de l'époque convient bien au personnage. Mais le film a vieilli.

Moi aussi la fin m'a choquée et pourtant elle semblait inévitable !
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MessageSujet: Re: E.M. Forster: Where the Angels Fear to Tread (Monteriano)   Mer 30 Avr 2014 - 22:02

BBC Radio 4 diffuse actuellement "Where Angels Fear to tread" en feuilleton radio ici  Arrow 

En 10 épisodes de 15 minutes, idéal pour la période des ponts  Cool 
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MessageSujet: Re: E.M. Forster: Where the Angels Fear to Tread (Monteriano)   Jeu 1 Mai 2014 - 7:05

 Merci ! sunny 
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MessageSujet: Re: E.M. Forster: Where the Angels Fear to Tread (Monteriano)   Jeu 1 Mai 2014 - 10:42

Je vais profiter du long week-end pour écouter ce feuilleton, il me rafraîchira la mémoire sur ce roman (lu il y a fort longtemps, bien avant mon arrivée à Lambton). En relisant le topic, je vois que je n'avais jamais donné d'avis sur ce roman, tout simplement car mes souvenirs étaient trop flous (je me souviens juste que je l'avais trouvé assez "violent" par rapport à "Chambre avec Vue"  Wink ).
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MessageSujet: Re: E.M. Forster: Where the Angels Fear to Tread (Monteriano)   Jeu 1 Mai 2014 - 10:50

Heureusement qu'on peut les écouter pendant plusieurs jours parce que pour celles qui n'ont pas de vacances ou ne seront plus en vacances... Quant aux ponts, ben, chez nous, y en a pas un seul cette année ! Neutral 
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MessageSujet: Re: E.M. Forster: Where the Angels Fear to Tread (Monteriano)   Jeu 1 Mai 2014 - 14:21

Merci pour cette information Serendipity. Je garde de très bons souvenirs de ma lecture de Where Angels fear to tread. Cela ne fera pas de mal un peu de ciel d'Italie en ce week-end brumeux, même si ce n'est qu'à la radio Razz 
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MessageSujet: Re: E.M. Forster: Where the Angels Fear to Tread (Monteriano)   Mer 7 Mai 2014 - 14:34

J'essaie d'écouter régulièrement ce feuilleton qui est très bien fait. Le 4eme épisode me rappelle "Une Vie" de Maupassant  Crying or Very sad 
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Tatiana
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MessageSujet: Re: E.M. Forster: Where the Angels Fear to Tread (Monteriano)   Mer 19 Juil 2017 - 19:14


J’ai lu le roman en vo, et ai retrouvé avec plaisir la plume de Forster. J’étais persuadée d’avoir vu le film, mais c’était une erreur car l’histoire m’était inconnue.

Forster dépeint de beaux personnages, pris dans un choc de cultures. Dans la bouche de Mrs Herriton les Italiens ne sont rien mieux que des barbares Laughing . Philip, personnage central, se construit au fur et à mesure du récit et perd son insipidité.
Spoiler:
 

Un point me pose question.
Spoiler:
 

Je suis évidemment à présent très curieuse de découvrir l’adaptation avec cette belle pléiade d’acteurs, et le rendu des personnages, en particulier Philip et Caroline. J’espère que cette dernière incarnée par Helena Bonham Carter me sera plus sympathique que dans le livre, car j’ai peiné à la cerner.

_________________
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MessageSujet: Re: E.M. Forster: Where the Angels Fear to Tread (Monteriano)   Jeu 20 Juil 2017 - 18:08

Merci pour ton avis Tatiana cheers Comme toi, en plus du livre, l'adaptation m'intéresse beaucoup sunny
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MessageSujet: Re: E.M. Forster: Where the Angels Fear to Tread (Monteriano)   

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